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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 23:23

lire en poche 1 OCT 2011 004

Ce qui est. Ce qui reste.

18 888 jours aujourd'hui.

Suite de chiffres dans le nombre.

Une numération de hasard.

Amusante. Etonnante.

"Ben oui, c'est comme ça. Une place habitable, voilà, c'est tout."

Et on ajoute une clope, un livre, un baiser, une emmerde, un manque, un foulard, une gerçure, une fatigue, une idée, un poème, un regard, un souvenir, un café, une musique, une fraîcheur, un tram, un ..., une ... Ce que pèse les jours dans les mains. 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 13:21

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   Samedi 1 octobre.

   Bibliothèque de Bacalan.

   L'univers littéraire de l'Amérique Centrale est à   l'honneur : Ruben Dario, Joaquim Pasos (Nicaragua), Carlos Francisco Monge (Costa Rica), Miguel Angel Asturias (Guatemala), Carlos Fuentes,  Octavio Paz (Mexique), Roberto Sosa (Honduras), Jacinta Escudos (Salvador).

 

 

La lecture est une nécessité des mots.

C'est là, quand ils sont entendus et qu'ils résonnent, c'est là qu'ils prennent véritablement leur envol.

Pas besoin de les étayer par un discours, leurs voix suffisent, la musique de leurs voix. Chacun entend la sienne, chacun y déplie à sa guise son imaginaire.

Voilà, on vient à la rencontre des mots, dans une bibliothèque, on s'assoit, on écoute.

On a une place pour habiter le monde.

Michel Dessales, le bibliothécaire de Bacalan, privilégie tous les ans la poésie mise en voix et en musique. Il sait bien que lire est affaire de désir et non pas de "niveau culturel",  et qu'il faut des passeurs de mots pour ne pas en avoir peur.

Gérard Hello et Zhirayr Markaryan ont accompagné magnifiquement de leurs notes emmêlées ce voyage lointain en Amérique Centrale.

La vidéo est une répétition d'une de leurs mélodies composées spécialement pour ce moment. Chacun se souviendra.

                                                                      Photos | Eliane Angeli

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"Tranchez net mes racines avec les fers les plus profonds,

avec les haches les plus dures, tranchez mes branches

avec l'acier de votre chant,

que mes racines cessent ici de s'accroître,

mes racines que guide leur subconscience végétale,

parce que mon corps a été humus :

sa peau brûlée muée en écorce,

sa salive ensève, ses narines en suc,

et otu l'engrenage des dents en rire d'épis de maïs !"

                                                                                      Miguel Angel Asturias

 

Un remerciement tout particulier à Eliane Angéli pour ses photos qu'elle a bien voulu me confier.

3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 22:05

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Samedi dernier au Salon de Lire en poche.

Rencontre du poète Salah Al Hamdani et de la réalisatrice du film "Bagdad-Paris, itinéraire d'un poète".

salah emmanu-le et moi lire en poche 9

Il est question d'exil, de silence et de perceptions de l'image comme lecture du monde et d'une pensée à l'oeuvre.

 

 

 

 

Et pour saluer la naissance de Mark, ce même samedi, je citerai Jeanne Benameur dans "Notre nom est une île" qui écrit ceci :

"Nous qui sommes soumis dès la naissance à une sexuation, une langue, un climat, une façon de nous vêtir ou de nous alimenter et tant d'autres choses qui font nos vies, s'il est un lieu où nous pouvons choisir, c'est l'espace ouvert de l'alphabet. C'est un peu en regard de toutes nos déterminations mais c'est. Notre liberté. Celle du choix, dans la langue commune, de notre voix singulière. Si petite cette liberté-là que nous n'avons pas trop de toute une vie pour l'agrandir à chaque pas."

 

Fasse que ce petit être arpente notre terre avec ses jambes

et des mots pour courir !

27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 19:17

Parfois on s'arrête sur des images.

D'une telle beauté ! D'une telle force !

Elles viennent nous chercher, les images.

Et lentement, elles s'imposent, dans cette langue que l'on comprend avant de réfléchir. 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 04:20

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Je regarde mes mains.

De temps en temps je ne lis plus, je regarde mes mains. Le creux de la paume, la pulpe des doigt. Ce qui tient, sent, caresse, contient. 

Elles pensent qu'il fait chaud ici. Pensent qu'il pleut ailleurs, comme il a toujours plus beaucoup il paraît, avec une chaleur insupportable qui collait les vêtements à la peau. Pensent qu'elles pensent à...

Tous les mots égrenés, passionnément,  tumulte et folie, terreur et folie, peur, habitude de la marche en avant et du temps, du rachat, de la dette, de la transmission, et de la marche en crabe, exprès.

 A quoi, à qui, manque-t-on de savoir ou d'ignorer ?

"L'indochine", un nom si lointain qui n'existe même plus. Une carte. Faudrait une carte et refaire le trajet de la France Libre à l'Agérie indépendante, en passant par l'Indochine.

Et ça me bouleverse totalement, à mieux cet envoûtement de l'Algérie sur moi, et cette parole insurrectionnelle au Salon du Livre d'Alger, très étrange, très improbable, un malaise troublant, troublant que cette eau dans laquelle je me voyais parmi tant de visages sans yeux.

Il faut lire "L'art français de la guerre". D'Alexis Jenni, chez Gallimard.

J'en reparlerai.

 

 

23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 18:05

Ce sera un regard, passant. Se croire un personnage d'un roman parmi la foule. Ben non ! Il n'y a pas grand monde. Se demander quand même ce qu'ils font tous ces gens qui se croisent, se décroisent, pensent, pensent à rien, têtes vidées d'un coup, pleines d'un plein qui ne s'en va pas, vides d'un vide qui imite le plein... On imagine la marche que c'est dedans. Et qui on est soi-même à l'intérieur de cet assemblage.

 

 



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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 01:43

Et puis merde ! J'en ai marre des vidéos.055

On en voit parfois trop, puis il y en a une qu'on retient, ou c'est elle qui nous retient.

On y est. Puis on se dit que ce n'est pas vrai. Ce n'est pas soi.

Devant, derrière, dedans la caméra...

Voilà, on dira comme ça : on est dehors la caméra. On ne se trompera pas comme ça.

On assiste à...

Et c'est tout !

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:07

Maison d'à côté en travaux.

Sablier sans sable sous l'oeil de biche. Il n'a qu'à se tenir bien ! Le temps coule, on dirait une bête...
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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 21:26

˙ǝʇuɐsɹǝʌuǝɹ ʇuǝɯǝʇɐıpǝɯɯı ˙ǝʇuɐsɹǝʌuǝɹ ¿ ǝɹıp xnǝʌ ǝɾ ǝnb ǝɔ sıoʌ nʇ ˙ǝʇuɐsɹǝʌuǝɹ ǝsɐɹɥd ǝun ˙˙˙ʇsǝ,ɔ ˙˙˙ʇsǝ,ɔ uǝq 'ǝsɐɹɥd ǝıןoɾ ǝun -

˙ǝun ɹıoʌɐ uǝ,p uıɐʇɹǝɔ sɐd sıns ǝu ǝɾ ¿ ıonb ʇsǝ,ɔ 'uıǝɥ 'sǝsɐɹɥd ǝıןoɾ ǝun       ıonb ʇsǝ,ɔ sıɐɯ 'uǝıq xnǝʌ ǝɾ 'ıoɯ -

¿ sɐd sɐ,u uǝ,ʇ ¿ uoq ɥɐ ˙˙˙ ¡ǝʇǝʇ ɐן ɹɐd ǝssɐd ǝʇ ınb ǝsɐɹɥd ǝıןoɾ ǝun ıoɯ-sıD -

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 00:46

Droit devant soi. La route. "La route", un livre magnifique de Cormac McCarthy, prix Pulitzer 2007, où l’humanité s’essouffle et où la conservation de soi devient une absurdité supplémentaire. Chemin vers le Sud d'un homme et de son fils. Le monde  est coupé en deux, la peur y est incessante.   Les hommes sont des fantômes. A la question de son fils : “Qu’est-ce que tu as jamais fait de plus courageux ?”, le père répond : “Me lever ce matin.” L'épure du style de McCarthy, ce sont ces dialogues fabuleux, au plus juste de l'essentiel humain désespéré et seul, aimant désespérément son semblable aimant et seul.  Une oeuvre romanesque de littérature majestueuse qui joint philosophie et poésie. La réalité de l’existence humaine est brutale, obcène de brutalité. On marche. On ne fait que ça : marcher.

 

Cette vidéo alors, pourquoi ? Rien à voir avec le livre...  Mais tout a toujours à voir avec un livre. Parce qu'on est témoins des hommes. Témoins du monde. Et qu'on ne peut plus refermer les yeux, quand on les a ouverts, une seule fois. On regarde ce qui vient, ce qui nous surprend, nous subjugue, nous enthousiasme, nous chavire, nous terrifie. Ce qui nous émouvra toujours. Comblement et perte. Un manque jamais comblé d'être vivant. Tellement trop, tellement peu. Un jeu que de vivre ! Roulette temporale qui bat de ce vouloir vivre, et on se débrouille avec ça. On s'attarde ici. Des moments donnés, pris, pleins. Des bouts de rien dépliés et rendus à cette vérité ontologique, cette justice rendue à la vie, quelquefois. "J'ai fait cela, j'ai vécu cela, j'ai aimé cela, j'ai eu soin de..."

Alors, c'est peut-être pour ça cette vidéo. Pour tout ça. Ce serait, chaque fois, pour moi, quitte à en trembler et s'écorcher le coeur, le ventre, les yeux, et le corps tout entier...comme entrer dans l'instant  et enlever ses chaussures pour ne pas lui faire peur. 

 

 

 

 

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