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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 01:10

 

bg IMG 3189(1)Mots en ressaut.

Mémoire radoteuse.

Ricochets sur les murs, les vitrines, les vêtements pendus dans les vitrines.

Ou sur les fils à linge des balcons quand on passe en voiture dans la cité et qu'on lève la tête.

On sait l'ombre de grands bras dans les manche d'un pull qui vole.

On sent un tremblement sous la peau.

Alors, on fait bien attention à s'occuper les mains, tenir plus fort le volant, détourner le regard.

Fermer les yeux un instant. Juste quelques secondes, on se dit.

Le temps de doubler les immeubles. De passer.

Avec de la concentration, on pourra oublier le pull

et l'ombre.

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:39
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 10:59

Peintures | Jean-Claude Chevrierdessin jeanclaude chevrier 002

 

 

 

 

 

Des signes

Une mélancolie passante.

 

dessin-jeanclaude-chevrier-004.JPG

Il dit qu'il a d'abord essayé de faire de grands gestes depuis sa fenêtre,

(il aura agité les bras, peut-être un mouchoir,  puis un drap...) et il s'est dit que je ne pourrais pas les apercevoir. C'était trop loin, le défi était intenable.

Alors il a recopié sur un bout de papier des extraits d'une stèle bilingue punique-libyque trouvée à Dougga.

Quand on ne peut pas lire précisément le message, peut-être en saisit-on mieux la couleur et ce qui, dessous, ce sera déposé.

Il a ensuite pris sa palette au lavis. 

Et il a peint.

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 15:49

16 août 2011. Saturation de l'air, ciel géant bleu, soleil battant.

Le miroir d'eau monte ses fumerolles.

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 16:12

 

100 3510-copie-1Les objets ont une âme ? Ben oui ! Une vie ? Ben oui ! Une histoire quoi !

Qu'on leur donne.

Puis ils deviennent des sortes d'organismes vivants. A nous accompagner, ils prennent corps. Peu importe l'objet et sa valeur marchande. Ils sont dans notre musée personnel vivant. Ils cheminent avec nous.

Le livre est un objet. Mais pas n'importe lequel, non, non. Quelle vie ! Et tous, tous ont une histoire dans l'histoire de leur corps d'encre et d'écriture, certains sont nos trésors, nos frères, des compagnons, des amours qui ont changé nos vies, alors on les sauverait de tous les naufrages. 

 Les objets, tous les autres, (n'importe quoi, n'importe lequel), s'animent, parce qu'on les aura un jour  investis et précipités dans la parole. Alors ils parlent. Nous parlent sans cesse et nous entretenons avec eux, à bas bruit, un échange au long cours.

Ainsi, "tout" ayant son contraire, le "rien", il  existe l'expérience des objets qui ne nous aiment plus.

Ils s'enfouissent dans un placard, dans un tiroir, dans un grenier.

Veulent plus nous voir, s'animent autrement.

Se dissimulent dans un coin, se cachent, se terrent.

Quand on s'en rend compte, aïe ! ça pince côté coeur de sa terre.

Je me souviens de ce petit bonhomme qui avait un problème avec sa rose. Il se peut alors que cela soit avec une lampe, ou avec une toile, une barrette, un flacon...tout pareil !

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 17:01

100 4466

Comment résoudre les problèmes existentiels ?

D'abord les observer,  pour savoir à quoi ils ressemblent, 

les connaître, pour les reconnaître,

les identifier le mieux possible, si c'est possible,

savoir comment ils agissent,

comment ils nous agissent.

Dans le temps. 

"Il était aujourd'hui une histoire..."

 

La source d'une créativité du vivant. La mort confondue, tac !

Exutoire et tension. Fil tendu. Attrapé, coincé entre les doigts, tenu malgré le scandale immémorial. De la vie passante et voulue, feu vif.

Faire avec la matière du corps, des toiles, de la glaise et des mots. N'importe comment...

Marcel Duchamp proposait de suspendre à son balcon un livre de géométrie, dont le vent tournerait les pages des équations que le temps se chargerait de résoudre.

 

Perec épuisait l'infra-ordinaire du paysage, traquait l'infiniment petit du paysage qui parle, façon, allez savoir ! d'être en prise connection sur une réalité sans cesse à l'échappée. 

Boltanski enfouissait dans la terre, rangeait dans des tiroirs, faisait des inventaires...de ce qui ne devait pas mourir, une part de mémoire  en ses trous, la trace de la trace... Cacher afin de mieux percevoir ou montrer à l'excès, pour un pied de nez dérisoire à la mort.

Là, dans l'arbre du jardin, l'avion en papier du petit garçon qui était aviateur. Il reste entre les feuilles. Sur la page pliée, on pourrait alors écrire l'énoncé d'un  problème  à vieillir  dans le vent, jusqu'à ...disparaître !

 

Ou bien alors, comme dans ce roman,

s'emparer du procédé de l'avion en papier, 

pour balancer dehors

toutes les questions inutiles.

Zouh ! 

Je vous laisse avec Jacques Bertin et son Corentin (allez jusqu'au bout de la chanson, ne pas se perdre en début de chemin !)

 

20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 00:01

" Je pardonne toujours les injures,

       je n'oublie jamais les dates"        (Mauriac)

photo

 

 

 

20 août 2010 

Place des Vosges 

Un banc sur ses pattes,

et rien d'autre

que ce lopin de terre.

dessin Corinne 004

 

 

 

 

19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 10:15

Aujourd'hui, je décide de...100 3813-1

Je continue "Train et tram", peaufine, touche, retouche...

Grain de sel 

re posé,

l'encre bue,

la langue en creux et en plein,

et en tremblé

dans ce matin à l'entame.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 16:13

4939319587_86b9f38921.jpg   porte 010

Envie de mer, bleue, avec de l'écume, bleue.

Mais si, ça existe, l'écume bleue...

Suffit de décréter le goéland,

et la fulgurance du vol en plein vent,

et la figuration libre...

La fulgurance libre  du goéland en plein vent,

ou

la figuration en plein vent du goéland libre, dans sa fulgurance  en plein vent, libre, du vol...

 

Donc, j'ai repeint la porte.

En bleu.  


Peinture Lyriance. Couleur : Bleu océan

Peinture murale et boiserie.

Chambres et séjours.

Non jaunissante

fini parfait

ne coule pas

sans odeur

lessivable

sec au toucher en 30 minutes

formule Alkyde émulsion 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 15:42

MOI 010Le réel c'est le présent. On part sur une énonciation précise, nette et sans plis.

Sans plis ? Non, car ce serait  ne pas prendre en compte les "faux plis".

Des mots sous les mots du pli, en quelque sorte.

 

L'imaginaire est actif, il travaille  le présent, il s'insinue dans le réel.

Donc le réel est une donne, et ...une mal donne.

Donné/mal donné par qui ? On verra plus tard. Les choses sont telles que : on prend ce qui est donné, ou bien encore, on prend ce qui est donné, parce cela l'a été un jour. Donc le présent, c'est aujourd'hui, plus "ce qui a été donné un jour".

"Ce qui a été donné un jour" est du présent qui ne l'est plus tout à fait tout en l'étant, puisque la donne n'a pas bougé quand mon imaginaire a pu, lui, se déployer au fil des présents traversés.

Le présent d'aujourd'hui est constitué de mon imaginaire d'aujourd'hui conjugué en décalé avec mon imaginaire de mon autre présent d'hier, édifiant une sorte de réel codifié.

Le code est donné, socialement. On fonctionne par signes codifiés, dans une langue codifiée, des échanges codifiés qui codifient à leur tour... la donne.

Donc, la donne, donnée par des codes sociaux d'appartenance au monde, est du réel, ici, d'un présent,  imprégné d'un imaginaire en mouvement.

Mais le présent est toujours en avance sur la ligne du temps, c'est le moment juste après, vous voyez, cette sorte de résonance d'une note qui nous balance dans la note suivante avec l'écho de la précédente. L'imaginaire a par conséquent de l'espace dans les interstices minuscules de l'entre-deux notes.

Le malaise indicible des hommes est celui du réel de l'imaginaire, celui qui voudrait faire entrer dans un même mouvement la cohérence avec la dissidence, le fini avec l'indéfini, la forme avec l'imodelé de la forme, qui en sera une quand même.

Quoi faire alors avec le réel de l'imaginaire ?

Je reviens à cela, une phrase qui me semble convenir très bien, de mon ami Robert Misrahi, dans "Construction d'un château" :

"On gardera cependant, tout au fond de soi, tout miroir éteint, comme le souvenir d'une exaltation."

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