Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 14:36

C'est comme ça parfois Funambule !

Jamais content de soi, aurais dû faire ci, ou ça, aller ici, et pas là,

ne pas dire "non", mais "oui", pour autant ne pas renoncer au "non", s'en vouloir et, s'en accommoder,

prendre un chemin et se dire qu'on s'est trompé de route et qu'on bifurquera plus loin, à la prochaine sortie, après les pompes à essence et les zones de repos, faire quinze kilomètres pour rien,

appuyer sur le champignon au lieu d'aller aux champignons ?

vouloir tailler la zone et tailler son crayon, se mettre à écrire deux trois notes,

penser alors à écouter de la musique, mais juste pas trop fort,   "zut ! c'est trop fort !",

ranger des affaires et se cogner la tête à la poutre, manquer tomber...

plonger enfin dans un livre et se rendre compte au bas de la page qu'on pensait à autre chose, à quoi ? reprendre à la première ligne et se rendre compte que non, décidément, on manque de concentration et que plonger ce serait seulement drôlement mieux dans la mer, dans une piscine, dans de l'eau quoi ! mais la mer c'est pas la porte à côté, hésiter alors à se faire couler un bain, mais c'est pareil,

"pas pareil, j'te dis !, parce que... parce que... parce que je veux allier la passion au style !"

 

 

 

 

 

16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 11:48

Une idée inovante qui va nous réserver ses ressources neuves et, à parier, des bienfaits qu'on ne savait pas exister...

Voyez donc vous-mêmes ce "book" !

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
commenter cet article
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 13:44

8 août 2011. Guitare acoustique et doudouk. Pour une lecture de Dominique Boudou d'un poème de Roberto Sosa tiré de "Un monde divisé pour tous".

La traduction de l’œuvre de Roberto Sosa, né en 1930, au Honduras, sera l'une des révélations de la création poétique d'Amérique Latine, trop méconnue.

Parti d'une vision exclusivement personnelle de l'univers, Sosa est parvenu à une vision collective qui caractérise son œuvre, chant lucide et d'une exceptionnelle délicatesse d'images, mais souvent situé à la frontière du désespoir.

 

14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 08:00

 

 

 

Comment c'est possible que ça tienne debout l'architecture de Barcelone, le tohu-bohu des formes, les désarticulations des piliers en ogive qui s'éparpillent en fleurs, et puis ces anges agrippés au mur ? Comment ça tient debout ? On ne sait, on ne comprend pas. On n'est pas assez costauds pour percer les mystères des pierres. Devant toi, des pierres éboulées.

Je reprends le livre. J'essaie de comprendre ce que tu as vu,  et le questionnement que ça faisait en toi, l' irréalité présente, cette réalité inconciliable avec les lois de l'équilibre. Ca tient. C'est fait pour.

Et ça craque  pourtant en dedans de toi.

L'émotion est trop forte.

Le vacillement que c'est !

Et ta vie vacille. Fragile, si fragile. Accrochée à des fils reliés au coeur, à tes artères, à ce désespoir de vivre et de mourir tous les jours, ton doigt comme E.T. luminescent, pour une maison intérieure que tu voudrais rejoindre, pas habiter, mais rejoindre pour oublier le tout et qui ne tient pas d'équerre.

Rien ne tient dans cette folle folie d'un sens introuvable, introuvé, obsédant. Qui tue. Ne meurs pas ! Il n'est pas temps pour toi.

Cours, vole, vis, va, deviens, l'histoire qu'on vous a racontée n'est juste pas la vôtre.

Il a des fleurs au bout des colonnes arborescentes  striées de la Sagrada Familia qui s'éclaboussent, et les chérubins  de Palu Dalmases se cramponnent vaille que vaille aux pampres enroulées.

barcelone 005

barcelone-034-copie-1.JPG        

barcelone-030.JPG

 

C'est le matin !

Que ta journée soit douce !

 

 

 

 

"Le matin",  bronze de Geog Kolbe.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:18

Paradoxe du mot. Rêve/cauchemar, dormir à poings fermés et à poings serrés, ce n'est pas la même chose. Se lever du bon pied ou du pied gauche. Rire ou pleurer. Le sommeil réparateur des larmes au réveil.

Abandon : fait de s'abandonner à toute réserve, toute retenue                       

                 ou d'être abandonné, délaissé.

 

Je prends ce mot "abandonnée",  sans exemption de sens,

et dispensée de rien, le pire avec le meilleur.

 

C'est une facilité dans le discours, une simplicité, une négligence heureuse. On parle  avec abandon, on rêve aussi avec abandon. Abandon séduisant, gracieux et doux.  C'est une confiance entière en l'autre à qui on se livre sans contrainte. Un don de soi-même.

C'est aussi le sens qui perd son sens pour un autre et le mot se décline différemment. Ce sera quitter, être quitté, être sans soin, être sans moeurs aussi.

 

Abandon a le sens actif et le sens passif.

Littré prévient : "Il faut donc toutes les fois qu'on se servira de cette construction, prendre garde à l'amphibologie et, s'il reste du doute sur le sens, changer la tournure."

Donc faire attention à l'amphibologie. A vrai dire je ne savais pas ce que c'était que  l'amphibologie. C'est donc l'ambiguité possible dans une phrase quand elle pourrait contenir plusieurs sens.

"Je me suis réveillée en pleurant des larmes, abandonnée".  Là, on dira que les deux sens y étaient.

Alors Terre à l'horizon, reprendre pied, être portée absolument par le dessous de ses yeux et ce qui là.

Et je me souviens de cette musique dont je m'étais servie au théâtre et qui portait. Porter : méfiance avec ce mot-là, non ?

Je suis portée par... Je suis... Je ...

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 19:22

Je découvre cette fille et je trouve ça pas mal du tout...

 

 

 

 

 

 


 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
commenter cet article
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 16:56

Citation dans mon carnet ce vendredi 12 août 2011 : "Il n'y a pas de solution, parce qu'il n'y a pas de problème."  Marcel Duchamp.

Que comprendre à cela ? Provocation au commerce de la provocation, dirait Claude Bellan...

En d'autres termes, entendre qu'il n'y a pas de problème répertorié, que chacun est unique, dans son univers avec ses ornières, ses histoires, les individus pour les vivre, etc...

"Il n'y a pas de solution" veut dire alors qu'il n'y a jamais de recette à la sauce de ceci ou de cela. Plus on avance, plus on sait bien. L'expérience des uns ne fait rien à l'expérience des autres, ne vaut pas, pour l'autre.

Marcel Duchamp a toujours été un mystère, et s'il agite sciemment la baguette du magicien, c'est parfois pour l'absurdité du geste. On en riait, trouvant le pitre très astucieux, quand il n'avait jamais été aussi sérieux en se moquant par l'envers de  la théorie à la mode de la fin de l'art. Lui, il la contourne, en parle à rebrousse-poil, avec une preuve à l'appui : le bidet. On s'en délecte. Pourtant, c'est tout l'inverse qu'il veut indiquer. "L'art grandit l'homme et vous le dévoyez !"

Il n'y a pas de solution, parce que nous sommes perdus, par nature.

Il n'y a pas de problème, parce que nous en sommes l'incarnation vivante.

A sa soeur, il proposa ce ready-made à distance : suspendre sur son balcon un livre de géométrie, et le vent tournerait les pages des problèmes que le temps se chargerait de résoudre. A vous de voir comment le temps résoud, au finish, les problèmes, tous les problèmes... Il finit par ne plus peindre, par seulement ne plus jouer qu'aux échecs.

Son tableau, dernier tableau à l'en croire, " Tu m' "  est cet espace où figure et discours s'emmêleraient, s'uniraient, s'entrelaceraient. Pour  la vie ! La vie !

tum.jpg

12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 11:19

 

 

Pulsations terribles du sang dans les branches des veines,

le coeur bat.

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 23:10

 

Allégorie de la vie.

"Quand recevrons-nous des renforts, mon âme ?"

Et dire que j'écoutais cela dans mes jeunes années. Ai-je grandi dans un précipité de mélancolie, de lucidité, de mots à bec de lune ?

Et quand s'ombraient les jours,

une lumière venait derrière la porte ?

 

 

 

 

10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 13:20

 

Albert Camus dit ce texte devant des réfugiés politiques ayant fui le franquisme. Nous sommes en 1958.

 

Plus tard il dira ceci :

"La justice d'aujourd'hui sert d'alibi aux assassins de toute justice."

En clair, cela signifie que la fin ne justifie pas les moyens, surtout quand les moyens se traduisent en vies humaines.

De bons sentiments direz-vous ?  Oui, bien sûr que les sentiments sont bons quand ils le sont, et alors ? 

Et ce sera la rupture avec Sartre l'idéologue, trop fou d'idéologie révolutionnaire, jusqu'à en être aveugle, qui lui rétorquera cette phrase terrible, méprisante, terriblement méprisante : "Je vous conseillerais bien de lire "L'être et le Néant", mais sa lecture vous en paraîtrait inutilement ardue."

 

 

Présentation

  • : Le blog de Brigitte Giraud
  • Le blog de Brigitte Giraud
  • : Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
  • Contact

Recherche