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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 21:14

Tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler,

les sept merveilles du monde,

les sept jours de la semaine,

les sept nains de Blanche-neige,

les sept couleurs de l'arc-en-ciel,

les sept...secondes du rêve. CrustSmallPox.jpg

 

Il paraît que chaque séquence de rêve dure sept secondes.

Alors dire : "Je me souviens de mon rêve", reviendrait à coller plusieurs séquences entre elles, des sortes de plans séquentiels assemblés que le cerveau combinerait...

 

Paradoxe des paradoxes, aujourd'hui tout se chiffre, même les hommes, quand  ils ne sont pas forcément pris en compte.

 

Le chiffre d'or, lui, ne dort pas. Il baigne dans l'eau des rêves.

"Quand tu rêves, tu rêves à quoi ?"

 

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 23:59

Taxi parisien, boulevards parisiens,

 une nuit en marche...

Je me souviens de ce trajet, de tout.

"Le vent nous portera"...

Ce 28 juin à ce 28 juillet, un ruban de bitume...

 

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 16:10

 

Il y a peu de temps, j'ai vu les petites citations inscrites en bas de chaque page de mon agenda. A l'encre bleue très pâle, une sorte d'eau de pluie très sympathique, presque invisible.

Depuis, je les lis et je relève quelques phrases, ici et là.

Celle-ci par exemple de mardi, hier, de André Maurois, que je trouve fort juste, (enfin j'espère aussi qu'elle est vraie) :

"Ce que les hommes vous pardonnent le moins, c'est le mal qu'ils ont dit de vous."

 

Puis celle d'aujourd'hui, de Voltaire, assez judicieuse :

"Les bavards sont les plus discrets des hommes, ils parlent pour ne rien dire."

 

Enfin, je reviens en arrière, à lundi, à celle de William Butler Yeats, sur laquelle on pourrait tirer des fils et ergoter, et penser, et s'interroger, et proposer des pistes de réflexion, réfléchir quoi ! :

bg-19.jpg

"Dans les rêves commence la responsabilité."

 

Je la trouve bien intéressante cette phrase. Tiens, me voilà bien pensive tout à coup !

Comme ce jour-là, à la Maison des Femmes à Bordeaux, où je faisais une lecture. A se demander parfois ce qu'on fait là !

Alors je rêvais, je rêvais, je rêvais... Ce n'est donc jamais de la passivité qui se colle ou se décolle de soi.

Le cerveau rêve pour se détendre et éliminer ses tensions. Simple comme truc, mécanique, hygiénique, mais qui ne va pas très loin dans la compréhension du phénomène extra-ordinaire. Parce que c'est quand même extra-ordinaire ce qu'on vit chaque nuit, dans ses limbes !

Et là, dans cette eau des rêves, un concentré de soi se dépose. Y'a plus qu'à touiller !!!!

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 10:29

Une boîte à musique, sans confettis dedans

sans danseuse qui tourne sous le couvercle.

Il n'y a pas de couvercle.     

 

J'ai un temps de retard.

Temps plein / temps mort

la pluie chassée d'un coup que sentait la terre

et qu'elle aimait ça sur toute sa figure à s'en prendre plein

de vent au poing levé

ciel debout tout cassé

les godasses

dans une flaque 

creusée

au talon de l'aiguille 

 

 
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 05:08

 

Un goufre, le miroir, et ce n'est guère original. Tant pis ! goufre quand même, de la sensation de mes yeux fixes qui me regardent. Me suis regardée l'autre jour, ailleurs. Etrange sensation encore ; savoir que ce n'est pas tout à fait soi qu'on cherche, mais une image de soi, plus vraie sous celle plantée là, dans ce rectangle miroitant, lumineux sous le tube au néon,  plus autre.  Une autre terre à soi dont on voudrait saisir quelque chose, ramasser ou cueillir quelque chose semé, croit-on. Mais on sait bien qu'on n'a pas de fil, pas de raccord, pas de wifi, alors on reste à scruter du vide au fond de soi-même. pas tout à fait du vide, on veut croire ça. La transparence même au travers d'un verre n'est jamais pure, il y a des marques, des traces. Voir les traces, c'est ça, et on se demande ce qu'elles disent ces traces-là, ce qu'elles racontent, si elles peuvent parler. Sans Wifi, c'est impossible, manque un fil, manque une rallonge pour rabouter sa tête au reste du décor et à tout le reste, édifier une vaste machinerie technologique savante, évidente, une évidence du fil, prise reliée a sa terre... Quelque chose qui tiendrait, même avec des noeuds qui serviraient de marches d'escalier, on pourrait grimper des étages... Mais on ne se dit rien de tout ça, parce qu'on ne pense rien, on pense pas qu'on risquerait de se fracasser la figure, non, on ne se dit rien, parce qu'on la voit bien sa figure dans le miroir à la brume et aux vagues : les voilà qui viennent, des effets vidéos qu'on n'attendait pas, ça chavire à l'intérieur du miroir divaguant, coulant des vapeurs de hamam... on ne s'est rendue compte de rien...On se touche le nez et le menton... Pour les traces de terre qui restent, ma terre d'où je suis, d'où je sors, avec un bout de fil de fer qui ne ressemble à rien, un truc dont j'aime orner mes cheveux, les perles qui y brillent... Fils de laine, fil de fer, pas de fil, passé où ? Passé par là, dans les cheveux en guirlandes, dans les arbres de Noël, ou bien juste une branche lumineuse, un fil de lumignons, un fil...Pas le lâcher, on se dit et c'est électrique, on sait bien ça. On lâche.

J'ai toujours pensé écrire une pièce de théâtre avec cette phrase qui jalonnerait le texte "Attention au fil !" parce qu'on peut toujours s'entortiller les pieds  dans un fil, les pieds ou le coeur,  le corps tout entier et quand on tombe, forcément, ça fait mal !

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 02:33

 

Ce rappel édité par l'unicef, je crois bien.

 

"Ce visage est aujourd'hui universel. Albert Einstein, élu homme du siimages-copie-3.jpgècle par le magazine américain Time, est reconnu comme l'un des plus grands scientifiques du vingtième siècle.

Cependant, son exil, sa vie de réfugié, l'autodafé de ses livres et son inculpation pour haute trahison par le régime nazi sont des passages ignorés de son existence.

 Elevé à Munich, Albert Einstein est particulièrement intéressé par la musique et par les mathématiques. Son ambition est alors d'étudier le génie mécanique à Zurich. Cependant, il échoue à l'examen d'admission, ce qui amène aujourd'hui plusieurs biographes à suggérer qu'il souffrait de dyslexie, un trouble de l'apprentissage. Déterminé, il déménage en Suisse et s'inscrit dans une école à Aarau, dans l'espoir de tenter une deuxième fois sa chance à l'université technique. En fin de compte, il est admis mais, par la suite, il ne peut y enseigner. Il décide alors de travailler comme expert technique au Bureau des brevets de Berne. 

 En 1909, il démissionne de son poste au Bureau de brevets et part pour Prague, après y avoir obtenu un poste universitaire. En 1914, il retourne en Allemagne pour occuper un poste de recherche à l'Académie prussienne des sciences.

 

En 1919, la théorie d'Einstein sur la gravité équivalente à la masse est confirmée par des recherches sur les éclipses solaires. Il devient alors l'idole de la presse populaire britannique. La une du London Times du 7 novembre 1919 proclame « Revolution in Science – New Theory of the Universe – Newtonian ideas overthrown » (Importante découverte scientifique – Nouvelle théorie de l'univers – Les théories de Newton sont discréditées). Albert Einstein reçoit le Prix Nobel de physique en 1921. 

 Cependant, avec la montée du parti Nazi et de l'anti-sémitisme, il lui est de plus en plus difficile d'exercer ses fonctions. En 1932, il s'exile aux Etats-Unis et obtient un poste de professeur à Princeton. Il devient alors citoyen des Etats-Unis, mais garde sa citoyenneté suisse.

 

Albert Einstein et sa femme œuvrent sans répit pour les réfugiés juifs allemands, s'impliquant personnellement pour plusieurs d'entres eux. A cette époque, Einstein a des sentiments mitigés à propos de son exil. « Je suis privilégié de vivre à Princeton », écrit-il à la Reine de Belgique, avec laquelle il s'était lié d'amitié dès son plus jeune âge, « mais dans cette cité universitaire, nous n'entendons pas les voix chaotiques du peuple en lutte. J'ai honte de vivre dans ce luxe alors que les autres souffrent et luttent pour leur survie. »

En 1944, Einstein participe à l'effort de guerre en vendant aux enchères son article scientifique sur la relativité publié en 1905. Ce dernier est acheté à 6 millions de dollars et se trouve aujourd'hui à la librairie du Congrès américain. Sa dernière lettre a été envoyée au philosophe et pacifiste Bertrand Russell, il y indique son soutien au mouvement contre les armes nucléaires.

 Albert Einstein s'est éteint le 18 avril 1955."

 

Aperçu cette affiche aujourd'hui.

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 17:54

 "Il n'y a pas d'argument qui n'ait son contraire."  dit  Montaigne, et il a raison.

Cependant, on peut réfléchir à cela. On peut. C'est un bon sujet, je trouve. Qu'est-ce que cela veut dire, au juste... On affirme une chose, et on argumente. On peut aussi affirmer son contraire et l'argumenter également. On dira que c'est une affaire de point de vue, de sensibilité, de perception personnelle. 

Ce qui pose question, c'est le glissement initié d'un point de vue à un autre point de vue. Le paysage change tout à coup. Le paysage qui change parce qu'on choisit de le faire changer ?

Dire par exemple : "J'aime lire, parce qu'on m'a donné le goût de la lecture."peut s'entendre au même titre que : "J'aime lire, parce que j'ai appris tout seul et que ça été pour moi un moyen d'être reconnu."

Là, on est en plein affectif et personne ne peut contester une raison donnée par quelqu'un engagé dans sa réponse.

Mais n'y a-t-il pas des commodités d'arguments qui, mêlant l'envers et l'endroit, le blanc avec le noir, le oui avec le non, ne feraient jamais aucune différence entre rien, ne verraient donc jamais rien non plus. Tout serait finalement pareil et uniforme. Je me demandais si ce n'était pas là, une façon d'être plus lucide ou plus désespéré...  Comme dire en quelque sorte : Tout peut s'abstraire et moi aussi. Rien ne sert à rien, moi itou, rien n'est utile à rien, et moi non plus.  Les gens ordinaires disent : "rien n'engage à rien".

C'est ainsi qu'on se protège le mieux sans doute.  En cela qu'on se tient à l'abri avec des réponses interchangeables, des arguments si lisses qu'on glisse dessus sans n'en rien retenir vraiment, sans qu'ils aient quelque importance que ce soit.  Si tout et son contraire pouvait être énoncé presque dans le même temps,  ce ne serait peut-être pas l'expression d'une liberté, mais un agencement de commodités, histoire de tenir un cap, une route, un Nord, sans accroche, finalement,  sans encombrement, presque sans souvenirs, ou si vite zippés, zip ! 

Commode, juste commode, de pouvoir revenir sur tout, et s'en revenir de tout peut-être alors aussi, dans une vaste confusion du laid et du beau,  tout l'un, tout l'autre, et  sans s'égratigner soi-même ?

Ainsi qui nous sommes, ne se verrait jamais.

Rien, pas même une fleur à la boutonnière, ou comme un bijou à la main...

Pour tout avouer, je n'aime pas cette assertion que Montaigne aurait dû compléter par : "Pour sa sensible et libre nature".

 

 

 

 

24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 20:47

Il est des livres sans tenue, qui s'échappent tout seul et, sans doute, n'a-t-on pas besoin de les retenir en nous.hjk

 

Celui-ci est tout différent. Il convie des écrivains  qui me sont compagnons (Simone Weil et Pessoa par exemple), des souvenirs, du présent creusé, atterré, désastreux et bouleversé, puis ce qui, au fond de nous, sommeille, s'éteint parfois, pour revenir en veilleur, en éveilleur.

Eveilleur. Et c'est l'intensité de la vie qui gicle par saccades, et qui griffe cette vie que la vie-même sait si bien étouffer.

J'ai pensé à cette façon de tricoter le monde pour le faire parler, dans l'appui des regards et l'ampleur de quelques silences, dans ce qui reflue vers nous, des tristesses immenses, des désirs intenables, puissants et par lesquels il est bon de se laisser, de se laisser mordre, de parfaits "démineurs d'angoisse", c'est selon. Qui deviennent cela, ensuite. Hier, je disais la phisophie transportable, ici, elle est portative, c'est mieux portative, c'est moins lourd, c'est toujours dans un coin, avec soi, sa tête, son sac, sa poche.

Triste livre aussi, à tant remuer ce qui nous replie au coeur de nous-mêmes, les petites vilainies des uns, les pauvres mots des autres et ce qui touche, quand c'est touchant et qu'on est fait de chair, de peau qui réclame son dû.

Alors, il y a cette lenteur de l'esprit  à prendre la mesure de ce qui arrive, cette violence,  réactive à la lenteur qui vient, avec un souffle à l'arraché sur lequel ii faut bien se concentrer. S'attarder... Oui s'attarder.  Respirer comment ? Respirer quoi ?

On échange des prénoms, en embarque, on s'en va,  sous un porche en ogive et  l'arc d'une silhouette y demeure, tout à la fois perdue et tenace.

Marie Dider parle de ce film que je n'ai pas vu ,"La religieuse portugaise" d'Eugène Green ; alors je suis allée rechercher la musique de Camané qui porte   des êtres qui se parlent, se regardent et s'écoutent. C'est lent et irréel, autant que la vie peut l'être en juillet.

 

24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:59

Voilà qui me plait : la nécessité de la connaissance, pour chacun, celle des arts, de la littérature, de la poésie, de la musique, ... et de la philosophie.

C'est dès la petite école que la philosophie devrait avoir sa place. Un apprentissage du questionnement.   Il est absurde de considérer que les enfants ne savent rien, ne se doutent de rien, ne voient rien. Il est aussi absurde de les laisser seuls avec leurs perceptions et les interprétations de celles-ci, que l'imaginaire, lui, ne manquera pas de tricoter, au rique d'élaborer d'inutiles névroses. Avec eux, interroger le monde. 

Interroger le monde, et soi,

soi dans le monde, et le monde en nous.

Le monde en nous, c'est vite la pagaille. 

Nous, soi, dans le monde, c'est une marge dans laquelle on griffonne ses pattes de mouche, ses troubles, ses peines, ses fatigues. 

Et aujourd'hui c'est une longue fatigue qui me tient...

La philosophie oui, oui, bien sûr...

Mais pas que de la théorie, hein ?

Pour la vie, 

et rien que la vie,

 

La philosophie doit être transportable,

sinon ce serait juste des mots

et pas de parapet à tenir.

 

 

 

Merci à Robert Misrahi ! 

 

 

 

 

24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 07:29

Café ? Café au lait ?...

- Hein, qu'est-ce que tu dirais d'un croissant ?

Elle a l'air de réfléchir,  mais finalement dit qu'elle n'en sait rien, que ça lui est indifférent... Croissant ou pas croissant ? Elle s'en fiche, pense à rien ...à presque rien. Une pensée qui se réveille va dans tous les sens, ne trie pas, ne s'envole pas. Le corps s'étire longtemps, quand la pensée, elle, a besoin de temps pour se rendre flexible et s'ajuster au jour. C'est tout le vrac du monde rendu à soi qui entre d'abord dans ses loupiotes.

Croissant ou pas croissant ?

Elle n'en sait rien. Se familiarise avec elle-même sous la lampe. Le corps prend peu à peu le dessus : elle rajuste une mèche de cheveux puis le drap,   s'immobilise un peu, encore un peu. C'est seulement alors qu'elle prend vraiment conscience de ce temps tant là, et tendu. Pour elle.

Voilà ! La pensée s'organise : "Je suis en vacances, je peux rester là infiniment, je peux décider de ... et de... Je peux...si je veux...de...et de... "    C'est seulement là, juste là, qu'elle ouvre les yeux... Capable de goûter l'instant...

- Oui, un vrai café, ce serait bien... 

Elle choisit d'ignorer le soleil bas, les nuages bas, les griffes du chat sur le canapé, la clé 3G qui rame, le sable humide dans la serviette humide, le linge à laver, la voisine sympa et l'autre non, "le veilleur infidèle", un livre à commencer et celui à finir, le frigo à remplir, les scandales du pouvoir, les mystères de Marrakech, les mauvaises et les bonnes chaussures de la République, l'odeur des pins,  la carrière des gosses, les papiers, les mots largués de l'autre côté de la mer, en épingle à cheveux, glissants, verglacés, tordus,  commodes, et les murs à remonter, les textos, les raisons de l'âme et celles du coeur  battant, ouvert, battu, à tordre, à donner, à prendre, donné, pris, léger et lourd, allégé, alourdi, à bouche que veux-tu ?...

- ... Je veux de la musique... Ce serait bien. Un café...

...et de la musique !"

 

Ceci pour toi, Christine !

" La musique, disait Duras, est l'immédiateté de l'émotion."

Pour ça qu'elle fait toujours du bien, et qu'elle sauve de tout.

 

 
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