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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 01:15

 

054 

 


Là. Exactement là. 

Ce qu'il y a de bien avec cette chanson, c'est qu'on ne se perd pas.Il s'agit de place.

Une à toi. T'as oublié le lieu ? Ca na fait rien ! Ta place est hors lieu, juste là, là, où tu veux qu'elle soit. Où tu as décidé. 

Puis on est en terrain connu avec cette chanson, sur la langue, dans la tête, une mélodie en terrasse, écran total avec des images : la mer, le ciel, le vent, le sable... Et là ! Là ! C'est toi, bikini et lunettes en parasol sur oeil de biche, "Biche, oh ma biche !..." Gainsbourg, Anna Karina et Frank Alamo... On fredonne, on donne, c'est pareil !

Tu vois, le paysage est un puzzle. On associe, on relie, on sourit  forcément...   Ca déplie des oeillades, un paysage pareil avec mistral gagnant. Le corps prend et donne. Une place. Là.  La mer sans la mer, ce serait juste du vent. Une place sans sa place, c'est une ornière.

Sous le soleil, moi je t'imagine,

exactement, quand tu soulignes,

pas à côté, pas papillon n'importe où,

juste en-dessous, au crayon noir,

tes jolis yeux...

 

 

12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 20:04

 

27 juin 2011.

Robert Misrahi parle de la relation aux autres et du choix toujours possible de la modeler afin de la rendre meilleure.

En conscience et en liberté de qui nous sommes.

Puis il évoque l'amour et le couple, la fidélité, la rencontre, la vraie rencontre...

 

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On peut écouter les émissions de France Culture animées par Raphaël Enthoven, toujours très pertinentes et fort bien menées, sur les grands textes de Spinoza présentés par le philosophe Robert Misrahi, évidemment.

"Selon le coeur" est un commentaire de L'Ethique.

Je lis en quatrième de couverture ceci :

"Comment vivre, comment vivre sans y penser, comment ne pas se haïr , comment habiter l'existence sans être habité par le regret d'en partir..."


12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:27

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"Il résume à merveille l'homme électronique. Il s'agit de la version moderne de ces foldingues de Londres qui grimpent le dimanche matin sur des caisses, à Marble Arch, et débitent leur professions de foi ou leurs imprécations devant un publi aux angex. Une différence, tout de même : vous pouvez intervenir par écran interposé, mais c'est une communication de fantômes ; n'importe qui peut dire n'importe quoi à des individus masqués qu'il ne rencontrera jamais. (... ) Communiquer revient à s'épancher, se livrer, se confier, gonfler ses plumes et mentir à l'abri. La correspondance, la conversation, la lenteur, la promenade, le silence et la gratuité de nos actes ont quitté l'horizon. Voici le temps des solitudes électroniques."

Patrick Rambaud parle ici "du blog" dans Nouvelles Mythologies, ce livre où philosophes, romanciers, sociologues ou psys, sous la houlette de Jérôme Garcin, ont tous choisi une  icône économique, domestique ou culturelle, pour évoquer notre société.

En 57, Rolimages-copie-1.jpgand Barthes publiait Mythologies, dans lequel le steak-frites et la DS, par exemple, symbolisaient la société française et les consommations de ces années-là.

 

Toute chose  s'agence avec son histoire et son temps, Le blog, de la même façon. Faut-il être autiste ou  handicapé relationnel pour faire un blog ? Certes pas. Croire en tout cas qu'on a quelque chose à développer et à dire. Oui, c'est une parole qui n'a pas immédiatement sa réplique. Ouf, la paix ! On est derrière son ordi, à se faire plaisir : paix et réflexion . "Jouissance orgasmique" du billet dont on est content, et de ce que de nous, il nous semble déplier ! (Ah qui pourrait se gausser de vacuité, ignorant "son costume étriqué d'être humain"  ! )

Sachons quan d même qu'en Tunisie et en Egypte, le blog a été investi et surinvesti, en liens directs avec les dures luttes sociales, (et le sang a coulé) qui se jouaient.

Parle à vide, le blog ? Tout dépend de la qualité de la parole.

Pour  dire quoi, le blog ? Une forme emplie d'une place pour "sa" parole.  

 

Pour autant, il existe des blogs vides de substance. Et alors ? Suffit juste de ne pas se tenir dans ces paysages asséchés ....de paroles.

Je dis, moi : je suis quelqu'un, quelqu'un d'autre, un autre, parlant, sentant, et aimant...

 

"J'aime, je n'aime pas: cela n'a aucune importance pour personne; et cela apparemment n'a pas de sens.

Et pourtant, tout cela veut dire: mon corps n'est pas le même que le vôtre."

Roland Barthes par Roland Barthes (1975)

 

Allez !  Voilà Camelia Jordana, avec quelques accents de Camille, ce qui me plait bien...


11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 11:09

Marie emportera une thermos de thé,

nous filerons vers la "résidence".

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"Résidence d'écriture" pour une semaine encore.

Avant la Première.

Lever les yeux vers la scène.

Lever les oreilles aussi.

"Ce sont tes mots !", elle m'a dit.

Je vais récolter, puisque donc j'ai semé sur la page, mes petites fêlures,

et je sais, par avance, aujourd'hui, en découverte du travail des comédiens, que chaque phrase, pour moi, sera une aventure. Sorte de paysage éclairé des rampes livrées à l'autre, d'un parti pris du jeu théâtral (parti pris et tenu, parce qu'il est juste, non parce qu'il est pris).

Je pars en ballade, en balade,avec Marie, la metteuse en scène, géomètre magnifique, fascinante, qui travaille le jeu au millimètre près, et soigne les formes, les sons et les silences, tous les détails pour atteindre à une sorte de perfection qui n'est justement pas... un détail,

à la rencontre des mots, mes mots, modelés par la forme de quoi ils sont remplis,

et transportés ailleurs ,

haussés d'un ton,

plus sonores dans d'autres bouches

plus élevés que le réel.

 

Sur mon agenda, je lis la phrase du jour signée de François Mauriac :

"Je pardonne toujours les injures, je n'oublie jamais les dates". 

C'est idiot cette phrase écrite dans un agenda... Mais qu'à cela ne tienne, je fais un chemin à rebours du temps et...

11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 01:23

Mélancolie, mélancolie...

"Tu étais de l'autre côté de la mer

Tu n'as jamais vu la mer, peut-être,

de l'autre côté des campements et des feux."

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 06:08

 

 

27 juin 2011. Château de Challain-la-Potherie. Robert Misrahi parle de la création de sa vie, de ce que veut dire "être heureux" et de la nécessité, parfois, de la conversion, c'est-à-dire d'entamer un changement radical dans l'expression et la conscience de sa liberté.

 

 

 

10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 01:31

Ta'achchaqa (tomber, se laisser prendre par l'amour)

marie-paris-les-figures-de-l-amour-010.JPG

 

 

La beauté est subjective. "Le bel amour, écrit Stendhal, est sous la tente noirâtre de l'Arabe Bédouin, c'est là qu'il faut chercher le modèle et la patrie du véritable amour". Le bel amour est donc mouvements...du coeur et de l'âme, ainsi que du corps.

 

Calligraphie ciselée et offerte à l'imaginaire amoureux, parchemin ajouré où des souplesses dessinent des arabesques, courbes et gestes, tensions abandonnées à une beauté instinctive, émotionnelle et sensible.

Une sensualité que la main pose sur la page à la hauteur d' une  esthétique de chair et de sang, voilà tout le sujet du livre de l'anthropologue et philosophe Malek Chebel "Les cent noms de l'amour".

Ainsi, Malek Chebel relie dans son livre la langue textuelle et corporelle, pour une calligraphie expressive et mystérieuse où les vibrations de l'âme s'unissent à la beauté languide des signes.

J'en ai choisi quelques-uns,  quelques mots... pas tout à fait au hasard parmi la centaine de ce registre amoureux... Alors c'est difficile pour "la pupille de mes yeux - "Oh ! La pupille de mes yeux" - une expression littérale qui désigne l'amour L'oeil de l'amour, le coeur.

marie paris les figures de l'amour 014

marie paris les figures de l'amour 013 

Al-'ichq (le désir)                                                             Al-hiyâm (amour éperdu)

 

marie-paris-les-figures-de-l-amour-016.JPGAl-wahl (amour sublime, terrifiant, transfigurant)

 

A ces dessins de l'amour parlant,  ces "cent noms de l'amour"  de l'imaginaire désirant, je relie volontiers "Fragments d'un discours amoureux", dont les figures décrites par Barthes sont autant de mouvements, de mystères et de tourments.

 

La beauté, c'est quoi ? Elle gît dans les détails du coeur, aux épines de ces signes, visages d'encre...  une flamme grimpante qui entoure un bout de bois ou une branche et qui les consume dans un crépitement sonore de fibres et de feuilles sèches.

 

 

 

9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 05:19

MarkRothkoNo1419607893 oeuvre picturale | Mark Rothko

 

Va, tout va bien, va cloche-pied clownesque des pluies orange, il pleut

va, tout va, matière endémique des nus d'oiseaux, squelettiques et

bien, va, trémière des rosaces aux portes, des grilles griffues de gniac 

tout va à l'extrême limite des motus cousus

va bien aux rideaux de chaises dans la bouche

tout en place, grève  des cartes, une pâte dans l'encoignure d'un porche

va 

va bien

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 22:20

Marcher au milieu des rues.

Les gens.

Milieu.

Déchirure.

Suivre... Le temps

...d'un mot d'amour...

... même trop, même mal,

La ville s'éclabousse,

à s'en écarteler...

 

 

 
Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:39

27 juin 2011.

Robert Misrahi parle de la mort, la sienne envisagée, et de la jouissance du monde.

Ou comment évoquant l'une,

il discourt encore et toujours sur l'autre,

cette aptitude à convier sans cesse,

pour que la vie devienne une création.

 

 

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