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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 20:17

 

 

 

Mohamed El Amraoui lit son poème "ex...".

C'est après le spectacle "Accouchement de choses" mis en scène par Farnçois Mauget du théâtre des Tafurs.

Un show poétique, un cadeau, un frisson qui prend l'âme et la peau toute

entière.

Voilà.

Ecoutez.

Ecoutez.

12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 13:03

 

 

 

C'était à la FNAC de Bordeaux, rayon jeunesse.

Adeline Jondot, accompagnée par Thierry Oudin, raconte une fable pleine d'esprit et de drôlerie, qui fait réfléchir, creuse  la pensée et pose des questions.

Cette histoire questionne la notion de pouvoir et des conflits qu'il provoque.

Quel talent et quelle grâce, Adeline !

Moi, je me suis laissée prendre à son jeu, à ses jeux avec les mots et à sa prouesse de comédienne.

 

12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 03:31

 

11 mars 2011. En partenariat avec la médiathèque de Mérignac, le théâtre des Tafurs reçoit Mohamed El Amraoui,  devant un auditorium plein à craquer.   Bon signe pour la poésie ! Le public n'est pas tout à fait   "public" seulement. S'il est venu écouter et découvrir Mohamed El Amraoui,  il participe aussi de la rencontre/ lecture.
Les jeunes collégiens et lycéens sont dans le plaisir de la langue, et aidés de leurs profs (je les remercie de cet engagement dans l'univers des mots par des actions nobles auprès de leurs élèves) et surtout de la comédienne Caroline Ducau Martin ont mis en voix les textes plein d 'esprit qu'ils ont écrits.
La poésie, pas morte !
La poésie, pas peur !
Alors, moi, j'ai filmé Mohamed El Amraoui dans trois de ses textes.
Un vrai bonheur !
11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 00:52

PO2SIE-007.JPG

PO2SIE 004

"Seuls  aux fenêtres des fleuves,

les grands visages éclairés

rêvent

qu'il n'y a rien de périssable."

René Char

 

De la poésie encore,  

inscrite dans le mouvement de ce Printemps des poètes débutant.

Une phrase de René Char offerte par une mignonne de longue route, hier midi, quand je ne l'attendais pas. Complicité, simplicité. Pas périssables, ou bien c'est trop tard, ou bien, ça videraient les mots, tous les mots ! Pas périssables, les mots ? Je ne sais pas. Ils offrent aux êtres quelques aubes de clarté...

Seuls. Oui, bien sûr ! Seuls. On rêve d'un rêve pas périssable comme un bonbon, ou un café crème, une noisette sous la langue...et "Tiens, je boirais bien un p'tit verre de blanc !"

La solitude des hommes toujours. Et puis une lumière à la verticale sur un visage, une noblesse du jour.

Le Printemps des Poètes avec feuille de route. Demandez l'impossible.

Y'a qu'à demander ? Oui. Je prends tout. Presque tout pour y croire un peu. Des traces de doutes, de rires alarmés, jaunes en cordon, des inquiétudes, des césure au coin d'un mot, des bras sous un porche volé à la rue, des inventions à n'en plus finir. Pour croire. Pas périssables, les traces. Je serai visage éclairé.

"Un poète doit laisser des traces, non des preuves. Seules les traces font rêver."

Les traces,

seules, PO2SIE-011.JPG

seulement seules,

à la mesure de l'homme, 

tour à tour,

endeuillent et enchantent la mémoire.

C'est le Printemps.

Le Printemps des poètes.

Les mots du poème seront traces.   PO2SIE 004

En soi, traceront la route. 

Seront visages éclairés.

Seuls, mais éclairés.

Pas périssables.

Pourront plus.

10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 00:00

 

"Demandez l'impossible" commence aujourd'hui, ce 9 mars 2011. Gang poétique.
Le Théâtre des Tafurs est là, bien là !
Heureusement qu'il est là ! 

Au réseau Paul Bert à Bordeaux. Les comédiens Caroline Ducau Martin, Yasmin Bau et Daniel Crumb surprennent ceux qui sont venus manger ici. Ici comme cela peut ailleurs dans la rue, une bibliothèque, àPO2SIE 005 une station de tram... Très mobile, le spectacle se déplace et fait irruption dans l'espace public.
Le texte de Jean-Luc Coudray, "Les aventures de Monsieur Mouche", porté par la mise en scène de François Mauget et de Daniel Crumb, se prête merveilleusement à ce voyage dans la ville.

Comédiens : Caroline Ducau Martin, Yasmin Bau et Daniel Crumb
Musique de et avec Marian Cobzaru

8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:44

 

 

 

 

 

Pleurer sans pouvoir s'arrêter.

Ca arrive, cette chose-là.

L'irrépressible ruisseau qui sort des yeux,

les yeux plus gros que le ventre et toutes les mers du sud...

C'est le ventre qui pleure.

Je crois que les yeux sont seulement le passage nécessaire pour que le ventre accouche sa douleur. 

Les larmes qui ne s'arrêtent pas, celles contre lesquelles l'esprit n'agit pas, viennent de cette partie du corps, la plus profonde de soi.

La plus inconnue de soi-même et celle qu'on sait le mieux être soi.

Parfois,

il y a des larmes qui viennent là,

de là,

du ventre.

 

7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 22:18

Tafurs-poesie-010.JPG

Le Printemps des Poètes pour une Journée de la femme.

S'il l'une ne fait rien à l'affaire, l'autre est d'utilité publique et vitale.

Là où Ferré se trompe, (mais ce texte commence à dater aussi !), c'est que la poésie contemporaine ne rampe pas tant. Non,  elle n'est pas moribonde. Il me semble même que les temps que nous vivons, avec de foutu retour indéniable à la morale, tous azimuts, lui redonnent une existence qu'elle n'avait plus. Multiforme, elle utilise des expressions qui viennent et viendront toujours interpeler l'imaginaire et l'intelligence humaine portée à l'incandescence. Elle est un univers de signes et de mots qui interrogent la pensée, d'images qui la libèrent, de clameurs qui l'élèvent.

Aujourd'hui, elle me semble être le gage fondamental de la liberté de l'homme, de plus en plus muselé, de plus en plus contraint à se soumettre aux lois imposées du plus fort.

Chante Ferré, chante  ! Chante !

" Avec nos âmes en rade au milieu des rues,

nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande,

à regarder passer les révolutions...

N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la morale,  c'est que c'est toujours la morale des autres... "

Hein ! La morale des autres, la tant bonne et gentille, et sûre d'elle, et assassine morale des autres !!!

Quand l'homme manque d'espace, il le prend et le revendique.

Il écrit. Il écrit. La poésie s'est bien écrite dans les camps de concentration, dans les prisons politiques, elle s'est écoutée dans les stades où Mahmoud Darwich déclamait ses vers devant vingt mille personnes...

Alors, que la poésie aujourd'hui monte à tous les étages ! Exigente. Intelligente. Des mondes creusés au burin dans la langue. La langue comme tuffeau.

Entre les murs. Des écoles, des universités, des crèches, des asiles de vieux, des maisons de retraite, des entreprises (on a le droit rêver, non ?), des lieux de vie, des foyers, des institutions scolaires, des postes,  des commissariats, des prisons...

Et hors les murs. Dans la rue, sur les places, dans les jardins, sur des affiches, des cartes postales, des nappes de restaurant, dans les gares et les aéroports, les quais du métro et les bus, dans les bus et les trams...                               

D'une oreille à une autre oreille, en résonance dans les têtes, à bas-bruit, à voix haute, chantée et lue, récitée, clamée, mise en musique, la musique en sourdine ou en gueuloir, parce qu'elle se chuchote et se gueule, la poésie...                   

La poésie dans les livres, oui, oui. Sortie des livres.Oui, oui.

Elle ne délivre pas le monde. Elle le dit.

 Le Théâtre des Tafurs sera à l'oeuvre pour la porter avec "Demandez l'impossible". J'en reparlerai bientôt. Bientôt, c'est-à-dire vite, très vite, très très vite... Et pas plus tard que... Prenez le programme dans les bibliothèques, où que vous soyez. L'opération s'effectuera sans douleur dans toute la France pour ceux qui le veulent. Ici, François Mauget mettra en scène les textes de Max Rippon, Mohamed El Amraoui, Serge Delaive et Jean-Paul Michel.

Allez, c'est à toi, Léo !

 

 

 

7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 08:00

 

photos-dessin-015.JPG

Lumière arc sarclé

le corps surprend le sable

les mains mangent la pluie

 

Les  grand  bras  du Nil

une découpe de lin blanc

l'embrasse des rideaux

 

A l'oeil rubis penché

des anémones en parachute

la mer cogne les tempes

 

 

6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 12:09

 

 

5477273829_3e4e415fe6.jpgTu écris. 

Tu écrivais.

Funambule du ciel, un point qui bouge plus haut que l'horizon,... 

L'avion traîne sa ligne immatérielle, un mouvement appliqué que, depuis la chaise longue dans le jardin, l'oeil suit doucement, -aussi doucement que le doigt le ferait d'un mot à rallonge : le nom compliqué d'une ciudad mexicaine ou bien celui d'une ville américaine qu'on ne savait pas exister sur les côtes de Floride-, jusqu'à sa dispariton derrière le mur de la maison voisine, à croire un instant qu'il volait au ras des toits et que notre vision avait été abusée par le soleil, la position couchée du corps sur la chaise, et le regard un instant vacant qui, échappé du livre parce qu'on devait tourner la page, ne pouvait que rencontrer un coin de ciel immense.

Dans l'avion où tu seras bientôt, ce sera pour toi  la même histoire qui se dépliera, mais à l'envers. Les images seront les mêmes, juste prises dans le filet inversé du décor : quand tu apercevras la mer par le hublot de la carlingue, il te semblera pouvoir toucher la terre et son sable, tremper ta main dans l'eau pour ensuite l'apporter à tes lèvres et en goûter le sel.

Alors, tu sortiras le carnet de ton sac à paillettes... tu sauras encore cet impossible oubli à t'inventer des ailes.

Tu écriras.


 

 

5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:45

Poème de Pablo Neruda - Il meurt lentement

 

Il meurt lentement
Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
 

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