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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 18:25

Je suis là. Ici. Sur un versant de la fatigue.

Attendre que ça passe. S'ajuster au canapé, le dos au dos, les fesses à l'assise.

Faire semblant d'être dans le mouvement du monde. Au fond, s'en foutre.

Ne pas fermer les yeux, ou bien deux minutes seulement. S'accorder deux minutes.

Se reprendre.

Une pause. 

Croire à un regard.

Une pose. 

Alors une pose, puis deux...005

Un élan dans l'ornière.

Passer un grillage, écraser les feuilles molles sous un arbre,

de l'herbe, un coin de maison,

un bout de toit rafistolé,

les murs remontés.

Ca va tenir,

encore.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 14:38

 

Paroles revenues de Gainsbourg en allé...

Dans un cadre qui bouge.

Entortiller le réel

aux paupières d'un escalier,

ici et là,

 

 

 
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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 00:32

La nuit au chat des doléances rêches,

par-dessus la lampe,

collée à la rambarde, dans un tremblement d'eau,

la mémoire hissée des mirages et des ombres,

la fumée convertible,

toute à la verticale de la main,

cherche un visage

et des yeux

où luirait

l'envol d'un serin.

 

...Sa terre coupée en deux 

aux plaintes desséchées.

 

18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 18:17

 

 

 

"La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme une musique...",   disait Léo.

Dominique Boudou la met à l'écran, lit Valérie Rouzeau et Jean-Claude Pirotte.

  "Poésie de la et de la..." sera une série de promenades en poésie.

Un premier "Fragmentaire" est là.

Moi, j'ai filmé.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 18:21

SANY0028
Je retrouve cette pièce que j'ai écrite il y a quelque temps. J'ai envie tout d'un coup d'en laisser un fragment ici. Pour "Funamabule", ça va bien, je trouve. La vie qui passe, qui hésite et qui, manifestement, est là, toujours et encore à dessiner ses contours. Pour toi, pour nous, chapeautées, alors...  On se balade bras dessous bras dessus, dans le vent, et seul, l'instant importera.

 

Le fait même d'exister est une chose concrète. Rien de plus rationnel que ça. Qui ne triche pas, vous comprenez. Mais dans la tête, c'est une autre histoire qui se joue. Je suis devant vous et je suis ailleurs. Pfuit ! Comment expliquer ça ? Je suis au point mort et ça ne se voit pas.

Tenez, j'étais dans la rue hier au soir. Et je sentais une respiration. ... Quelque part. Je me suis retournée. La chose pouvait être derrière moi, mais je ne voyais rien. Je me suis tâte les épaules, puis les mains, la nuque également et... Bon, je n'étais pas folle, tout de même !

Eh bien, figurez-vous que ce que je prenais pour une manifestation étrange du vivant, c'était la pluie. Oui, il s'était mis à pleuvoir, imperceptiblement . J ai dû me rendre à l'évidence. En me tenant légèrement décalée par rapport au réverbère, le fait est qu'il pleuvait. Une petite bruine légère et transparente. Je me suis dit que la pluie ne pouvait constituer, à elle seule, une mise en perspective de l'existence, et je me suis demandée pourquoi tout le restant du chemin.

On croit qu'il ne pleut pas, et pourtant il pleut. La vie échappe et la vie colle. Elle poisse. Un truc se barre, ça se déglingue, mais allez savoir, on s'accroche. A l'illusion, à l'improbable, à la vie en somme. C'est logique finalement... Un rêve qui se prolonge, qui se casse et traîne quand même. A cause de la peur.

14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 22:12

"Rien n'est plus spontané que le stéréotype" écrit Roland Barthes.

Nous reproduisons le plus souvent, ce que nous avons entendu, ce que nous vu, lu. Il n'est pas si simple de s'engager dans une pratique différente, de s'arracher du réel. De ce que l'on sait. De ce que l'on croit savoir.

Cette phrase dit quoi ? Sinon que toute création est travail, remises en question, questionnements et "ex-tériorisation". Sortir de soi, de la certitude de son territoire. Se sentir perdu ? Sans doute.

Au théâtre, "montrer", c'est pas du jeu ! S'il n'y a pas l'éprouvé, le comédien balbutiera dans l'étroit de son registre scénique.

C'est l'artifice qui rejoint le réel. L'effet de réel du réel, en quelque sorte. Je me comprends... C'est toujours ainsi que ça commence, par la déroute, un désordre.011

On rechigne à l'éloignement de ses lignes. On n'entre pas dans le jeu. Sensation de se laisser soi-même tout seul, à se dépatouiller dans le brouillard. On aime y voir clair. Dans la demande et le rendu. Répondre à la demande. Les codes bien définis.

Il faudrait relire les leçons de Jouvet et ce qu'il dit sur ce vide, cet état préalable au dramatique, où l'on sent monter en soi le sens intérieur, interne, intime d'une phrase. Je me souviens de mes séances avec les enfants.

Etre désorienté d'abord, pour pouvoir être orienté par le travail du metteur en scène.

Je ressors mon classeur de Théâtre. Je revois Malvina dire sur scène ce texte de Louis Jouvet. Malvina, un vrai nom de comédienne, et elle voulait le devenir vraiment. Le théâtre, voyez-vous, ça embarque !

"...Croire à ces gestes provoqués par un sentiment même léger, une idée même apparente, une sensation, enfin une intrusion recherchée ou subie ; sinon, nous tourbillonnons à vide. Il nous faut être orientés constamment, sinon nous sommes désorientés. Mais c'est par cette désorientation que nous vivons dramatiquement. C'est cela qui nous met perpétuellement en quête de sensations ou d'odées, qui nous propulse et nous jette et nous agite dans le dramatique."

12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 18:17

 

 

11 février 2011. Galerie Kuryos à Bordeaux.
Mica expose ses oeuvres. Carola Minelli.
Et un univers se déplie sous mes yeux.
Des personnages alignés. Bord d'un gouffre. Foule et solitude. Ils sont là, tous ces êtres, tête baissé, souvent.
En bas, il se passe toujours quelque chose. "Something is happening down here."
Faut regarder au plus près.
S'approcher de la toile.
Un couple accolé à la roche, à l'ombre des autres, emmuré dans leur espace, s'aime.
C'est là, peut-être, dans l'en-dedans d'eux-mêmes et l'en-dehors du monde, que les hommes inaugurent l'essentiel de ce qu'ils sont. Peut-être...
Il y a comme une sorte de pudeur dans les toiles de Mica. Une humilité dans ces personnages sans regard, juste un contour qui parle...
Et puis des foules, pour une échappée de quelques-uns, dans des creux ocres au lavis, ou s'arrachant des autres, pour la jouissance d'un envol...

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 00:47

 

 

expo-carola-et-dvd-tafurs-029.JPG

expo carola et dvd tafurs 028

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle ne se joue pas que sur les planches, cette grâce-là.

Dans les coulisses, le spectacle se prolonge.

Autrement.

 

Différemment.

"L'Avenir dure longtemps"  projette encore des feux dans son âtre.

Attise les braises endormies,

pour un lever de rideau, sur un écran.

Par-dessous les paupières,

des images et des voix.

Alors le théâtre, le théâtre populaire,

trouve une autre expression,

dans le caractère humain qui l'initie,

des liens qui caracolent passés les projecteurs,

ce bonheur d'avoir été là,

d'avoir été,

dans un miroir de soi qui ne pourra plus se dissoudre dans l'ordinaire de son être.

On rejoint plus encore, et le sachant, la grande famille humaine,

grâce et dénuement du théâtre,

un éprouvé incontestable.

 

"L'Avenir dure longtemps", un spectacle à voix multiples, mis en scène par François Mauget du Théâtre des Tafurs, réunissant des gens de quatre quartiers de Bordeaux, a été filmé off et In.

Dominique -Emmanuel Blanchard et moi-même avons planché pour un double DVD, la trace de ce qui a eu lieu. L'engagement de chacun y est célébré.

"L'engagement", un être tout entier loge dans ce mot-là.

 

 

Voici, en 30 minutes, le résumé filmé d'une aventure théâtrale collective.
4 représentations d'1 h 1/2 chacune.
Chaque fois différente.
Il s’agit ici d’un spectacle à voix multiples mêlant auteurs, comédiens et musiciens.
Professionnels et amateurs se sont retrouvés autour d’un projet initié par le Théâtre des Tafurs et mis en œuvre avec la complicité de quelque vingt-cinq structures sociales et culturelles de Bordeaux.
Quatre quartiers de Bordeaux (Bacalan, Le Lac, le Grand Parc et la Bastide) ont d’abord accueilli des ateliers d’écriture animés par Stéphanie Benson, Béatrice Mauri, Jean-Luc Coudray et Joël Zanouy sur le thème de l’avenir. Une centaine d’habitants de ces quartiers  y ont participé. Ils ont écrit, parfois joué.

Brigitte Giraud a composé la dramaturgie avec François Mauget qui, de son pupitre de chef d’orchestre, a réglé la mise en scène.

Chercher l’impossible pour connaître l’avenir, telle était la question. Imaginer sa vie, sa ville, la planète à l’aune de ses rêves, de ses inquiétudes, de sa fantaisie, voilà l’enjeu de L’Avenir dure longtemps.

Le film court d'un film long (1h50) de Dominique-Emmanuel Blanchard

Certes l'image n'est pas fameuse, mais  votre lecteur vidéo "bloquera" moins...

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 01:07

Ecrire pour dire que l'envie manque. C'est une drôle de chose, non?

Dire que, occupée par ailleurs et dans une urgence, je ne parviendrai pas à être complètement là...

Dire que, la tête occupée par ailleurs et dans une inquiétude inquiète, un état encombré, des pensées en tension, je ne pourrai pas me rendre au texte que je veux écrire.

Alors j'improvise sur une figure intérieure : "le désir qui ne désire pas."  Une posture intellectuelle qui veut et la fatigue qui dit "non", et renverse  cette volonté incapable de s'exercer.

Un paradoxe éprouvant, qui devient un sujet, finalement.

Un bon sujet.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 15:36

partition deb théâtre avenir 012-copie-1

Quatre films pour un seul.

Dominique-Emmanuel Blanchard est un musicien de l'image. 

Quatre soirées se déplient, là, sous nos yeux,

...et le théâtre devient partition.

Quatre compositions musicales réunies pour être lues simultanément, pour un film unique et original : "L'Avenir dure longtemps."

Et ce sont des notes qui s'écrivent sur le papier,

des arabesque rouges et vertes pour des voix,partition deb théâtre avenir 003

une harmonie pour les gestes dans la voix.

Sur son papier à musique, Dominique-Emmanuel recrée les images,

les façonne,

du coin de son regard, oeil vidéaste.

Voilà, le film existe. Vendredi, il sera présenté au public qui l'attend.

Regardez, regardez la beauté de ses feuillets d'où il est vient !

Moi, ça me renverse ! C'est ainsi que s'élabore une création.

Il en reste toujours des traces, vous voyez bien !

partition-deb-theatre-avenir-001.JPG

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