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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 10:57

RIMBAUD-005.JPG

 

Le grand sac noir est sorti, il baille sur la mezzanine. Il attend. Pas une valise, un grand sac à main en somme.

Un pantalon, quelques hauts, des affaires de toilette, une jupe peut-être, oui. Un carnet sans spirales dans mon autre sac à main.

La parenthèse est entrevue. Quelques jours, pas longtemps, non, Paris au bout des voies, dans l'air bleu du matin, l'air bleu que je croirai mentholé et ce sera les hydrocarbures qui seront suspendus par le froid à hauteur de museau. Ce ne sera pas moins poétique. Parce que la poésie est affaire de regard brossé sur les ponts, les lignes et les bancs. Et dans quelques visages.

RIMBAUD-006.JPG

 

Rimbaud casse les murs. Le temps est un élastique, tac !  Trop court, trop long, qui revient à sa forme informe initiale, qui ressemble à une immobilité pâle.       Une musique zique dans les oreilles,   quoi ? c'est le train qui avance, qui arrive, un taxi, une présence, et c'est la tienne. Le moment X de l'apparition, petits cheveux, une mèche à la rebique, en roulé  boulé, un frou frou qui chicane le vent.

RIMBAUD-002.JPGChock, c'est chic ! Et ça déborde de partout.

 

 

 

 

 

 

24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 02:09

 

TABLEAUX VID2O ET CEUX DE MARIE 021

TABLEAUX VID2O ET CEUX DE MARIE 023

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L' homme qui pense. 

Ses yeux ne sont pas fermés. Il fait ce qu'il a à faire, et il ne sait plus ce qu'il a à faire.

Il regarde le plafond. Ce qu'il a à faire, en ce moment, c'est penser.

Ce n'est pas qu'il ne s'en lasse pas, c'est qu'il ne peut pas faire autrement.

Ou bien, plus exactement, il ne sait pas faire autrement.

Ce n'est pas donné à tout le monde.

Je ne dis pas que seule une élite est en capacité de penser.

Mais le plus souvent, on ne "pense" pas vraiment, on rumine plutôt.

Lui, il pense tout le temps. Et c'est fatigant. C'est un exercice fatigant.

mais là, ce n'est pas un exercice. C'est une fonction mentale surdéveloppée.

Une idée après l"autre, derrière quinze mille questionnements qui ouvrent d'autres tiroirs à questionnements.

Ca lui fait des armoires pleines à crqauer et il doit procéder par ordre. Il essaie d'en choisir un : l'urgence.

Mais ça ne sert à rien, parce que l'urgence d'un questionnement rebondit forcément sur un autre qui devient aussi urgent que le premier, puisque les urgences sont imbriquées les unes dans les autres.

Faudrait une méthode qui convienne et il n'en trouve pas, il s'interroge sur la méthode pour penser avec moins de fatigue, de façon plus rationnelle, plus efficace pour son confort.

Mais son confort est aussi de penser, puisque penser est "plus fort que lui".

Donc il abandonne les méthodes possibles de penser puisqu'elle lui ferait rater une façon d'exprimer ce qu'il est. Mais ce qu'il est ne lui convient pas.

Il réfléchit au moyen de  court-circuiter son système de fonctionnement mental. Donc il pense.

A une parade.

Il pense aux combinaisons multiples pour mieux penser les courts-circuits de sa pensée qui pense...

Enfin bref, mon tableau s'appelle, "l'homme qui pense" (à ne pas confondre avec "le penseur" de Rodin qui de toute évidence n'était pas une dimension pathologique ! hugh !)

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 21:53

 

Est-ce que tout a toujours un sens ? Certes pas, on le cherche, et il arrive qu'on ne le trouve pas.TABLEAUX-VID2O-ET-CEUX-DE-MARIE-010.JPG

'La vie est un rêve " écrit Kundera.


Une perception neuve se produit quand le sens se met à échapper. Les repères  ne tiennent pas en place.

C'est peut-être là que s'exerce notre droit à l'irréel de la vie,

une vie rêvée, imaginée ;

on voyage aussi avec des rêves, 

et ce n'est pas forcément un idéal du bonheur qui est dans le viseur,

TABLEAUX-VID2O-ET-CEUX-DE-MARIE-009.JPG

 

mais comme une insoumission,

 

ou une indiscipline aux lois de la vie à tenir.

 

"Un homme qui songe songe toujours contre le monde".

Qui donc a écrit ça, je ne sais plus, mais c'est si juste !

Je regarde parfois ma vie comme un film de déroulant...

22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 21:07

 

AAA

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Voilà que je metrouve au carrefour de trois images.

J'imagine des passerelles.

L'amie, la nuit et Paris aux confins de l'Algérie du coeur.

Tout ce qui porte à l'âme, où poser ses bagages.

Une nuit, place des Vosges, je me souviendrai d'Alger la blanche avec vue sur la mer.

Alors  Paris est un port, avec des attaches, dans une nuit au minaret du sommeil.

Des attaches et ce sont les nôtres au bois du banc, une rambarde, un parapet, une  sorte de pont où nous rejoindre fut possible, comme on l'a voulu, imaginé, inventé et vécu.

Une irréalité du monde ne se pouvait pas,  pensait-on, quand nos vies voulaient  la chair et un éclat de rire.

 

20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 22:15

 

 

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004-copie-2.JPG

Bon, les photos

ne sont pas top, d'accord,

mais en vous approchant bien, vous distinguerez,

un ange,

une baguette de fée

et une palette.

Sur la palette, une touche de rouge, de bleu, une pointe de rose, un brin de jaune tournesol.

Pour éclairer la toile de sa vie, il n'y a rien de mieux... que des perles à son poignet qui accompagnent.

Suffira que parfois j'y jette un oeil,

que je vérifie : " oui, il est bien là  !" je me dirai.

Je sais que ça me sera un souffle de respiration heureuse.

Et Qu'est-ce que c'est joli et doux au coeur !

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 01:18

 

385188924_80274e8da6.jpg

Fumer une clope dans la nuit 

et devant l'écran qui brille, c'est pas si mal, ça !

Se sentir dans ces petites lueurs blanches et rouges

décider de se faire un lait chaud

parce que c'est simple,

un bol de lait chaud dans l'anse de ses mains.

Et vogue le navire night !!!!

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 19:12

Le marécage, le saccage,

la déraison, la folie, la vilainie, la laideur,005-copie-2.JPG

le mal, la douleur,

la bêtise, le malaise, la marne, le ravage,

les dégâts, la détestation, la destruction,

le chambardement, l'abaissement,

le bouleversement,  la mise à sac,

la famille.

 

Mère/fille, on sait comme ça fonctionne si violemment, parfois.

Qui tuera l'autre ? La fille doit-elle tuer la mère, comme on tue le père, disait lacan ?

Ecrire à l'encre de son marais 

et dormir.

 

 

 

 
Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 19:19

La contradiction en soi, de soi.

La débusquer, les chercher et les savoir.

Savoir  que l'on brasse un ensemble de  questions qui en ouvrent sans arrêt d'autres.

En escalier. En avalanche. En miroir.

058.JPG

Savoir son désordre, (hein Zineb !) et ne pas s'en défaire, 

un ordonnancement qu'on ne pourrait tenir,

et qu'on n'aime pas non plus d'ailleurs,

à croire que ce serait plus simple ?

Vouloir refaire le monde, 

une impossible perfection

puisqu'on ne l'est pas soi-même,

qu'on n'aimerait pas l'être non plus d'ailleurs.

Vouloir la contraction de ses dysfonctions

parce qu'on les verrait mieux,

à la loupe,

pour une décontraction

qu'on n'aimerait pas non plus d'ailleurs.

 

Alors quoi ?

- Tu  contredis toujours la règle, on me disait.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 17:53

 "Nous irons dans le passé ou bien dans le futur, mais !"

 

L'enfant écrit ça. Tout le présent concentré dans ce mais point d'exclamation.    Une liberté farouche dans la langue.

- Dans la tête alors ?

- Sans doute, oui. 

 

Il m'appelle, Jean-Claude, mon frère de coeur : "Petit scorpion à plume  !"             La langue me fait mouche, sans ce S à plume.

100 3205

- Dans le coeur alors ?

- Oui, parce que forcément au coeur, ça touche ! 

 

18 569 jours ce soir  au couchant  dans le miroir qui tourne.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 09:24

 

 

Soirée offerte par toi, Zineb, toutes les deux, entre nous, entre filles, "entre tiens et miens" : une surprise anniversaire.

Elle passe me chercher et je ne sais pas où elle m'emmène. Il fait noir. Voiture. Elle conduit. Barrière du Médoc. Non, la rocade, plutôt. A vrai dire, je ne regarde pas spécialement la route, perdues dans nos pensées partagées...Bordeaux. Blanquefort. Sortie n° 6, je crois.  Tiens ! Salle du Vigean. Hou ! Un parking. Des gens. Qui attendent. C'est là !

Roberto Fonseca. Roberto Fonseca ! Je l'ai écouté un jour chez elle, je ne le connais pas,  j'avais adoré ce piano.

Ecoutez-le vous aussi. Celui de Zineb est à présent le mien, je vous l'offre à mon tour : "LLEGO CACHAITO"

Magnifique... ! Colossal ! Je le sens dans ma chair.

Et signe des signes entre tous, c'est le dernier morceau qu'il a joué. A pleurer. On était aux anges, Zineb et moi. Surtout elle. Surtout moi. Nous deux quoi !

Et là, sûr qu'il s'est passé quelque chose. Une sidération des yeux.

Quelque chose de singulier.

Quelque chose d'immense.

Je me suis dit, ce matin,  que tout le mystère de la création était parfois visible, et que je l'avais vu comme je vous vois, dans ce corps tendu sur des cordes tendues.    

Un corps arquebouté au ciel et les yeux fermés, la bouche tétant l'air parfois, dans une torsion d'épileptique des épaules et du cou, les doigts dans leur envolée autonome et cette beauté qui coule, qui coule de partout, vient de partout, envahit tout, prend tout, une émotion physique me porte, une fascination, un envoûtement, une tension à son extrême, comme si plus haut, plus loin ne se pouvait pas, et c'est une jouissance à faire mal qui monte toutes ses notes. Roberto Fonseca est dans un autre espace, il nous emporte de ses doigts à l'envolée toute en rupture et profondément mélodieuse.

... Une   mélancolie  colle à la peau, venue je ne sais pas dire, juste qu'elle m'envahit, et dure, et se métamorphose... Un vague à l'âme qui la comble.

 

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