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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 00:44

 


Voilà,  c'est beau à en pleurer...

Au trébuchet des cils, imaginer ce grand vent danser dans un foulard bleu nuit

et décoiffer des cheveux déjà fous.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 22:00

 

 Je sauve tes messages. Toujours. Parfois avec du retard.

 

Mais "sauvé", c'est sauvé, oui !

005-copie-1Les bâtons de la roue s'effritent et tombent en petites baguettes de rien de tout.

J'ouvre l'oeil et je fais fonctionner "les tambours de la pluie", le titre d'un livre d'Ismaël Kadaré, tiens ! Une histoire qui se passe en Albanie. Je revois des routes de campagne désolées et des friches, une ruine de la terre, un couple emporté par l'histoire de la terre et ses trous.

Mes tambours de la pluie sont les allers/retours des hommes,  éperdus d'un Nord perdu, oublieux du chemin. Tu en parles très bien, toi.

Des ces pas incessants pour troubler le silence. Les mots en déséquilibre du fil.

Et l'univers, d'un coup, qui ne peut plus se ressentir dans son immensité. L'infini a-t-il des limites, si on ne veut  plus y penser ?  s'il n'est plus dans aucun imaginaire. Même peut-être que lorsque l'imaginaire n'est plus, il devient alors inconcevable de rester là

 

.

J'ai toujours aimé les papillons !

Souleymane Diamanka a grandi dans la cité des Aubiers. Il a été l'élève de Dominique Boudou.  Son disque "L'hiver Peul" est une merveille poétique dont est extrait ce fragment.

 

27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 21:32

Parfois, on ne sait pas ce qu'on cherche dans ces inventaires, peut-être y retrouver un être  à tel ou tel moment de la vie, de ma vie, telle qu'il était à ce moment-là, en dénicher  une précision et reconnaître que, oui, il apparaissait ainsi sous la lumière de l'été, de la nuit, à la lampe.

Mais c'est difficile de se risquer à dire "il" ou "lui".

"il" a trop de de proximité encore, et "lui" est bien trop loin.

On ne veut pas.

Ou pas encore.

On y parviendra plus tard, dans quelques temps en se disant que quand même "ça fait bizarre", et on pensera à un récit tout entier, contenu dans deux ou trois textos qu'on aura gardés.

On n'aura pas conse101.JPGrvé les bons, évidemment, c'est toujours comme ça, toujours piégé par la technique qu'on ne possède jamais absolument.

Si on avait su, on aurait fait plus attention, mais est-ce qu'on pouvait savoir que les choses se rétréciraient si vite ?

Alors on s'accroche à plus rien. On a la sensation amère que la vie est une menteuse, un miroir déformant les angles, et que les photos auront sans cesse les contours flous de sa pensée sur une chaîne cryptée. On sait bien pourtant la netteté des images et comment on la voulait, adéquate à soi-même.

Et tous les vaisseaux brûlés !

Pour mieux être déjà  celle qu'on aura voulu être et qu'on n'est déjà plus.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 20:02

On dit des choses assez étonnantes parfois, sans s'en rendre compte, comme ça, au fil des mots qui embarquent.

025-copie-2

Des tas d'histoires tapies entre les mots, entre les légèretés des mots, des pauvretés des mots et pourtant... la confrontation de la gravité et de la naîveté constitue parfois une forme de poésie du langage.

J'ai retenu des sortes d'aphorismes entendues au hasard, envers et contre soi.

"Je crois à demain, mais tu comprends, je me suis fait pirater."

"Pourquoi sur la Terre, on devrait se faire un destin ?"

"Je voudrais voyager avec des malles pas possibles."

25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 01:51

 

 

Celle-ci par exemple,

parce que je ne sais pas encore bien me débrouiller avec le sommeil,

mais il paraît que ça viendra,

"L'avenir dure longtemps"

et j'y travaille, savez-vous !

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 01:51

Un peu d'hystérFFie, ou je ne sais quoi... Plutôt une nervosité, un chat sur les nerfs, sa névrose de conversion comme chapeau sur la tête ou épingle à tes cheveux, un rire qui se tend vers moi, des notes chantonnées au Poquelin Théâtre "dis-moi que tu es belle, la, la, la...", et je ne connais pas cette chanson, ou je l'ai oubliée !

Bon, on rit, on s'amuse, les doigts devant les yeux et une complicité de collégiennes qui se moquent de l'air du temps et de l'avenir, et des légèretés à avoir, ou à ne pas avoir, parce que le compliqué, ça a du bon, celui qui se fait croire à du vivant qui tremble, sans trop effriter  ses murailles, on se dit ... Un peu mais pas trop, parce que le salpêtre, ça étouffe, ça empêche de respirer...

"La bonne hystérie" que t'adores, mais alors, "y'en a que je ne sup-por-te pas", tu dis, et on se marre comme deux baleines en se fumant une clope que tu m'allumes à ton briquet en plein vent.

Ca pourrait bien être toi, celle avec qui partager une cigarette !

Ah, le théâtre ! Les mailles au travers de la trame, et mes points de côté quand je cours au jardin d'un vieil Eden de banlieue sur Garonne.

On joue, on joue, on joue à se jouer de soi-même, tiens !

Même qu'un mec se tire la peau vers le haut des tempes, parce que vieillir lui fait horreur,

même que le014-copie-1s mots sont des accroches et les accroches sont aussi des échardes,

même que les ongles noircissent quelquefois à taper trop fort dessus,

mais ils ne tombent pas tout de suite...

Non, ils repoussent seulement autrement,

font une  sorte de vague encornée sur la peau,

une trace de blessure, un relief de la vie,

un reste, quoi !

Published by brigitte giraud - dans Entre tiens et miens
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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 19:59

 

Quelques images prises avant-hier. Et il m'a semblé que celles-ci pouvaient trouver leur place sur nos voix enregistrées cet été.

"Un beau soir, ou était-ce une nuit..." chante Barbara.

Là, il s'agit d'une certaine Margot qui occupe les pages d'un livre, il y a quelques années, et c'était pourtant hier.

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 23:16

039.JPG

 

017.JPG "Le corps

peut-il

être

un

concept ?"

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Un concept est une idée, définie selon sa compréhension et son extension.

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Qui va son chemin sur la scène de la vie, où je me tient là, à virevolter comme il me plaît et sans faux pas. Les faux accords, c'est dans le train de Cendrars. Foi du Tafurienne à l'affût du move, je lis sur de grandes feuilles blanches des mots du quotidien, au-delà de cette  abstraction que je deviendrais. Un grand calme est en moi, oui.

Et je vais vous dire : j'adore ça, être une sorte d'idée toute traversée d'images et de mots, sous mes paupières de jupe, qui se ferment parfois par la force des roses.

Là, c'est au CAPC, un lieu superbe et très chic. "Youth on the move", ça s'appellait. Sous l'égide des Tafurs avec le comédien remarquable (et qui porte bien son nom), Jasmin Bau.

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 00:48

 

Pour l'or que t'es,

une "the nana"...

Cette vieille chanson d'il y a longtemps que j'écoutais,

croyant être celle-ci, "the nana",

celle de tous les possibles et qui les voulait...

De mes mains, toucher aux étoiles, oui,

si c'était pas vrai, je voulais que ce soit presque sûr, mon cinoch dans la tête qui me tenait debout...

...et je ne savais pas comment !

J'ai jamais su comment, le sais pas encore.

Faire comment  ? Avec les échangeurs des trams et des trains ? Et des lignes en partance qu'existent même plus ?

Une soupe qui refroidit, et t'as quand même chaud au fond des mains...

Toi, un ange qu'aurait pas d'aîles,

tu raccourcis le temps qui file,

tu cours à la mer,  

vers plus grand que toi,  

trouver ta place de grain pénard au milieu de l'immense qui surprend toujours,

qui te contient dans une évidence de la vie qui boit tes jambes,

tes bras pour faire l'avion

tes cheveux fondus aux algues.


...Et  courir après ton chien qui court plus vite que toi.

T'attendra tout à l'heure.

Quand tu ne redouteras vraiment plus rien.

Ta mélancolie à la traîne...

Un cri qui se sera perdu.

 

 

Published by brigitte giraud - dans Entre tiens et miens
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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 20:40

C'est l'histoire de deux femmes.

Toutes les deux se mettent à avoir des crises de tremblements.

Ces tremblements sont inexpliqués. Les médecins ne peuvent pas agir médicalement sur ces réactions intempestives qui prennent leur corps de la même façon, avec une même fréquence et d'une même intensité de la crise.

Seulement l'une est épileptique, des traces en sont visibles sur un scanner.

L'autre ne présente pas les symptômes permanents de l'épilepsie.

De l'une, on dira qu'elle souffre d'un trouble neurologique,

de l'autre, qu'elle souffre d'un trouble psychiatrique.

Le même effet pour deux troubles différents, comme s'il n'y avait pas de porosité possible et que les neurosciences ne parlaient pas. Mais de cela, après tout, je ne sais pas grand chose, je ne suis spécialiste de rien.

Je ne peux que prétendre à un constat : celui du chagrin en comtremble.jpgmun.

Parce que, voyez-vous, ce qui me questionne, c'est cette sorte de résignation au trouble, parce que l'effet provoque un étrange grand calme. 

Et c'est bien ce qu'on veut tous : le grand calme après la tourmente.

La femme qui tremble, le superbe livre de Siri Hustvedt traite de cela.

De la neurobiologie à la psychiatrie ? 

Préférant en tout cas les chemins de la littérature, elle aborde à ce qui la touche depuis longtemps. On ne sait pas ce qui la tient, elle, à l'écoute d'elle-même et de ce qu'elle nomme ces "gouffres" invisibles. On sait, en revanche, que le trouble dont elle parle est tapi dans la vie ordinaire et qu'il  permet  d'affronter l'existence, 

les propres mystères "de son vivant" pourrais-je dire.

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