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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 11:52

 

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Une rumeur court,

vous avez entendu,vous aussi : tout irait bien !

Il n'y a pas de conflits.

Les gens sont heureux dans leur bêtise crasse.

Ils n'ont pas la capacité de juger.

D'ailleurs, ils se taisent.  Baissent la tête, l'échine courbe.

044.JPG

Ceux qui osent parler s'aperçoivent vite de l'inanité de leur audace.

Il n'y a pas de conflits.

Le gouvernement sait et veille sur le peuple souverain.

La République existe. Dont acte !

Donc, il n'y a pas de conflits.

Les ministres ont averti la population. Le Président a averti la population.

                                                                            Il n'y a pas de conflits.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 20:00

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Voilà, imaginez un arbre,

entouré d'autres arbres,

tous à distance variable, et constituant la forêt.

L'arbre  cache   la forêt. Yes ! YES !!!  Mais...

Mais méfiance, l'ami ! Ce n'est pas toujours ainsi que l'équation se pose.

Parfois, la forêt n'est pas une inconnue,

se donne à voir sans vergogne, une beauté innocente et compactée.

 

Et notre arbre ne trouve pas sa place,

pas sa distance,

pas son autonomie,

pas son espace,

pas de mouvements de ses branches,

pas de trouées de ciel entre ses bouquets feuillus,

pas ses feuilles non plus d'ailleurs,

se sent nu,

dénué des nues,

ennuyé de sa présence même fichée dans une opacité,

un encombrement de labyrinthe pour un bout de ficelle à l'échappée des doigts,

qui reste là...

 

 

 

Un geste impossible à formuler,

main-villepin.jpg

 

et des mots

 

 

immobilisés

dans les paumes.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 08:00

 

 

Juste avant.

 "Juste avant" de l'instant I dans le temps T.

La bascule.

Le renversement de tous les sens.

L'émotion à son point le plus haut.

Le charivari à l'épreuve éprouvée.

La grande Peur. Un miracle.

Une magie noire et blanche

et primale,

une pensée abstraite,

poussée végétale de l'infini,

des bras immenses...

Juste avant.

J'oublierai

le blanc

et le noir.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 21:58

 

 

 

Macau. Juin 2010.

Un bar désert en bord de Garonne.

J'ai écrit ce texte un peu auparavant.

Un trouble, des images, des mots,

une absurdité peut-être que les pas enfoncent,

un livre jaune.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 13:42

Trouver sa place n'est pas simple.

Sa place est  dans le regard des autres,

elle est concédée par les autres, le groupe, la "meute", dirait Deleuze (non pas pour être péjoratif, mais parce que la dynamique sociale fait du groupe une masse d'individus, non plus des individualités, mais un ensemble frontal, soudé et parfois brutal).

Donc sa place, ma place est celle qui m'est accordée.

Et cette place qui m'est accordée est celle à laquelle je succombe. Je suis certaine de cela. A moins de me leurrer ???? Je crois comprendre peu à peu cela.

Je vis dans le regard de l'Autre ce que je me sens être. Je suis en quelque sorte un inducteur.

La honte, dont parle Cyrulnik, est un éprouvé qui transpire par l'autre. C'est une soumission aux autres. LP_2010--182-.jpg

Se taire, parfois c'est se soumettre.

Alors la place, ma place, dont je veux parler d'une façon élargie, c'est quoi ? N'est-ce pas aussi celle que je suppose m'être consentie ?

Et alors, suffocante d'une image dévalorisée de moi-même, dans le fond de moi-même, je prendrais toujours l'assise de guingois, le siège tout de traviole ou pas de chaise du tout, reléguée au fond du couloir et dans l'ombre.

Alors faut se battre, copain ! A condition d'avoir les armes...

 

                                                                                       Photo Lionel Lizet

Retournons l'équation.

Oui, on pourrait la retourner : la place, ma place, ce ne serait plus      

alors celle qui m'est accordée par l'Autre,

mais celle que j'accorde, moi, à l'Autre, pour trouver la mienne.                                                                        

Sans doute faut-il être, 

quand il s'agit de soi, de sa représentation à soi-même et aux autres,

dans sa mesure et sa grandeur, non ?                      

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 03:01

La  vie n'est pas une blessure à laquelle d'autres échapperaient.

A toi, elle s'accroche aussi un jour.

Alors,

alors, je t'ouvre grand toutes mes fenêtres,

des mots fragiles au creux des mains,

 

 

et qu'ils demeurent,

pour toi,

bruissants et neufs.

Avec de la musique aussi, une balade dans la ville,

et saisir l'éclat de ton oeil penché sur la lumière.

 

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 17:16

 

 

Finalement, avec Gilles Deleuze, les doigts de nos mains se dénouent.

Il m'apprend qu'un territoire existe, le sien, et que parfois, comme les trains sur leur aiguillage, deux paysages peuvent se rejoindre. Ce qui s'appelle "la rencontre".

Il met, là, en présence, l'éprouvé d'un empilement de facteurs qui fabrique  le désir, le partage, un ensemble qui échappe à la mathématique de la contrainte familiale,

et qui se déroule seulement, seulement, dans un empilement du paysage affectif.

Ce fameux agencement que j'ai éprouvé.

Qui nous confond .

Un ensemble pas vide qui nous contient.

Un ensemble avec,( pourquoi, va savoir ?) l'image imaginaire d'une écharpe autour de notre cou, comme un souvenir fou avec lequel nos doigts jouent, se dénouent, et se tiennent,

un accessoire léger et voletant derrière nous, 

repérable toujours.

Alors cette chanson est pour toi . Et qu'on ne se vouvoyait jamais.

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 20:10

 

 

5064857034_4ab70ebe83.jpg 

S'étourdir les yeux.

Attentive et étonnée.

En spectatrice de moi-même. De l'autre.

Et du train roulant la vie.

En dehors du mouvement qui porte les jours.

Dans un geste  inabouti...

Allez, va !  

Plus loin !

Toujours plus loin, de toi-même !

Cherche la sortie,

ou le point rencontre des gares.

Mais il n'y a pas de point rencontre ! 

juste des aiguillages, des voix ferrées de fer,

des rouilles gercées et des montres folles,

 "on the move",  ma jeunesse inachevée...

Cette chanson pour Suzanne

quand, avec elle, je l'ai fredonnée.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 18:11

 

 

Le 2 octobre, au Salon du Livre de Poche, j'ai saisi des fragments du débat "L'Histoire : un arrière-plan littéraire ?".

Les voici.

Dans leur matière vivante où il est beaucoup question de la contrainte de la biographie, de la langue, du territoire, avec un éclairage sur Bordeaux...

A vous de voir !

Et puis le même jour, juste un peu plus tard dans l'après-midi, une autre rencontre pour un autre débat sur la littérature jeunesse.

Le vrai et le faux, une question qui n'en aura jamais fini d'être posée, pour quelles mises en perspective de l'Histoire, et pour servir quelle histoire, quand la petite et la grande sont toujours construites et tenues par des hommes ?

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 20:24

Giraud_B-1-photo-Arnaud-Bertrande.jpg

Parfois, les superpositions des plaques vivantes me surprennent.

Une germination d'un faux printemps quand c'est l'automne qui habite les astres et grisent les prunelles.

Le téléphone ne pleure pas, mais il déraille sur ses ondes,

coupe la voix sans prévenir,

et grasseye de si inélégante manière qu'on se prend à se maudire soi-même.

Le chapeau rouge et noir ne prouve rien et Stendhal se fait la belle, je ne suis pas dans un roman.

Photo Arnaud Bertrande 

Parfois ce sont des histoires que  je m'invente pour poétiser le jour, embellir la vie quand pourtant je ne suis pas dupe de moi-même.

Pour ignorer le fléchage.

Ne pas subir la ligne droite,

et suivre "ma ligne de sorcière", tortueuse, une corde à noeuds qui vaut toutes les peines.

Ma carte SIM à la déroute,

d'un appareil l'autre...

 

 

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