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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 16:03

 


C'était le 18 septembre dernier, 
à la bibliothèque de Bacalan.
La "Prose du transsibérien" de Cendrars me collait à la peau
et j'aimais la dire,
ma voix conduite par les arpèges de Gérard Hello,
une musicalité ébrieuse, un envol qui me pousse,
des notes... des notes...
un accord allait bien sous l'oeil de la caméra de DEB.
Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:12

Des temps de pas grand chose suspendront les comètes,

et j'ai peur,

j'ai peur comme Cendrars qui "ne sait pas aller jusqu'au bout"...

Une dépression de l'achèvement

quand l'achèvement c'est la mort d'une amie,

la fin d'un festival où nous étions ensemble,

le frisson de la nuit accroché à mes épaules,

ce qui est en attente, au rebord du monde,

la retenue d'un geste,

un chapeau que j'arrime à ta tête marine, coupe au carré déstructuré,

une mèche blanche pour la lumière du front et que tu t'inquiètes toujours de moi,

 

et que je ne veux rien, 

rien de ce que tu nommes "mes embêtements lointains"

à l'Ecole Normale pas sup, et que c'était pas mal la chaleur sur le pourtour de l'image noircie au charbon des bois morts ;

rien que du chaud, 

un rythme cardiaque jazz and co,

100 1162-4coronaires des Açores,   

et des mains touchantes, 

les miennes pour demain, 

une autre de tes naissances.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 10:33

100_5060.jpg 

13140lire-en-poche-2010-gradignan

     100_5059.jpg Ah ! Faut la voir à l'oeuvre, Zineb !

 

Parmi les livres et les auteurs... 

zinjeb.jpg

 Le regard à 180° , l'intelligence et l'élégance du coeur à l'affût,

sa façon naturelle et généreuse de se couper en quatre,

d'être une et plurielle tout à la fois,

et de manier bellement

cette matière du présent dans le foisonnement qu'il est...                                                 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 00:14

Salon du Livre de Poche. Gradignan. 6ème édition. 13140lire-en-poche-2010-gradignan.gif

Atelier d'écriture.

 

A partir d'un "je me souviens" sont venues d'autres phrases de ces jeunes de classe de 3ème, telles que :

 

"Je peux quand même dire au travers de mon histoire que les mouvements sourds peuvent servir à parler."

 

"Je ressemble à tous les hommes et je voudrais te dire que je te hais."

 

"Je voudrais de ma vie faire un rêve, une poésie, un endroit charmant où tout le monde viendrait dormir, manger et se réfugier."

 

"Bien sûr, Camus ! Lui qui disait s'approcher du chant de la terre et de ce droit d'aimer sans mesure, moi je dis que la marche du prétentieux sera semée d'embûches."

 

"Que le jour te maintienne ! Tu regarderas par la fenêtre ce qui est dans ta vie. Et tu verras une tombe en forme de croix, au milieu d'un champ de verdure, vide, mis à part le carton plein posé devant la porte."

 

30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 23:05

Madame Chapeau m'a fait un chapeau rouge et noir. Superbe !

Pour la pluie, la plage en hiver, les brumes matinales et à la lune,

...et la frivolité seyante de l'accessoire.

C'est que ce chapeau est un impromptu...

Une rencontre d'un samedi après-midi, dans un magasin de tissus,

un regard, une gentillesse lisible,

une complicité sans parole, puis avec paroles,

un échange de numéros de téléphone...

C'est qu'elle voulait créer ses chapeaux, la dame...

Soit ! Je serais donc sa première cliente ?

Yes ! 

"A bientôt, je vous fais ça, je m'appellerai Madame Chapeau !"

J'ai donc partagé un moment aujourd'hui avec madame Chapeau,

une délicieuse personne qui sculpte le bois, aime le jazz

et sait peindre le ciel bas et lourd, comme un hommage qui lui serait rendu.

La vie est surprenante parfois, n'est-ce pas ?

Une magicienne avec une manière de joie simple,

si simple,

tirée d'un improbable  chapeau,

une sorte de galurin,

taille zéro et modèle unique.

C'est tout vu ! Demain, je sors la tête haute !

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 12:00

L'univers du quotidien est une galaxie personnelle, qui touche la zone sensible de l'être.

Ce qui est du "rien" devient une sorte de "tout" qui inonde les nerfs.

Un bruit, un pas, le bruit d'un pas,

un éclat de rire, le ricanement compulsif des larmes,

une alarme venue de loin, une fleur sur la peau,

baiser de ta bouche,

une cicatrice d'anciennes blessures,

une rue sous un ciel vide, une liquidité intacte,

les bribes d'une chanson ou une pub pour des bas,

dim dam dom, un journal, une ville,

une place à Paris, à Pessac avec la fontaine,

un café, bateau ivre des pensées folles

où Rimbaud ramait ses vers universels,

un parc en Espagne, le cimetière juif de Prague

ma jupe en soire verte que je faisais tourner

et je n'étais déjà plus une petite fille,

ce qui n'imprime aucun livre de mémoire,

 

juste sa peau, juste son âme,

et son coeur à gros bouillons qui frissonne.

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 01:20

INSEPARABLES-002.jpg

Est-ce qu'on est dans une impasse ?

Est-ce qu'on est forcément dans une impasse ?

Est-ce qu'on doit considérer que la vie est une impasse ?

Est-ce qu'être "des inséparables" est un mot  considéré sans issue ?

Est-ce que cette impasse alors ne serait pas une sensation délicieuse ?

Est-ce que cela signifierait qu'un autre lieu est donc possible, toujours ?

Est-ce que la branche de l'arbre est surprise par un chant ?INSEPARABLES_003.jpg

Est-ce que l'image de la branche est notre surprise suffocante ?

Est-ce que l'amour est une image suffocante d'une délicieuse impasse ?

 

 

Et voilà que je me souviens d'un passage de "Au-dessous du volcan" de Malcom Lowry, où il est question d'un arbre foudroyé.

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 20:51

Marie Didier, bien sûr !9782070345168.gif

Je me souviens très bien de ce livre "Dans la nuit de Bicêtre".

"Dans la nuit de Bicêtre", Marie Didier en Folio

J'écris toujours sur la première page des livres. Sur celui-ci, j'ai écrit ça :

2 août 2007   Très beau livre nécessaire, pour rétablir l'image d'une vérité défigurée. Une écriture précise et poétique. La beauté et les grandes douleurs dorment ensemble dans ces pages... Voir le tableau de Tony Fleury, Pinel libérant les fous et sur Jean Baptiste Pussin, l'oublié.

 

Merci, mille mercis à toi, Claire, de me convier à reprendre en main ce livre extraordinaire. Que j'ai aimé passionnément. Et qui tombe à pic dans mes pensées ombrageuses. Qui tombe, tombe, tombe pour plusieurs raisons : Au nom de la folie des hommes, au nom de tous les miens, à l'Horizon, là-bas, au nom des histoires insensées et de l'insensé de l'histoire, au nom de la douleur et des chagrins et au nom de... ce qui bat, ce qui consume, et ce qui force !

 

Année1771.

Jean Baptiste Pussin a l'histoire (comme tout le monde, oui, une histoire comme tout le monde a la sienne !) d'un simple garçon tanneur franc-comtois, mais, entré malade à Bicêtre, par ses observations, ses notes, son intelligence, il jouera un rôle essentiel dans l'histoire de la psychiatrie.

 

Ou comment, par la création, l'invention ou plus souvent par l'engagement, la petite histoire des hommes rejoint la grande.

 

Philippe Pinel prend ses fonctions à Bicêtre le 11 septembre 1793;

" Tu es dans la cour en train de remettre un pantalon à un malade nu qui se promène paisiblement au milieu des autres insensés. Il ne se débat pas, te regarde hébété, sans peur, un léger sourire sur les lèvres, pareil à un nourrisson à qui on remettrait ses langes. Tes gestes lents, presque affectueux, ont quelque chose de maternel. Ton visage est souriant lorsque tu lui fais enfiler ses sabots. C'est la première image que Philippe Pinel a de toi : il vient de pénétrer dans la cour des fous de Bicêtre, encerclé par la cacophonie hurlante et débridée de cette foule des insensés qui jettent leur vie dans tous les sens."

 

"Tu as connu la maladie, tu es devenu soignant. Tu as  prendre des chemins difficiles, de ceux que presque personne, en France, n'avait osé fréquenter."

 

C'est le nom de Pinel que l'histoire retiendra.  Un tableau (visible sur le blog de Claire Massart, ici dans mes liens) de Tony Fleury, trône en haut de l'escalier du pavillon Charcot à la Salpêtrière, c'est Pinel qui libère les fous.

Mais de Pussin, il n'existe rien, pas de plaque ici ou là, une rue que sais-je...

Quelqu'un dit qu'il faut oublier les choses terribles qui se sont passées ici. Oublier.

 

Oublier ? Non !

Alors grâce soit rendue à Marie Didier de sortir de l'ombre cette juste réparation historique, les fondations de la psychiatrie où tout est toujours à faire. Nous savons bien comme la détresse des hommes est immense...

 


Au "Salon du Livre de Poche", la semaine prochaine à Gradignan, j'achèterai un autre Marie Didier, voilà !

25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 03:56

 

Une scène. Des éclairages. Des douches.

Une architecture de filins et de câbles.

Et puis les planches, côté cour jusqu'au jardin.

Des acteurs, des comédiens, autant dire des bohémiens quand ils allaient par les villes et les villages planter leur chapiteau et déclamer des vers dont Molière se souvient encore, des errants de la langue et des chemins, courant sur des terres mouillées de mots et de perruques, des hérétiques, des poètes, des mystères ambulants debout sur leurs deux jambes et la tête aux nuages...

Bon, nous, nous étions venus à Pompignac  écouter, voir, entendre Zineb et La Compagnie de la Laurence dans leurs "Petites folies en états passagers".

Et me voilà happée par des textes, des voix, des gestes, des présences...

Une évidence sous mes yeux qui brillent,

se suspendent à ces corps qui bougent et parlent,

un jeu de scène fascinant

à s'étonner d'une chaise, d'un bout de drap,

d'un journal qu'on froisse,

et de ton "truc" en plumes, une étole pendue à ton talent.

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 08:29

003-copie-1Je me suis remise ce matin au travail.

Un roman à finir. Le titre en sera changé. C'est la mode des titres à rallonge, ce que je ne déteste pas d'ailleurs.

Mais s'il faut être à la mode de chez nous, je ne le serai pas ! Je n'ai pas appris à planter des choux.

L'écriture est là. Je sais qu'elle m'attend, sans assurance de ce qui sera à l'arrivée. Un accident vite arrivé est du domaine du possible. Le doute. Ce foutu doute toujours sur la longueur du mot, vous voyez. Je peux dire les choses comme ça, parce que le mot me déborde, toujours plus lourd et en avance sur moi.

Alors faire. Ecrire. Ne pas se préoccuper du point de côté.

Je n'ai pas beaucoup de souffle, mais le manque d'air (d'aire..tiens ! et j'ai corrigé) est une ivresse parfois de son espace.

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