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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 21:34

 

photos-jardin-14-avril-2013-028-copie-1.JPG

 

Par instant, on voudrait éteindre le ciel,

ne garder qu'une lanterne,

en tamis de quelques mots.

Et une cigarette.

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 18:39

Les tours de vilains sortent de l'atelier. C'est tout un outillage qui peut vriller le corps, et des mâchoires tordent les tripes.

Pourtant, sous les paupières, quand le feu s'est fait griller par la paix du monde,

reviennent les douceurs, des couleurs filtrées par l'arceau des cils, une marge de coton peignée par des images et des mots chuchotés dans sa tête.

 

 

Parfois en fermant fort les yeux, 3204768228_4dd41f5c0d.jpg

et juste un peu longtemps (une dizaine des secondes),

des chatoiements auront l'audace des paillettes tombées en vrac sur un parquet blond.

On s'inventerait alors une brûlure secrète.

Dans un rêve éveillé,

sans début ni fin.

 

Je n'ai pas su trouver d'image pour ce billet, elle n'existe peut-être pas.

Alors j'ai choisi Kandinsky, pour ce désordre des couleurs, leur chaos bienheureux, bien vivant, bien vivace. Des signes en échos d'eux-mêmes. Parce qu'on pourrait bien y dénicher des nuages, quelque part au fond des tâches de rouge, ou de bleu... et que dans les nuages, on y voit toujours des regards de bêtes, le museau d'un chien, et un visage.

 

 

Qu'est-ce que c'est que ce bazar de m... de pub sous ou à côté de l'image ? Je suis très désappointée de ça, non mais !!!! J'ai donc écrit à over-blog. A suivre. En mettre une autre, pour voir !
Published by brigitte giraud - dans Intimité
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 05:10

Besoin d'une clope, ciment de la fatigue quand

un bec d'oiseau tire le bord des lèvresBordeaux, place de la Victoire, nouvel an, 1 janvier 2012 0

les mains vapotent dans la glace

une fumée sur un sourire cassis

chercher le fil dans le miroir de la salle de bain,

le lien qui touche,

foutu clavier,

Azerty  au paradis des traverses,

bouche = un mot,

à goûter dix mille fois longtemps 

à ne pas tenir

à s'écouter regarder modeler l'écrire

rouler à fond la carcasse de sa caisse

musique qui décape, dissonante, une voix  qui danse

un sirop qui coule, la gorge slowe,

les yeux devant

droit devant

la voiture perfore le paysage

et

roule des hanches.

 

On déballe après

pour s'endormir

face à face

la boîte des silences

 

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 19:30

Un silence

de garde

l'oeil penche

 

 

Vitrification de la nuit,

sa peau plein les yeux

plein les mains vides/pleines

on ne sait plus

ça reste

les mots et... ça reste

premier plan : le vide attaché, ligoté, bouffé aux  commissures des lèvres

on voudrait

ça reste

en vrai vous

toi

Que ça reste !

On ne sait plus ce qui

crie/crie pas ou

tremble dedans

bruits secs des touches

la chaise lâche d'un cran 

 une chrysalide d'étoile respire

doucement

vertige 

ça reste !

 

 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 04:30

J'entends ton souffle dans la nuit.

Parler doucement à tes rêves. Qui respirent.

Ecouter longtemps des oiseaux à l'intérieur de toi.

Ton sang et tes ruisseaux.

 

Et, brutalement, un comblement dans mes poumons.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 02:41

Venir là-bas.  Forcément.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Se sentir dans une expression d'enfant. 

Peler des fruits que j'installe sur une assiette.

Qu'est-ce qu'on fait ? Là.

Tu es attaché à tes fils, ton coeur bat sur des écrans et...

 ton sourire à la vue des fruits sur l'assiette,

le téléphone sonne, tu tends le bras,

violet et bleu, jaune aussi,

tu dis des mots accoudés à ceux des autres,

tricotés par eux,

tu dis : "tout va bien !"

 

Des mots pour moi en remontoir,

aux dimensions du rectangle de la chambre.

"Qu'est-ce que je fais à vivre là ?"

Tu souris.

Tu es content de sourire,

quand même

tout te ramène ici,

aux fils et aux écrans,

aux fruits coupés en quatre sur l'assiette,

à nos expressions presque d'enfants,

des sortes de mots/regards posés sur une page.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 03:39
J'ai de plus en plus de distance avec la réalité, comme s'il en existait une autre, ou d'autres, qui ne me contenaient pas ou qui ne me concernaient pas. C'est ce qui arrive quand on a été ou qu'on est très exalté, immensément heureux, ou très en peine. Il y a une sorte de vitre entre le monde et soi, ce qui fait que ce qu'on perçoit, ne vibre pas sur une même échelle du temps ou dans une même gamme de couleurs. On le sait, parce que soit on anticipe, soit on a un temps de retard sur les sensations. Dans tous les cas, la perception est brouillée : effet de loupe ou de rétrécissement du monde, et parfois les deux peuvent se croiser.
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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 11:18

 

Partons !

 

Que nous sommes là, encore et toujours, entre la vie rêvée des anges et la vie ordinaire, le juste équilibre pas trouvé et que ce sera tant mieux ce soubassement où donner un coup de pied sur le socle râpeux pour d'incertaines fulgurances.

Partons vers là, toujours vers "là".

On sait le versant où penche la tête.  

Vers là !  

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 01:48

Passé ! Et je ne sais pas... Le manque me saisit immanquablement.

Voilà bien mon sourire dessiné aux yeux qui voient

malgré tout,

malgré tout, une ferraille sur une poulie.

Le rimel biche un désespoir lâché dans une veille.

 

 

Merci Christine pour ce lien musical.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:43

Ta main malade, à réparer, ma soeur.100_5093--2-.jpg

C'est tout à l'heure, à Paris. Clinique. Opération. Main sous vide, mauvais mal, et compresse dessus. Greffe.

C'est fou comme t'étais belle hier soir !

C'est la main attendue, ça tu peux me croire !

Celle que tu tends toujours. Qu'tas toujours tendue !

La main sur le coeur, on va l'avoir nous aussi, tu perds rien pour attendre...

Alors nous, on attend.

A plusieurs, on attend.

On se passe même la main,

à attendre.

 

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