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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 11:11

Toujours un truc qui se brise

sans faire mal / faire vraiment mal.

Un tissu se déchire quelque part,

une ferraille coupe la trame,

bruits de filins sur des traverses. 

 

Parce que sinon, tu t'emballes vite, ouvres les yeux;

En plus grand.

Une fenêtre manquait/ manquait pas vraiment dans ton grenier,

mais tout bien pesé/ pas pesé s'ouvrait quand même  

sur la salle des frissons de la terre, 

des désarmés devant un puits qui brûle. 

 

 

  texte.JPG

14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 17:40

Près des bassins à flot,  constructions neuves,

pans de murs. Le vent bat.

Deux/trois tentes vacillent, bric et broc et

la toile saigne. A blanc.

 

Des hommes vivent. Là.

La fatigue, les sacs de clous au bout des mains,

une histoire foutue échappée entre les doigts,

le ventre/boîte à noeuds...

C'est loin !

Une racine de misère fichée au ciel,

une flaque inespérée du rien,

 

plutôt un trou.

 

 

Un vieux est assis, est couché, on ne sait pas,

empaqueté dans ses peines. Ses lèvres

...quoi ? A qui ? A qui donc ?

Tu entends des sons, une voix.

Quoi à qui ?

Il n'y a personne.

Quoi à qui ?

Quels mots ?

...A peine là,

et déchirés,

ainsi qu'un visage.

 

 

 

8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 12:22

nuage-3.jpg

Il ferme les yeux.

Fait comme si...

Les circonstances, les autres, l'évidence jouée aux dés,

perdue,  "ma vie, mon sang"

tant de mots,

tant de ciels !

Il a la paix quand il est tout seul,

avant de s'endormir

et les plaies qui se déchirent. 

 

La paix, c'est le ratage rattrapé.

Façon de tenir à soi.

Myriades de gris pâles, si pâles.

Un tiroir refermé doucement,

le plus doucement possible pour épargner la vie

toute vidée petite informe mais

bien d'aplomb sur un fauteuil qui ne basculera pas,

la tête battue.

Pas longtemps.

Il pourrait pleurer.

 

7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:00

 

 

Le tissu brosse des ombres sous la lampe.

La trame a des nœuds sur l'envers.

Je tombe à pic dans le présent,

tombe, tombe...

Ricoche sur tes paupières, lape des mots enchevêtrés,

  l’épingle des virages.

 

 

 

 

On ne sait pas la simplicité de la marche.

Le comment quoi faire de quoi.

Mélanger le blanc avec le noir,

une curiosité de l'évidence en rabat de la couverture,

des points cousus les uns aux autres dans du goudron,

en rebonds de la route.

 

 

 

 

 Parfois les heures rampent au bord du toit. 

Un chat passe, des pierres sur le dessus du crâne, on dirait.

Et puis une voix s'élève, sans conscience d'être une voix,

spiralée à soi, insoumise, juste des sons venus ?

On ne sait pas dire.

Battements de cils à portée de mains

ébrieuses et battantes tac !

dans des ciels, tac !

éperdus et mêlés à des riens

de rien du tout.

On se croit toujours suivi.

 

 

PLUIE D'AOUT

 

 

5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 21:02

Tu montres des images.

Un paysage de pluie, des hommes dedans.

Et, ce qui se passe en eux,

cette matière liquide en eux,

un désir que parfois nul ne sait saisir.

 

.

 

3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 15:19

 

100 2699

 

Pourtant, tu rapproches les bords,

et les images tournent à l'envers.

Tu ne comprends pas comment elles passent sur ton visage.

Et tombent en toi. Un paysage d'ombres et de silence. 

Parfois un écho de voix, un rire, le bruit d'une chaise sur du ciment, un meuble qu'on déplace, des pas dans une rue.

Parfois une lampe clignote, les couleurs se mélangent.

Elles glissent très lentement du bleu au vert, du vert au rouge...

Tu te cognes mille fois au rouge. 

Tu ne bouges pas, tu ne déranges pas les astres,

tu fermes seulement les yeux.

Tu ramasses la nuit, un bloc de nuit. 

Sous l'oreiller, ta main d'enfant cherche une fraîcheur

qui console les légendes.   

 

29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 08:56

 

Le sang revient. 

La couleur du souffle écume le coeur, à toi.

Jusqu'à toi.

Une étreinte rouge de forêt à mourir

de tout un bloc de ciels soudain étranges.

Pas de peine ici, où poser son regard sur un bord de fenêtre.

Je lis ce qui se lit dans la langue qui tremble.

Le secret de la nuit  prophétise ton visage.

Les yeux se déracinent, enlacent des corps.

Voir. Fermer les yeux. Qui brûlent.

Accrocher des mots aux branches des parures.

"Viens, viens sourire sur ma bouche !"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 03:05

 

Un rêve sur l'autre

soufflé d'une main sur l'autre

un jeu de gosses avec des rimes qui chantent

mais pas seulement.

 

  

Tu appuies sur tes yeux

ce qui s'écrit dessous en rouge,    

tags étincelles et feux,

pèse plus lourd que la nuit même.

Le guide des égarés se rappelle

du point de chavirer. Est-ce qu'il pleuvait ?


  

Tombera... tombera pas dans la rue   

ton verre qui tangue sur la table,

 trois pointes enfoncées dans un mur et

ça tient aux yeuxà rien. Peut-être une voix.  

Le corps vacille dans l'ivresse du loin.

 

 

Trente-six chandelles dans les mains

  un bloc de nuit dans les bleus sombres,

la voiture allume ses phares. 


  12-novembre-2025-2-.jpg


 


 


26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 02:47

Le-sillon-des-jours-Isabelle-Lagny-001.JPG

 

 

Cadeau du jour ! Reçu ce matin de mon amie Isabelle Lagny.

 

Je lis la quatrième de couverture :

"Chaque parcelle d'intimité ou de bonheur tisse une trame assez solide pour préserver un monde fragile de son anéantissement.

Témoin privilégiée des souffrances au travail, Isabelle Lagny s'engage et subit en retour la violence sociale émergente.

La poésie peut alors agir comme une planche de salut, un sillon à creuser où il convient de rassembler toutes les forces de vie qui nous traversent."

 

Des limailles qui frissonnent

Des amants épris de certitude

Des arcs de triomphe vaincus

Des sens uniques écartelés

Un homme noir

vêtu de blanc

Et moi effrontée

assoiffée de hauteurs

prise dans le sillage de la perte

avec toujours

ce boucan  de triangles

qui me suit dans les escaliers

 

 

Des monceaux de serpents encastrés dans une solitude

Des façades délavées par l'ennui

 

Un homme

cloue son jean

sur un building

 

puis nous fuyons

tous deux

dans une trouée de soleil

 

Isabelle Lagny est aussi photographe. Nous fabriquons toutes deux ici un recueil de photos et de textes. Elle a publié "Journal derrière le givre" chez l'Harmattan et a collaboré à la traduction de nombreux ouvrages du poète Salah Al Hamdani.

Le sillon des jours | éd. Le Temps des Cerises

25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 12:49

26 juin 2012 BIBI 2-copie-1

 

Quelque chose se prépare

des siècles d'orages

la terre balancée là-haut

un déchirement du ciel passe partout

passe partout !

"Dans tout ton long", tu dis.

 

On pourrait crier.

 

 

 

Je me demande où se trouve

vraiment la parole
possible.
Par moment
un bloc se détache,
fait un trou dans le jour.


Ca se voit.

 

 


Je peux toujours m'accrocher à cet univers rond,
tête contre tête,
dans un ravissement de guingois,
coucher là avec qui je veux
et mon vrai monde.


Parce qu'il est tard.

 

 

 

 

 

 


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