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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 14:40

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La mémoire s'étire dans un ruban de fumée

déroulé,

l'instant en nous

dilaté,

miroir et réverbération,

écho de l'entre-deux mondes,

là-bas et ailleurs.

Où est-ce maintenant ?

dont je ne sais rien, 

sauf la voix sur tes lèvres,

sauf les yeux imaginés,

des éclats de désirs

et un chuchotement.

La voix et le regard rassemblent

la nuit.

 

Des bouts de corps

glissent sur le pavé,

dans le rond de terre autour des arbres,

contre l'arbre.

Le filtre de la clope brûle.

 

On se laisse apparaitre.

 

Dans le passage,

les mains attendent.

 

 

 

 

 

1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 19:50

 

Ce jour, il est question de fleurs, brins de rose ou muguet... Ou bien des toutes fragiles dans le vent rouge.

Quelquefois, oui, le vent est rouge. ("Comme un p'tit coquelicot mon âme")

Aussi rouge que le ballon est bleu !

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Le ballon bleu s'est donc fait la belle.

Par la fenêtre. 

 

Raconter l'histoire :  

la foire à la brocante, la fille au ballon bleu 002(1)

le fil, Blue balloon,

les livres, 

la rencontre avec Duras, 

l'homonymie, vous savez bien !

les ortolans, ...et puis rien,

les coquelicots, mon âme,

la nuit qui se sauve, 

le sommeil qui s'attarde pas, 

les Victoires de la musique, "like a moon..."

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le voyage de la rue, Blue balloon,

etc...

la vie, quoi  !

 

 

 

 

29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 00:49

Dedans, le froid.

Dans l'homme.

Dans la ville.

Dans la cigarette, l'incendie des doigts.

Dans les derniers gestes "Never more"

Dans l'eau bouillante, un bout de froid.

Dans ma tête en cheveux, tapage nocturne.

Dans les pas cassés du type fracassé.

Dans la rue trop longue avec des acacias.

Dans un jour qui avait donné, tombé, abandonné ses bras.

Dans des larmes endormies, violettes.

Dans le silence aggravé d'une grive.

Et même,...

même dans l'oiseau de Sôseki.

 

 

23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 19:00

My heart's brother sait drôlement bien me dessiner.

Sait que je m'endors tard, tard,

que j'aime mon chat,

que MD m'aime, m'a toujours aimée, hé oui ! j'y peux rien, !

que mes livres s'arrachent, (ha ! ha ! ha !)

et que j'ai une tête à chapeaux.

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 13:23

Le passage est indéfini.

Sa frontière est floue.

L'heure du jour est une pensée anxieuse, 

sans importance

de ce qui se rejoint

de ce qui se disjoint

de ce qui s'attarde

ou se sépare dans le vent.

 

Des lieux de garde convoquent seuls

des voix

des yeux

dans des regards à l'oblique

qui chiffonnent un songe.

17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 09:36

Correspondance avec mon frère de coeur.

Lui, il invente des histoires, il dessine, il légende. Une idée, hop ! un stylo Bic, un feutre, un rötring à portée de main... Suffit de trois traits pour enclencher la mécanique de l'imaginaire. Ou inversement. Quoi entraîne quoi ? En somme, on reposerait mille fois la mauvaise question du "comment ça se crée ? où ça   s'enracine ? qui a commencé en prem, de l'esprit ou de la main ? qui tient les rênes de quoi ?" 

L'inspiration créatrice ne veut pas dire grand chose. Il serait plus juste de parler d'expiration.

 De toute façon, on s'en fout, on s'en tire en disant  que le regard est un filet à papillons, et que le délire jubile. 

 

 

 

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1

 

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2 "C'est dingue, je ne me rappelle absolument pas où j'ai pu prendre cette photo ! La baie d'Along ?  L'embouchure de l'Amazonie ? Le lac Erié ? Un coin de la Corne d'Or ? Je ne sais plus...

Par contre où que ce fût, elle était bien là !"

 

 

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3 "- Mais non, ce n'est pas la Joconde !

- Tu en es sûr ?

- D'abord la Joconde, c'est une femme tronc et, je te le rappelle, nous sommes à Rome !

- Oui, et alors ?

- Par pitié, mange ton galeto et boucle-là !"

15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 22:45

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Tu ne sais pas comment ça commence. 

 

Encore, c'est la nuit et les yeux rendent grâce.

Les mots se répandent en toi, au révélateur, 

un lavis de mots dont tu te souviens très bien.

 

Tu te moques des rayons du soleil.

Tu n'approches pas tout de suite de la fenêtre.

Tu ne vas pas vers le jardin. Pas tout de suite.

 

C'est trop loin, le monde ! Trop bleu, trop blanc.

Le jour s'est coupé le haut de la lèvre en se rasant.

 

A quel moment exactement ton corps fait le premier pas ?

Tu parierais mille et une lunes que ce n'est pas le tien.

Pas rassemblés, tes jambes, tes cuisses, tes hanches, tes bras ?

Tu déchires les bords, tu fais un pas, deux, trois...

 

Le ciel est timbré.

 

 

 

 

 

 

11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 12:37

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Souvent.

Une frontière dans les yeux.

L'autre quai, l'autre côté de la rue, l'autre bout de la place.

Par-dessus l'épaule.

Tu rassures  la nuit, chuchotements, criailleries, 

manière de ne pas porter trop loin le regard,

de tenir la ligne,

l'horizon à ta guise,

à ce qui t'est possible de maintenir sans caillot d'ombres,

un ruban de fumée, oui, mais pas trop dense, 

pas trop mélancolique.

Tu dis que tu as une poussière dans l'oeil et ce n'est pas vrai.

Tu ne fixes rien,  ça ne te vaut rien, la noirceur qui naufrage le rimmel.

Tu voudrais ramasser des hérons,

des cailloux avec des bouches,

 un morceau de bois au bout d'une phrase,

des trucs qui auraient de la gueule.

 

 

 main 9-1

 

 

 

7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 14:30

 

 

Tu te souviens que tu avances longtemps

dans le passage,

des ombres  devant toi, des silhouettes, un corps,

"aveugle", tu dis, à assembler, vaille que vaille,

les pièces d'un lego.

Tu vides le mouvement des mains sur la table,

des sacs de mains,

tu allèges tes paumes.

Tu attrapes à l'épuisette

des baisers, des bouts de monde.

Tu voudrais apprendre ce qui tient dans les songes.

 

Les lisières de la nuit et du jour

chiffonnent un continent oublié quelque part, tu ne sais pas où,

un immense campement dans un souffle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 21:25

23 mars 2014. Musée des Beaux-Arts.

Le spectacle est conçu comme un parcours déambulatoire dans la galerie du Musée.
Nous sommes sur l'île de la Réunion.

La poésie organique de Murièle Modély fait la part belle à la sourde tension entre ici et ailleurs, enfance et âge adulte, terre et mer, Créole et Français.

Et le désir, toujours, comme une vague lancinante qui n'en finit pas d'échouer sur la p(l)age.

 

"Tu t'épelles comme la première lettre

Tu bazardes en morceaux ton corps par la fenêtre

Tu recrées l'alphabet sur l'arête du ciel..."

 

Bon ! De l'indulgence avec la vidéo. Mais ça m'embêtait trop qu'il n'y ait pas de trace. Pour ma défense, faire des images avec deux vitres en devanture, ça le fait pas trop !

 

 

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