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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 02:21

BOUCHES 001

 

Boire un café,

- Est-ce que tu m'as servi ? Non je ne crois pas.

dans ce bar, deux/trois personnes peut-être,

- Ou plus ? Non je ne crois pas.

deux femmes près de l'entrée,

c'est sûr qu'elles étaient là quand j'ai poussé la porte,

à raconter leurs gestes.

 

 

A un moment, elles ont bien dû partir,les deux femmes,

et d'autres ont bien dû occuper leurs tables, à elles.

- Tu crois pas ? 

- Oui, au soleil de la place, une toile blanche.

Boire un café. 

Avec tes yeux.

- Serré, hein, serré ?

 

 

 

28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 19:08

"La faute à Ferré" de Lionel Bourg

Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine.

22 mars 2014


C'est ta faute Léo, si nous rêvons enfin.


Ce texte de Lionel Bourg n'est pas à proprement parler un hommage, plutôt le constat amoureux de 'l'influence" que Léo Ferré a pu avoir sur un jeune homme, dans les années 60/70.


Lionel Bourg raconte, ici, sa rencontre avec le poète, mais aussi le "contexte", sa propre existence de fils de prolo dans une banlieue ouvrière.

François Mauget et Lionel Bourg, nos deux compères sur les planches et complices extrêmement, font vibrer nos cordes  nostalgiques sur la musique originale de Gyorgy Kurtag Jr, un mal qui nous fait du bien, une rumeur de marée en plein coeur.

 " Tout rugit, tout chavire, c'est ta faute, Léo,

ta faute si l'on n'est pas sérieux quand on a

cinquante ans et pas mal de poussières..."

 

Léo Ferré nous aura bien perforé l'âme ! et, toujours là, il manque sacrément à ses mots que l'on sait de mémoire !

" Non, pas mort, pas mort, Léo le Ferré !"

C'est ta faute Léo, c'est ta faute, si nous rêvons encore.  


 

 

 

 

24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 03:45

 

21 mars 2014. Bibliothèque Bordeaux Grand Parc.

Printemps des Poètes, Demandez l'impossible.

Je rencontre Lionel Bourg pour un entretien autour de deux de ses livres : "L'irréductible" et "L'horizon partagé".

 

Rencontre Lionel Bourg Brigitte Giraud 21 mars 2028

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paraît que notre tandem a pas mal fonctionné, ouais ! Ca se sent ces choses-là. C'était tendre, intelligent, drôle, grave, gai... Une vrai jouissance d'être là. C'est la pensée qui était contente !

Je ne sais pas encore si je vais accepter sa proposition de faire une tournée de toutes les bibs de France et du bassin Stéphanois...

 

Rencontre-Lionel-Bourg-Brigitte-Giraud-21-mars-2027.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre-Lionel-Bourg-Brigitte-Giraud-21-mars-2033.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a présenté "son" Rousseau, ainsi que son paysage affectif résonnant de  quelques voix (Léo Ferré, Dylan, Rimbaud, Breton, Pierre Bergounioux etc...)

J'ai presque pas touché aux images. On a envie de tout garder. Donc je garde.

Même la soufflerie qui n'avait pas été éteinte ! ("grrrrrr...!!!" mugit Roussseau)

Régalez-vous, mes amis !

 

 

 

 

 

19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:46

16 mars 2014. Musée d'Aquitaine.

Le théâtre des Tafurs présente "Je te nous aime" de Albane Gellé.

 

JE TE NOUS AIME 16 mars 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux couples d'acteurs et de musiciens rejouent le parcours compliqué de la relation amoureuse : désirs, hésitations, rires et inquiétudes, îles et ailes, tout y passe jusqu'au "nous" qui finit par s'imposer.

 

JE-TE-NOUS-AIME-16-mars-2017-001.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acteurs : Martine Lucciani et Hubert Chaperon
Musiciens ! Elodie Robine (alto) et Sylvain Meillan (violoncelle)
Mise en scène : François Mauget

 

je-te-nous-aime-albane-gelle-16-mars-2014-002-001.JPG

 

 

 

 

 

"Il a fait un bruit de verre en elle,

et puis elle est partie."

 


 

 

 

17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 02:28

Printemps des poètes. 14 mars 2014. abyssal cabaret 2


"Abyssal Cabaret" ou une déambulation poétique dans l'espace public.
Dans cette ballade urbaine, "la femme dont nous racontons l'histoire" nous ouvre un chemin pour la suivre.

 Caroline Lemingrad porte à merveille le texte de Maryse Hache, publié chez PubliePapier.

De quelle histoire de quelle femme parle-t-elle ? 

Toute une généalogie familiale dévide la folie du monde qui rend fou... et nous sommes, funambules sur son fil, les témoins des vies qui nous ont précédés. 

 

"La femme dont nous racontons l'histoire sait bien que le théatre s'effondre

elle sait que les sur les charniers poussent les fleurs les plus belles

que les voix plurielles viennent un instant la visiter

 

l'actrice sait bien qu'il n'y a rien à faire sur le théâtre

qu'à vivre l'instant

 

tu ne sais rien du théâtre

tu ne rien de l'instant

tu ne sais rien des fleurs"

 

 

 

12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 16:58

 

 Ca sonne comme un nom de médicament. La tranquillité ou "l'absence des désordres liés aux émotions", dit Spinoza.

Nietzsche et Spinoza sont en tout cas d'accord sur le point de distance qu'il convient d'avoir face aux événements. Un leurre utile finalement pour ne pas nager dans la souffrance, ou plutôt afin de la contenir, et ainsi s'alléger l'existence. Les leurres utiles deviennent peut-être un jour un mode de perception. Une façon d'élargir le champ de vision, le rendre plus global, et se dire : "Finalement ce n'est pas si mal que ça !"

C'est user de la résignation comme un des beaux arts. 

Pour autant, on manie toujours les paradoxes.  Il nous faut, dit Spinoza, que la raison soit aussi forte que la passion pour ne pas être malheureux. Accepter et faire un travail de résignation contre soi-même.  S'alléger serait donc dissoudre le conflit en soi, faire comme si tout allait bien, peindre le ciel en bleu... On en bave, on en pleure, on lutte... Marche ou crève !

Car il peine aussi Spinoza. Il désire et souffre. Il dit qu'il "désire ce qu'il ne souhaite pas vraiment et ne pourrait donner". Alors ça c'est fort de sa part ! Ouf, on est soulagé : il est homme, avec des désirs et des douleurs d'homme... La perception distanciée l'a-t-elle alors aidée à raisonner ses sentiments ? A éteindre la voix du coeur, le langage du corps comme une souffrance à mater ?

 

L'ataraxie ? Pas certaine du tout d'en vouloir, moi ! 

 

 

 

 

11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 12:37

 26 juin 2012 BIBI 15

 

Sous la parure les âmes

s'évitent quoi qu'on puisse en saisir

le café déborde de la tasse

et se fige par terre

 

 

 Dans la nuit deux âmes

cherchent où

s'agripper

 

un rêve essaie de relever

encore la tête

 

7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 09:52

 

 

Ce matin cette rengaine dans la tête, 2014-02-28 13.54.52

je ne sais pas pourquoi celle-ci.

Une chanson qui offusque quel rêve ?

 

 

"Je voudrais je voudrais je n'sais trop quoi
Je voudrais ne plus entendre ma voix
J'ai peur j'ai peur de toi j'ai peur de moi"

 

" Nous sommes entrés chez Charly
A Penny Fields, loin des soucis,
Et j´ai dansé toute la nuit
Avec mon Chin´toc ébloui."

 

 

 

25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:47

                                                                                     Tableau | Claude Bellan

On fait un pas de côté. A côté de. 100 3938

 

La neige tombe tout à coup et il est tard. La neige, c'est manière de ne pas dire cette mémoire de cristal qui agit comme une loupe. On croit avoir oublié un morceau de vie, mais tout, absolument tout, est encore là. Alors, pour un moment, on fait monter les oeufs.

 

L'ami peintre habite désormais à Bordeaux. La vie est la plus forte. Un désir malgré lui : la liberté. Pas celle qui berce et rabougrit, non non ! celle qui inonde le corps-même. "Il est pour moi de toute première instance..." de passer ailleurs, et  peindre le temps qui reste. Dans l'inconnu qui est devenu moi, je pars à ma rencontre.

 

 

Rencontre. à l'encontre de ou aller vers ce qu'on ne sait pas.

Chemin, provoc du coeur tendre, doute. Route et déroute et vivre. 

Se rendre. Je me rends !

 

Tes cheveux coupent le bout de tes doigts.

Ils t'en repousseront dix autres. 

 

 

 

20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 10:05

Recours au Poème

Poésies

& Mondes poétiques


 

                                    Sommaire 88/ Issue 88 /Sumario 88

 

Une revue en ligne, de celles qui comptent dans le paysage de la poésie d'aujourd'hui. Qui rassemble, fédère et crée du lien. Donne à lire et à découvrir des écritures.

Ici, mon blog, est une mémoire. Ecriture d'un temps dans un temps de vie. Vie et mots mêlés.

J'aimerais bigrement que ce texte soit publié. J'ai envoyé, j'attends. Je ne suis sûre de rien. Sauf de la vie qui a extirpé ces mots-là de... Fatras et cacophonie, "Le trajet d'une voix" ça s'appellerait.

 

Je remercie tous les commentateurs de ma page. Et en premier lieu Recours au Poème bien évidemment.

https://www.facebook.com/recours.aupoeme?fref=ts

 

http://www.recoursaupoeme.fr/brigitte-giraud/laper-le-blanc-chaud-des-nuits

 

http://www.recoursaupoeme.fr/brigitte-giraud/nous-y-voil%C3%A0-encore-et-je-ne-sais-pas-o%C3%B9


http://www.recoursaupoeme.fr/po%C3%A8tes/brigitte-giraud

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