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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 01:59
 

Etre sûr un peu sûr

un peu mais

pas trop.

Parfois tu prends une claque en pleine bourrasque la figure, et paf !

Tu regardes le ciel et le ciel est ailleurs.

Une forme humaine dans un nuage de fumée.

Un oiseau passe.

Tu ramasses le vent déplacé par son aile.

Tu le mets dans ton sac.

"Une folie, tu dis, pour pas faire la tête vide."

Avancer. Précaire.

"Carpé diem" gravé sur une pierre et c'est tout

Un silence pour se sauver du monde et de son bruit.

Un repli qui ne se voit pas.

Un verre de vin pour se moquer de tout.

En vrai, on se moque de rien.

    

On voudrait que la nuit pétille avec des étincelles.

Des feux artificiels.

Des ciels.

Et puis.

On sursaute au moindre bruit.

 

 

 

 

15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 14:10

8-fevrier-2016.jpg

 

 

Tu chercheras la ruche en haut des arbres,

tu grimperas en rappel le long du tronc.

Tu te demanderas pourquoi le miel

goutte à goutte à l'envers jusqu'au ciel,

dans la lenteur qui chuchote

ton reflet dans une flaque d'eau,

un bâteau en bois dans les mains ?

Je fais les pieds au mur

pour retourner l'image,

et tremper tous mes doigts

dans le corps des abeilles.

 

 

 

12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 18:23

danse buto Marlène Jöbstl

 

 

En attendant le tram, une gosse se tordait de rire, 

se prenait pour le vent qui y allait fort

autour des pages d'un dépliant de Lidl.

Dans le wagon, elle a continué à froisser ses mains

sur une escalope de veau à 4 euros cinquante,

une musique renversée, 

les octaves d'un fou divisées  par un malentendu,

qui cherche le repos. 

 

 

 

 

 

 

A propos de musique

Merveilleux film "Quatuor", réalisé par Yaron Zilberman en 2012. C'est une entrée dans le monde mystérieux et fascinant de la musique. Qui demande attention. On n'y entre pas comme dans un moulin à vent. Encore que le vent soit une bonne école de vibrations sonores imperceptibles !

Je retiens l'anecdote, racontée par le vieux violoniste du film "Quatuor" lors de sa première rencontre avec Pablo Cazals, touchante et pleine d'humanité comme on voudrait qu'elle inonde tous les êtres.  Elle parle d'un homme qui ne juge pas un être par la faute, mais par le juste qu'il y a en lui.  Il s'agit de musique. Mais il s'agit aussi d'autre chose en lien avec la vie.

L'art est issu de la vie et la rejoint toujours. Dans toutes ses facettes. Qui hante qui ? N'empêche ! Il est une part manquante à ceux qui y sont étrangers.

 

PS : En application d'un décret, les instruments de musique voyageront/voleront bientôt avec leur propriétaire musicien, ce qui évitera les accidents de casse en soute. Oui, oui, c'est très important ça !

Sans mots, restent parfois les poings, cette non-langue brutale et "utiliaire". Vive la zique !

 

Photo :  danse buto Marlène Jöbstl 

5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 20:24

Je regarde les arbres. A l'affût des arbres. Château Lemoine, mon poizeau, début décembre 2012 032(2)

Au bord des routes.

N'importe où, au bord du bord.

"Des arbres comme des hommes", ont dit les enfants.

Mais les yeux aujourd'hui suivent une ligne cassée au désert de pluie, et le vent titube une peur promise.

C'est l'arbre de janvier qui chavire, poussé de ma terre, une évidence aussi sûre qu'il est des chagrins sans raison.

 

 

 

Quelques textes d'enfants, là, lors d'ateliers écriture vidéo entrepris avec une classe. Une volée de mots en paix sur le poids du monde. "Le poids du monde", un très beau livre de Peter Handke, important. Un livre important, oui.

 

"L'homme imagine le nuage qui creuse dans ses pensées.  

Jambes et pieds sont racines. 

 
Le ciel et la terre ne font qu'un,
même si ils sont éloignés.

Ils sont reliés par les arbres.   

 

Mon cœur immobile en moi imagine un labyrinthe.

Le ciel bleu échappe aux oiseaux.

Le paysage regarde rougir le feu.  

                                                                                               

Déchirer un nid.

S'envolent plein d'oiseaux aux couleurs vives.

 

Toujours, le vent écrit la blessure l'arbre.   

Ses mains se cassent au moindre coup de vent.

Ses cheveux sont des lampes."   

 

                             

                                                                                           
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 12:08


"Je sais si peu,
ruiné comme un berger
que trois chiens blancs surveillent
quand la nuit se laisse
agrandir les yeux."

 

 "Toujours le vent visite les bannières" | Vandenschrick | Cheyne 

 

 

1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 18:43

Il pourrait être une aube.

Une patience simple dans les mains

 et un tremblement

des yeux à la fenêtre 

enclins à revoir des éclisses.

 

 

C'est un temps de gravières.

 

 

 

27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 00:52

Agenda en bref de la semaine à retardement pour cause de

 

 

Au fond de la voix, les nuits.  

Si la solitude pèse, une loupiote mal fagotée sur la table, il faudra la taire. La moucher.

Ou bien la briser.

 

 

 

Fièvre dans la gorge de ces derniers jours.

Un paquet de braise craque sous la pluie continûment molle.

 

                            Au royaume des mots, beaucoup de courants d'air.

                  Laisser le vent jouer dans les cheveux

                  et retourner les parapluies.

7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 16:19

"La voix est une fondation de guingois". Je pensais ça. Je regardais la fenêtre, elle tremblait à cause du vent. 

Aucune visibilité dans la nuit. Les lignes ont fui au fond de mes mains. 

Je m'étonne de tout, et le jour s'étonne d'un rien : un bol sur la table, un miroir, un écran et des mots foudroyants, dans la gorge, un chien qui passe, deux jeunes garçons qui doivent être bien copains pour marcher à la même cadence...

Je m'entiche d'images, en noir et blanc, légèrements floues, contrastées quand même, noirs profonds et sfumato, une misère, des lèvres sur un rire, des mains comme des racines. 

La rue, c'est parfois le rayon des souvenirs.

 

 

 

5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 23:07

                                   Pas de colère au creux du soir

                                      la foudre tombe plus loin

                                poche vide renversée par-terre

                                 les astres manquent de vitamines

                                              elle et il sourient

                   pas d'espace ici pour une économie devant l'autre

                            ils disent qu'ils vont vendre la maison

                                        et louer le temps qui reste.

 

 

 

 

4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 23:01

Qu'aurons-nous vu durant ce temps de brouillard ? 

Des siècles ont murmuré yeux, doigts et langues.

 

Ecoute-moi, regarde-moi, donne ton éclat, et tes branches

ta peau d'écorce et tes racines,

ta respiration de mousse,

ton désarroi  ......et ta perdition.

Ton apaisement, ta perdition,

le long de toi, ta perdition, beauté fracassée

de tes hanches, ta perdition.

Nos regards, perdition !

 

J'ai oublié mon parapluie 

mes papiers d'identité 

j'ai oublié ma montre,

ma carte de tram, et un bonnet de laine 

dans un pays de neige

aux présages des sorcières,

du vide sous mes pieds.

 

"Laisse-moi voir, s'il te plaît, laisse-moi voir

la beauté fracassée"

 

 


 

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