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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 01:06

Un vide à l'intérieur te cloue au carrelage
ta mère ne comprend pas pourquoi tu tombes
de la grande roue.

Mille ans de fatigue et 
des poussières dépassent du ciel 
tout retourné.

Tu crois que tu meurs plus que tu t'endors.
Tu remets les bouts de ficelle à demain...


 

 

 

 

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 14:03

Pas assez de force, 

pas assez de manganèse, sélénium, et cobalt

le corps trébuche à s'abriter ailleurs  

ramasser ailleurs les petites cuillères.

Le chat miaule d'une drôle de manière.

Lui non plus n'aime pas la saleté de pub imposée par overblog.

 

Chacun devrait avoir Adblock dans sa boîte à outils.

Pour la zapper... 

VOICI LE LIEN A TELECHARGER POUR EVITER LA PUB 

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...J'essaie de comprendre comment fonctionne blogspot.

Je ne suis pas douée. 

Un peu perdue, c'est l'évidence !

Ca me rend colère.

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 02:23

Ce film retrace plusieurs séquences de rencontres de parole et d'écriture que j'ai menées en 2011 au CADA. On arrive ici, "poète" de rien. Juste humble. Juste humble !

Il me semble qu'aujourd'hui, je peux montrer ce documentaire. Puisque, s'agissant d'images du réel, d'un réel qui parle, c'est un documentaire. 


J'ai filmé des fragments de ces ateliers pour les résidents du Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile, des êtres en détresse et en espoir, en exil, le plus souvent broyés par leur histoire.

Ce film, je l'ai fait pour ces hommes et ces femmes, mes frères de cœur, une trace  d'existence, durant ce moment de précarité de leur vie. Ils écrivent, apportent avec eux leurs poètes, font résonner leur musique, disent l'angoisse qui les tient sans cesse, et oublient un peu, pour un moment, un moment seulement, la désespérance de leur vie de guingois. Parfois, leurs lèvres s'étonnent d'un sourire.


Ces rencontres ont fait liens, ont été très importantes pour moi. De l'émotion brute et vive. Des tendresses aussi. Pour tous ceux qui également sont entourants, et bénévoles, totalement engagés pour la cause humaine et la vie libre.


On écoute, on est présent, on apporte sa petite pierre à un édifice incertain,  son cœur ouvert. On voudrait édifier des Tours Eiffel pour chacun.
Mais il y a les lois, ...et sa colère. On se dit qu'on écoutera sa justesse. On se dit aussi qu'on est si peu, mais que peut-être, quelquefois, on pourra beaucoup.


Ainsi, à présent que quelques années ont passé, et sous le choc du score du FN de dimanche soir dernier, je crois que ce film témoignage peut être destiné à tous.

 

 

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:25

atelier-d-ecriture-30-mai-2013-BRUGES-013.JPG

 

Il y a des bonnes et des mauvaises questions. Les bonnes sont questionnements, élaborations, mouvements de l'esprit, donnent à penser à...

A cause de l'inquiétude qui se niche n'importe où, (dans  la laideur comme dans la beauté des choses), de l'étonnement qui frappe en pleine figure, (un geste, un regard, un mot), d'une perception tout à coup qui vient d'où ?, pas vue, pas sentie encore, pourtant un truc tout simple qui tient  et contient tellement d'émotions vives en accordéon, un truc épatant  qui sidère, lacère et calme finalement la légende étriquée des images.

Il y a cette jeune fille dans le livre de Lionel Bourg qui voulait savoir s'il écrivait des poèmes d'amour et si pour écrire, il fallait être désemparé.

Magnifique cette question et cet adjectif , "désemparé" !

 

Il y a mon petit Ruben, allongé contre moi et recroquevillé sur ses huit ans, mimant le sommeil, son pied gigotant quand même et il est tard, qui ouvre grands ses yeux, et me chuchote dans la nuit : "Dis, qu'est-ce que tu crois que je vais devenir quand je serai grand ?"

 

Il y a cet autre enfant, dans une école pourrie il y longtemps, qui me demande ce que veut dire le mot "tapi" quand ce n'est pas un tapis, la raison pour laquelle "les mots peuvent aussi se perdre" et "pourquoi alors on ne les sauverait pas, les mots ?"

 

Et puis il y a moi, à l'affût d'un pas,

et la maison respire.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 22:16

Les mots bleus rue Poquelin Molière, à l'angle de la rue de Ruat. Piétonne.

C'est un bar, un café, un...

Non, ce n'est ni un bar ni un café.

C'est un endroit où... Un endroit !

Voilà c'est un endroit.

Un endroit avec un envers, forcément.

Dehors. les mots bleus

Décor dehors, 

hors champ et voix.

 

La marche d'une porte,

parfois ça fait comme un banc.

 

 

 

 

 

Comment dire ce qui pousse sous les mots dans l'ombre de la voix ?

 

 

 

 

LES-MOTS-BLEUS-3.jpg

 

 

 

 Cette fois-ci, aux Mots bleus, je n'ai pas acheté de livres.

 


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:43

Un jour, le long d'un couloir, elle a croisé cette femme

oiseau ou papillon noir, et

un fatras dans la tête, une fatigue aux yeux,

une harmonie plaisante du corps pourtant, tout de guingois,

sinon qu'il était très visible

cet héroïsme à vivre à sa manière,

manière, manière

"des manières", disait l'autre !

de tenir un bout de sa terre

ou de lino.

 

Comment faire sortir la colère tournée à l'intérieur,

un lait rougi à la peine au milieu d'une cible ?

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 12:27

C'est moche. On s'indigne quand c'est moche. Contre la violence, d'où qu'elle vienne. La petite sortie du bus et les moyens utilisés pour la sale besogne... Mais quoi ? Au-delà de "la façon", il y a cette réalité qui donne froid : l'expulsion brutale qui dit "de toi, on ne veut pas !" Expulser dans la douceur ? Il n'y a pas de douceur dans le rejet. Le respect de la loi est une affaire d'hommes de main à tout faire, même le pire. On l'a toujours su.

  Extreme-tension-Louise-Bourgeois

 

 

J'ai gardé ce texte, traduit de l'albanais et écrit par Valdet, au Centre D'accueil des Demandeurs D'asile. Quand je relis son texte, je revois cette femme magnifique, digne et apeurée. Elle écrit pour ses enfants.

 

"Ma malédiction

Je te maudis avec mon esprit et mon coeur

toi, celui qui ne m'as pas laissée tranquille,

celui qui m'a détestée,

et toi, celui qui as fait obstacle à ma vie.

S'il y a des médecins ici,

qu'ils précisent mon mal,

qu'ils me soignent,

qu'ils m'arrachent mon angoisse.

Pour que je sois heureuse seulement une fois dans ma vie.

S'il vous plait, laissez-moi tranquille !

Laissez-moi en paix !

Pour que je puisse vivre ma vie.

J'aime mieux la vérité, seulement la vérité.

Et si je meurs.... La vie est comme ça quand même...

Je ne peux pas la changer.

Je fais un pacte avec l'avenir pour supporter ma douleur.

Vous comprendrez plus tard cette vérité

que les conquérants s'accaparent tout du monde.

Sur le chemin de la vie, Albion, Léon ! Vous, je vous attends.

Là, vous me trouverez,

même si je me meurs." 

   

 

  

 
   
 
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:11
Pour Sarah

 

                                 Seul l'amour fissure la solitude

                    où il ne reste qu'un chagrin d'arbre au creux du jour.

 

 

 

 

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 14:03

 J'ai besoin de vous, j'ai besoin de toi !

Oui. N'en déplaise à Schopenhauer qui voulait se retirer de la foule humaine pour mieux l'observer s'agiter,
n'en déplaise à Céline, l'atrabilaire si peu amoureux du monde des hommes, n'en déplaise à Cioran qui réglait un sort de combat à l'existence,
moi, (n'en déplaise à moi-même !) j'ai besoin des autres.

J'ai beau de défendre des discours qui m'importent si peu, moquer ces mots vains entendus qui ont blessé mon coeur, me gausser des bêtises avec lesquelles il faut quand même cheminer...  j'ai besoin des autres.

Dire mille fois que ce qui existe est ce qui réside dans le clapotis de la pensée...
Donc dans quelques clés que j'essaie d'utiliser pour ouvrir des portillons qui donneraient sur des soupiraux, donnant sur des jalousies, donnant sur des meurtrières, donnant sur une arrière-cour ouverte sur l'océan, des vagues à n'en plus finir, un remous fabuleux de rouleaux liquides et mousseux, des algues ou, c'est pareil, des idées tirées du fin fond de ma plage instable.

A moi, l'eau de mon sang lavée ravinant mes troncs d'arbres pas morts.
Pourtant quoi ?

J'ai besoin des autres.
De leur vie, de leurs veines, de leur intelligence, de leur fragilité, de leur humanité, de leurs bonheurs et... même, même de leurs trouilles bleues.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 13:23

 

 

Et cet acharnement à vivre grabat à terre comme dit, la monstruosité dite sans ciller la certitude à la bouche une cigarette passée.

Comment c'était possible d'ouvrir, les yeux pas la tête, grabat tombé, son mat, tranchant impeccable, à regarder ailleurs, la pluie, une fleur, une croix, un bout de feuille, ce qui traîne, y'a le choix.

 

 

DSCF2066

 

 

 

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