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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 20:34

 

 

Le soleil c'est bien pour l'aveuglement,

pour les couleurs qu'on voit quand on ferme les yeux et que ça pique.

 

Il pleut ce soir.

Les nuages sont contents de crever d'amour.

 

 

 

 

 

 

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 14:17

 

Je retrouve des textes, de vieux textes. Tout un éphéméride que j'avais oublié. Des tas de feuillets un peu jaunis. Mieux vaut ne pas les lire. Je les lis. Finalement, à un moment je stoppe là. Les émotions terribles se retiennent toujours dans une date. On sait tous bien ça. Quand sommes-nous tombés par la fenêtre pour la dernière fois ?

 

Elle dit : "Laisser filer les pensées, ne pas les retenir. Les laisser faire ce qu'elles veulent."

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 14:33

27-juillet-2013-030-005.JPG

 

 

                 L'ombre déborde les jours comme du lait sur le feu.

                                   Y ajouter des grains de riz.

                  Laisser refroidir. Mettre un pull avant d'être avalée.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 15:10

Corpus

 

Ta peau, un vêtement,

rugueux aux coudes.

 Tu les ponces,

tu arraches la douceur

et son silence,

sauf dessous dans les nerfs,

les bouillons du sang.

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 22:04

 

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A un cheveu tiraille la voix cassée,

une blessure grande comme une main,

une langue de gestes, ça tient à peu !

la bouche dans des signes articulés,

frôlés là, juste là, une caresse on dirait.

On chasse la nuit d'un revers, 

matin roussi de fantasmagories,

foutu de café soluble dans jus de tête.

Le rêve est intact dans l'oubli.

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 19:15

Présence des heures claires dans un paradoxe.

 

Inquiétante étrangeté d'un fil à linge où s'accrochent

le col d'un soleil,

des chaussons de danse dans les plis de la mort,

des mots froissés qui font ce qu'ils peuvent,

d'autres qui peuvent ce qu'ils font,

Ecoute...

 

 27 2680

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 00:45

Légèreté de l'Evocation de Isaac Albeniz,

et autant d'improvisations de génie, "mes petites saletés",disait-il.

Merci à Christine de m'offrir cette découverte. Je ne connais pas grand chose en musique classique. J'écoute. Je sens. J'essaie d'entrer quelque part. Parfois, je reste sur le seuil. Porte close de la maison.

Ici, écrit Etienne Moreau, "Tout tient dans la difficulté pianistique, avec des écarts inhumains, des traits inlassables, des dynamiques outrées. Sans compter la lecture, avec des forêts de bémols et des dièses qui vous arrachent les yeux."

 

100 4558

 

                                  Puis.

                                  plaise au vent qui déborde les toits

                                  c'est un autre phare, un autre passage

                                  date de lune pleine

                                  sur l'écran du calendrier.

 

 

 

 

 


 

 


 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 00:25

 

BARCELONE-ET-RETOUR-16-aout-2013-014-1-.JPG

 

On se trouvera quand même un coin. Dans un aéroport, il n'y en a pas.

Le coin est un alignement de chaises, au milieu d'une allée très dégagée. On s'assiéra. Au  bout d'un moment, on sortira un livre, on sait qu'on est là pour quelques heures.

D'abord, on aura regardé passer les gens. On s'en sera amusé. On aura sorti un calepin pour, sans en avoir vraiment conscience, authentifier sa présence à soi, et on aura noté : "Japonais avec une minerve", "Trois valises orange emballées dans du plastique", "Homme avec canne", "Clône de John Lennon", "Commandant de bord dans son costume de commandant de bord, très élégant, comme tous les commandants de bord",  "Deux types en polo mauve", "Femme avec chien portant une caisse pour chien", etc... Finalement, on se lassera vite du jeu pérequien. On aura envie de filer dans l'étriqué de soi. Laisser le monde. Mettre une barrière, au moins un paravent...

Je m'enfouis donc dans mes pages. Les romans d'aéroport n'existent pas. Pas plus que les romans de plage. J'ai dans les mains "Un secret" de Philippe Grimbert. Il y a des ombres, des fantômes, des trains qui roulent et se s'arrêtent qu'à Auschwitch, des fardeaux coupables de vivre, des corps qui basculent en paquets de souvenirs dans une malle, un petit ours oublié/pas oublié, des larmes retenues et qui sortent d'un coup, un auvent qui aurait lâché son abat d'eau de grands chagrins inconsolables... Et je suis moi-même l'abat d'eau, dans l'aéroport sans coin...

Alors ensuite marcher. Revenir et aller dans des allées à moitié vides, passer des passages pleins, une agitation soudaine de mouvements et de corps tendus de bagages à roulettes. Prendre un café sur un tabouret haut sur pattes dans un coffee-shop sans coin. Et puis.

Ne pas savoir ce qui se passe/ne se passe pas. Est-ce que le livre y est pour quelque chose ?

Chercher.

Voilà, je cherche. Je ne sais pas encore ce que je cherche.

Je ne sais pas tout de suite ce que je ne trouve pas. Ce qui n'est pas dans la liste de tout à l'heure. Et puis, d'un seul coup, je sais. Je sais.

Alors j'ajoute, comme si c'était vrai :

"Amoureux", "Amoureux qui s'embrassent comme pas possible", "Etreintes folles", "Serments d'amour", "Serrements à tout va", "Corps en miettes de désirs fous", "Blessures vives de coeur", "Bouche sur une autre bouche", "Mains jointes, disjointes et reprises", "Corps contre un autre corps", "Caresses sur peau", "Visage dans des mains" ...

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 00:22

Un jour, je parlais de l'abandon. On peut ergoter longtemps sur ce mot-là, "l'abandon". Le sens est double, triple, ...

 

Abandon : fait de s'abandonner à toute réserve, toute retenue                       

                 ou d'être abandonné, délaissé.


Il est donc question du sens, actif ou passif.  Le mot est très doux, puis nous amène vers des rocailles. Le sens perd son sens, pour un autre sens, en sens tout contraire,... et le mot se décline. C'est la ruse des mots.

 

Littré prévient : "Il faut donc toutes les fois qu'on se servira de cette construction, prendre garde à l'amphibologie et, s'il reste du doute sur le sens, changer la tournure."

 

Aujourd'hui, je lis cette phrase dans un livre : "Je ne suis pas aidée !" Je me surprends à lever le nez de la page. L'expression me fait m'attarder sur elle. Plusieurs sens, oui.

L'amphibologie de l'abandon contre l'amphibologie de l'aide...  Donc, chaque fois , lever l'ambiguité possible... Hum, pas sûr que ce soit absolument une nécessité.

Prendre garde à l'amphibologie ? ...Je décide de ne pas y prendre garde, à l'amphibologie ! Parce que je m'en fous, de l'amphibologie.

 

BARCELONE ET RETOUR 16 aôut 2013 005(1)

Je préfère les reflets,  les creux et les bosses, les détours...    Jamais la ligne droite !

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 12:28

DSCF2474.JPG

 

Mercredi  14 août. Ici.

Parc Güell de Barcelone. Juste un arbre.

Ramure pas d'équerre et

tout est cohérent.

 

Plus loin...

Un brin d'herbe

glissé dans la pliure

d'une feuille à penser

 

 

 

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