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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 23:01

 

 

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Dans les couloirs du métro,

ou devant une porte, c'est pareil,

un écho,

 

 

 

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rumeur de bois flotté,

un feu tombé d'en haut,

depuis le matin,

il est tôt.

 

 

 

 

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Quelque chose tremble en moi,

une rame au passage

d'un mot,

une image sans ronce.

 

 

 

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Du temps parmi des bornes

de pas

et de pas.

 

 

 

Pour revenir.

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 14:52

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                                 Il reste le jour, la pensée ne s'arrête pas.

                                 Abandonnéé, n'importe où dans une rue.

 

 

 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 23:11

J'ai marché dans Barcelone les pieds nus. La lanière de ma chaussure a lâché. Une chance finalement. Du chaud sous mes semelles de peau.

Chaud, l'asphalte. Chaud.

Les Ramblas. C'est dimanche. Magasins ouverts. Des oiseaux. Peu d'oiseaux. On nous avait dit qu'il y en aurait. Mais non !

Des gens, plein de gens, trop de gens. Jusqu'au malaise des gens. Overdose des gens.

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Mettre une grille entre eux et moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et puis un musée. Ouf ! Un musée. L'art contemporain pour conduire et remettre d'équerre.

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Des oeuvres de Tapiès DSCF2226.JPG  ,

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                                    de    Eric Baudelaire

 

de Juan Munoz, 

 

une tension entre objets, paroles images et sujets.

L'après -guerre et une sensibilté esthétique.

Ce qui se métamorphose, expérience poétique, créatrice, ce qui sauve de la banalité du monde.

 

Ce qui rassemble sur l'essentiel humain et l'incommensurable du vivant.                       

 

Le reste, moi je m'en fous !

 

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Je pense à toi.

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 16:55

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                                          Barcelone's beach. La mer.

                    Du sable entre les orteils.entre les cuisses, dans les plis du corps.

                                    Sur la peau, des blancheurs du sel,

                                                      encore des vagues.

 

 

                                X                         X                             X      

 

 

        Un jeune homme a un tatouage sous le sein gauche "Memento mori".

                               Une religieuse met les pieds dans l'eau.

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                                 X                              X                           X          

 

 

Je lis "La soeur" de Sandor Maraî. 

Les livres de plage n'existent pas.

 

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 16:42

 

La Sacrada Familia tient du religieux et du païen, du facteur Cheval, offrandes de raisins rouges et grappes de fruits dorés, anges et colombes envolées...

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Sanctus ! Miracle des yeux.

On lève la tête, on se laisse faire par la magie, le fourmillement de l'orchestration faroque, la lumière du ciel qui joue avec les formes.

Sanctus !

 Quelle est la différence entre une cathédrale et une basilique ? Je ne sais pas. Au fond, ce n'est pas très important pour le moment de le savoir.

Regarder. Regarder.

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"Comment faire pour bien regarder, sans vouloir trouver dans les choses ce qu'on nous a dit qu'il doit y avoir, mais simplement ce qu'il y a ? Regarder à fond. Et laissez-vous porter par tout ce qui fait résonner en vous ce qui s'offre à votre regard ; soyez comme celui qui va à un concert, avec un costume neuf et le coeur ouvert.... sans vouloir à toute force que les sons produits par le piano représentent nécessairement un paysage,..." Antoni Tapies

 

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La Fondation Antoni Tapies. Tapies "Des de l'interior". Magnifique peintre hanté par le mur de la transformation.  "Mur"  ou tapia en catalan, alors on peut bien ergoter... N'empêche, on se prend à la matière, brutale, simple, si simple, si pauvre : paille, sillon d'eau, vieux rideau de fer, terre...

L'idée c'est la matière-même. DSCF2066.JPG

On n'est rien face  à un brin de paille, ou bien nous sommes ce brin de paille, ce peu, un signe dans le monde parmi d'autres signes, en état de transformation, de  mortalité, substance de vie éphémère. Amor, amor !!!

Et quoi !  cette vie, ce peu, on en prendra soin, on l'emballera. "Emballer la vie", ce pourrait être emballée par elle, hantée DSCF2067.JPGpar elle, et l'emballage est aussi important que l'objet lui-même. C'est ça qui me plait ! C'est ça : la boîte, le lien, la forme pour donner, le regard, le costume neuf et le coeur ouvert du regard,

"Regardez l'objet le plus simple. Tout, absolument tout, représente  la vie et a son importance. La peinture peut être tout. Elle peut être un nuage d'orage, le pas d'un homme sur le chemin de la vie, ou, pourquoi pas ? un pied qui frappe le sol pour dire "assez". Les taches de sang d'une blessure, ou le chant de tout un peuple dans le ciel bleu ou jaune. Elle DSCF2071.JPGpeut être ce que nous sommes, ce qui est aujourd'hui, maintenant, ce qui sera toujours. Je vous invite à regarder, attentivement... Je vous invite à penser."

La peinture qui réside dans l'humble,est une sorte de spiritualité de ce que nous pouvons sauver, qui réside dans ce qu'il y a de plus bas,

Le plus noble du vivant sera alors entre nos mains et entré dans nos yeux.

 

Amor ! Amor ! Il a écrit ce mot sur une toile, en bas à droite du tableau.

Comme une litote infinie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais il faut payer pour entrer... Je pensais que les lieux saints étaient tous et où qu'ils soient en accès libre.

 

 
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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 23:00

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  Bon, il y a de quoi devenir vraiment mystique ! C'est un jour où je devais perdre quelque chose. Faut-il que je sois tête en l'air, ou dans la pêrte de quelque chose qui était inscrite aujourd'hui. Un jour à devenir mystique !

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Fondation Miro, (ne pas dire Rouan, mais Gean, parce qu'il est Catalan) Quand ai-je posé mon sac ? Où ai-je posé mon sac ? Je ne sais pas. A un moment, j'ai sorti mon calepin pour noter un truc, mais après... Je ne sais plus,...sauf que je n'avais plus mon sac avec mon attirail dedans..

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.  Mon portable dedans !

Les gardiens de musée sont des gens formidables. ... J'ai retrouvé mon sac. La dame qui m'a interdit de faire des photos  l'a récupéré je ne sais où, et je n'ai même pas pu la remercier. Trop de gens, trop de... trop. On me l'a rapporté tel qu'en lui-même !

 

DSCF1975Je pourrais parler de l'imaginaire, de la constallation et de la fuite dans l'univers poétique et le rêve de Miro, de "L'oiseau solaire", de la "femme rêvant d'évasion", de "Ce qui sourit à la tombée du jour", de la peinture gestuelle, de la stimulation à la méditation, et de ces perspectives orientales, femme, oiseau et lune comme nutriments récurrents de l'oeuvre, j'ai perdu mon portable, mon téléphone portable.

Alors finalement je m'en fous de tout ça !

 J'ai oublié mon téléphone dans le taxi...

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Miro écrit sur la sable, c'est beau, et doux. Ses sculptures sont belles, et pleines de libertés d'être, et tant pis s'il ne faisait pas l'unanimité. C'est toujours douteux l'unanimité. Et moi j'ai perdu mon portable !

j'ai perdu mon portable !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 00:20

 

 

   Une émouvance -serre-moi !- à la poursuite des mots -serre-moi !- qui cognent,

                                            pour l'amour du ciel -serre-moi !-               

                               on n'est pas loin de soi-même dans la sidération.        

 

 

 

 

 

 

Et demain, on passe la frontière.
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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 11:40

Le monde est incroyable. On s'y perd. On a quelques bouées. On se noie quand même dans l'absurde humain du monde qui le devient de moins en moins.

Tous les systèmes sont atteints.

La République souffre, les partis se confusionnent, poreux au point de se diluer à la glue des misères, les religions se combattent, les hommes s'excluent les uns les autres. Jamais le bien commun n'aura été autant évoqué que durant ces derniers mois. Jamais vivre en sérénité n'aura été autant compliqué.

Les consciences sont agitées, le bien commun est un self-service.

C'est désormais "à la dernière minute" qu'il faut réagir ! Pour la bonne place et le bon prix. La furieuse fureur de vivre de James Dean est une ancienne morte ?    "A la dernière minute", on gagnera son petit profit, on gagnera... Au secours !   Un truc minable s'installe dans la tête...

A la dernière minute, faut pas rater l'occase !!!...

Mais... la dernière minute, de quoi ?

C'est quand ? Elle commence quand ? Il fait noir. La dernière minute me fout la frousse.

C'est laquelle de quelle heure ?

Je veux pas gagner. Je veux rien de tout ça.

"Rien, juste être merveilleuse !", je ne sais plus qui a dit ça.

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      On dansera la vie sur une corde

      ses noeuds, des broussailles,

      on croisera les doigts, ruelles et

      stationnements interdits 

      dans une rêverie en roue libre

      où accoster longtemps.

 

 

 

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Monotypes | Claude Bellan

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 12:14

Et puis ce jour danse, lentement, pour s'habituer et y croire.danse-buto-Marlene-Jobstl.jpg

Elle, Kristina, est enfin reconnue par un nom sur un papier.

Le papier ne bredouille pas,

il dit : "J'existe aux yeux du monde".

Et le ciel, d'un coup, ce matin, s'ouvre plus grand.

 

Je sais que beaucoup de gens seront à l'affût de la nouvelle,  s'en réjouiront absolument,
comme ils ont oeuvré absolument par leur soutien actif, affectif, attentif,
et c'est très bien ainsi, la vie qui soutient la vie.                                                                                         Photo | Marlène Jöbstl

 

 

 

 

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 09:22

calepin Lucie faire 001

 

Ne pas oublier :

 

le chargeur du caméscope

le chargeur du vapoteur

le chargeur du téléphone 

le chargeur de ronronnement

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