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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 07:06

12-novembre-2025-4-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On croit coller à un plus d'évidence, de qui on est. Une nature fragile. Une bougie qui brûle et change de couleurs. Des senteurs d'osmanthe, un flacon entrouvert "Rose imaginaire" acheté en pharmacie. Ou même.

Le café respire dans la tasse, respire aussi. Je vapote. Je tête une fumée pâle qui se dissout dans l'air sans trace. Un ruban à l'horizontal.

Dans lequel se blottir.

A double dose.

Le petit jour à l'épaule et mes yeux ne voient pas droit. Vient sur ses pattes de chat. Les pattes du chat respirent aussi. Les choses dans leur propre souffle. Une endurance de la vie, on dirait Attention fragile, double dose, s'il vous plaît ! S'il te plait.

Envie d'une phrase bancale, un peu ivre, une concordance des temps désaccordée aux marqueurs...du temps. Une cassure respiratoire.

Demain tape sur le vent tout à l'heure.    

Tout à l'heure demain tape.

Et le vent.

Ou même.

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:24

 

J'ai retrouvé, dans la poche d'un blouson en jean, un jeton de foire.

Je me souviens parfaitement de ce jour. Je vais rarement dans les foires. Mais je me souviens parfaitement de ce jour-là. Une blague que de se retrouver là un après-midi. Avec JM. Du n'importe quoi. Du bon n'importe quoi. On rit et on s'en fout. On s'était collés à une machine qui fait avancer des trucs immondes qu'on n'attrapera jamais. L'illusion de croire que c'est possible et de savoir que c'est très bête. Plaisir d'offrir, joie de recevoir.

Garder le jeton, on avait dit. Dans cette poche-là, on avait dit. Les poches poitrine de blouson en jean sont faites pour ne rien contenir.  Donc ce jeton avait été glissé là.

Il y est toujours.  

  Il a rejoint aujourd'hui, dans ma boîte à trésors, des petits carnets aux phrases,  et ce qu'en général on m'a donné, offert, ...de l'affectif caractérisé, ...des cartes, des mails imprimés fallait garder, des mots sur bouts de papier, des papiers qui parlent (tickets divers et datés, de bus de tram de métro), des bouts de vie, d'amour, gardé, des objets, très insignifiants parfois... comme un jeton de foire,

etc...etc... etc...

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:50

Aujourd'hui. En plusieurs tableaux.

 

1 Sort de la bouche. De là. Attendu.

Le symptôme à découvert.  "Coversyl" à la baisse. Toussera moins.

 

 

2 Pas demain. Tout se suite. Maintenant. Besoin d'un "oui". Ou autre.

C'est "oui".

 

 

3 Besoin d'un mot. Même si banal. Banal par exemple. Le mot "banal".

Alors ce sera celui-là qui manquera, si pas.

 

 

4 Un mot. Un seul. Sur le bout d'"on n'en sait rien." Tout un spectacle, en somme !", je lui ai dit. Elle a répondu :  "C'est juste à éprouver, l'accord d'un texte et du corps en ses mouvements."

 

 

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 22:47

Photo-083.jpg

 

 

Là. Ce sera là.

Assis sur un banc, peut-être, tu t'es demandé ce qu'il fallait écrire.

Assis sur un banc. A l'abri des regards.

Sinon, on pourrait savoir. A ton air. Un peu perdu. Ca se verrait.

Tu as posé la question. Répondu/pas répondu.

Ce qu'il était bien de dire. Et.

Comment le dire. Et.

Dire le comment quoi pour dire où.

Un lieu du dedans.

De l'émotion.

Le corps de l'émotion, dire comment, où et puis quoi.

 

Comme un p'tit feu de bois ou

des graines d'étoiles.

Alors, tu as promis.

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 20:46

1 janvier 2013. J'ai la grippe.  Coup de téléphone. Alors...

Je retrouve ces images et cette chanson dessous.

Je ne sais pas qui chante.

"Tourne avec moi" pour ce premier jour de l'année !

 

 

 

 

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 18:04

L'année à l'envers   Essai 1

Le texte est écrit avec les lettres à l'envers, en miroir

de façon linéaire.

 

Pɐɹɟoıs l,ɐuuéǝ ɔoɯɯǝuɔǝ nu qɹıu ɹǝuʌǝɹsɐuʇǝ' nu qɹıu ɔɥɐoʇıbnǝ' lǝ ɾonɹ 1 ǝsʇ nu pɹôlǝ pǝ ɾonɹ˙
bnɐup nu ʇɹnɔ péɹɐıllǝ' ɔ,ǝsʇ ʇonʇǝ lɐ ɾonɹuéǝ bnı snıʇ˙
ɐloɹs ɾ,ɐı péɔıpé ɐnɾonɹp,ɥnı pǝ ɔoɯɯǝuɔǝɹ à l,ǝuʌǝɹs˙
ɐ l,ǝuʌǝɹs nuǝ qouuǝ ɟoıs ǝʇ bn,ou ǝu ɟıuıssǝ˙
ɔoɯɯǝuɔǝɹ à l,ǝuʌǝɹs donɹ ǝu ɟıuıɹ ǝʇ˙

ʇonʇ ǝsʇ pǝʌɐuʇ˙ ou uǝ sɐıʇ dɐs bnoı ɐn ɾnsʇǝ˙ ɯɐıs pǝs ɟıls sǝ ʇıssǝɹouʇ' sǝ ɯêlǝɹouʇ' sǝ ʇoɹpɹouʇ ǝʇ ɹǝʇoɹpɹouʇ˙
ɔ,ǝsʇ çɐ bnı ǝsʇ ǝxɔıʇɐuʇ' ʌons ɯǝ pıɹǝz ¡
ɔǝɹʇǝs' ɯɐıs nuǝ ǝsdèɔǝ p,ɐuƃoıssǝ ɯollǝ ɯǝ dɹǝup lǝ ɔoɹds˙
ʇonʇ uǝ sǝɹɐ dɐs ɟééɹıbnǝ' ou lǝ sɐıʇ qıǝu˙
pouɔ' "ɾǝ lǝ sɐıs qıǝu' ɯoı ɐnssı ¡"
ıl ʎ ɐ pǝs sıƃuǝs bnı lǝ sıƃuıɟıǝuʇ˙ ɔǝnx bnı oɹuǝuʇ lǝ ʌısɐƃǝ uǝ souʇ dɐs ʇɹès ƃɹɐʌǝs : ɔ,ǝsʇ pǝ lɐ ʌıǝ bnı ɐ dɐssé ǝʇ lɐıssé sǝs ʇɹɐɔǝs pǝ lɐɹɯǝs' pǝ ɹıɹǝs' p,ɐqɐupou' pǝ sılǝuɔǝs' p,ɐʇʇǝuʇǝs' p,ıubnıéʇnpǝs˙˙˙ nu ɔɥǝɯıu p,éɯoʇıous ʌɐɹıéǝs bnı uons ɟɐıʇ êʇɹǝ ǝuɔoɹǝ là' ǝuɔoɹǝ pǝqonʇ' ɯêɯǝ ʌɐɔıllɐuʇs
˙˙˙ ɯɐıs pǝqonʇ' ɐʌǝɔ nuǝ ɟonʇnǝ ǝuʌıǝ p,êʇɹǝ là ǝʇ pǝ ʌıʌɹǝ'
nuǝ ɟonʇnǝ ǝuʌıǝ bnı sǝ ɟǝɹɐ lɐ qǝllǝ pǝ ʇǝɯds ǝu ʇǝɯds ǝʇ ɔǝ uǝ sǝɹɐ dɐs ǝuɔoɹǝ ʇɹès ƃɹɐʌǝ' ou lɐ ɹɐʇʇɹɐdǝɹɐ qıǝu' ou ǝssɐıǝɹɐ˙˙˙ pouɔ ɾ,ǝssɐıǝɹɐı˙

ɾǝ pıs çɐ donɹ ɯoı' ɯɐıs˙˙˙ l,ɐnʇɹǝ' lǝs ɐnʇɹǝs' ɔǝ bn,ou uǝ ɯɐîʇɹısǝɹɐ ɾɐɯɐıs' dɹıs ɐn dıèƃǝ'
ɐn dıèƃǝ pǝ qnllǝs pǝ ɔɥɐɯdɐƃuǝ bnı ɹǝɯouʇǝuʇ pɐus lɐ ƃoɹƃǝ ɔoɯɯǝ lǝ louƃ pǝs dɐɹoıs p,nu ʌǝɹɹǝ à dıǝp' nuǝ ɯéɯoıɹǝ lıqéɹéǝ ɐnɾonɹp,ɥnı dɐɹɔǝ bn,ou ǝsʇ lǝ 1' ɾnsʇǝɯǝuʇ lǝ 1˙˙˙
ɐʌǝɔ nuǝ snıʇǝ pǝ ɔɥıɟɟɹǝs bnı ɟǝɹouʇ pǝs uoɯqɹǝs pǝɹɹıèɹǝ lnı' bn,ou ʌonpɹɐıʇ sı qǝɐnx ǝʇ lnɯıuǝnx˙˙˙
onı ɔ,ǝsʇ çɐ' nu ɔɥǝɯıu ʇoɯqé pǝs unǝs' pǝs dǝʇıʇs ɔɐıllonx lnɯıuǝsɔǝuʇs' nuǝ qonƃıǝ ɯɐƃıbnǝ'
on nuǝ lɐɯdǝ pǝ ɔonlǝnɹs' pn qlǝn bnı dɐssǝ ɐn ʌǝɹʇ' bnı dɐssǝ ɐn ɹonƃǝ' ɐn ʇɐɯıs pǝ l’œıl bnı s,ıuʌǝuʇǝ nu dɐʎsɐƃǝ ponɔǝnɹ˙˙˙

lɐ dǝʇıʇǝ dǝnɹ ɐɹɹıʌǝ ponɔǝɯǝuʇ ɐloɹs˙˙˙

bn,ǝu sǝɹɐ-ʇ-ıl
pǝ uos ɔœnɹs ¿

qouuǝ ɐuuéǝ 2013 à ʇons ɔǝnx bnǝ ɾ,ɐıɯǝ ¡

 

L'année à l'envers   Essai 2

 

Le texte est écrit, dans son entier (lignes et lettres) à l'envers. Commencez donc par la fin,  

si vous avez du temps à perdre !

 

¡ ǝɯıɐ,ɾ ǝnb xnǝɔ snoʇ à 3102 ǝéuuɐ ǝuuoq

¿ sɹnœɔ sou ǝp
lı-ʇ-ɐɹǝs uǝ,nb

˙˙˙sɹolɐ ʇuǝɯǝɔnop ǝʌıɹɹɐ ɹnǝd ǝʇıʇǝd ɐl

˙˙˙ɹnǝɔnop ǝƃɐsʎɐd un ǝʇuǝʌuı,s ınb lıœ’l ǝp sıɯɐʇ nɐ 'ǝƃnoɹ nɐ ǝssɐd ınb 'ʇɹǝʌ nɐ ǝssɐd ınb nǝlq np 'sɹnǝlnoɔ ǝp ǝdɯɐl ǝun no
'ǝnbıƃɐɯ ǝıƃnoq ǝun 'sʇuǝɔsǝuıɯnl xnollıɐɔ sʇıʇǝd sǝp 'sǝnu sǝp éqɯoʇ uıɯǝɥɔ un 'ɐç ʇsǝ,ɔ ıno
˙˙˙xnǝuıɯnl ʇǝ xnɐǝq ıs ʇıɐɹpnoʌ uo,nb 'ınl ǝɹèıɹɹǝp sǝɹqɯou sǝp ʇuoɹǝɟ ınb sǝɹɟɟıɥɔ ǝp ǝʇıns ǝun ɔǝʌɐ
˙˙˙1 ǝl ʇuǝɯǝʇsnɾ '1 ǝl ʇsǝ uo,nb ǝɔɹɐd ınɥ,pɹnoɾnɐ ǝéɹéqıl ǝɹıoɯéɯ ǝun 'pǝıd à ǝɹɹǝʌ un,p sıoɹɐd sǝp ƃuol ǝl ǝɯɯoɔ ǝƃɹoƃ ɐl suɐp ʇuǝʇuoɯǝɹ ınb ǝuƃɐdɯɐɥɔ ǝp sǝllnq ǝp ǝƃèıd nɐ
'ǝƃèıd nɐ sıɹd 'sıɐɯɐɾ ɐɹǝsıɹʇîɐɯ ǝu uo,nb ǝɔ 'sǝɹʇnɐ sǝl 'ǝɹʇnɐ,l ˙˙˙sıɐɯ 'ıoɯ ɹnod ɐç sıp ǝɾ

˙ıɐɹǝıɐssǝ,ɾ ɔuop ˙˙˙ɐɹǝıɐssǝ uo 'uǝıq ɐɹǝdɐɹʇʇɐɹ ɐl uo 'ǝʌɐɹƃ sèɹʇ ǝɹoɔuǝ sɐd ɐɹǝs ǝu ǝɔ ʇǝ sdɯǝʇ uǝ sdɯǝʇ ǝp ǝllǝq ɐl ɐɹǝɟ ǝs ınb ǝıʌuǝ ǝnʇnoɟ ǝun
'ǝɹʌıʌ ǝp ʇǝ àl ǝɹʇê,p ǝıʌuǝ ǝnʇnoɟ ǝun ɔǝʌɐ 'ʇnoqǝp sıɐɯ ˙˙˙
sʇuɐllıɔɐʌ ǝɯêɯ 'ʇnoqǝp ǝɹoɔuǝ 'àl ǝɹoɔuǝ ǝɹʇê ʇıɐɟ snou ınb sǝéıɹɐʌ suoıʇoɯé,p uıɯǝɥɔ un ˙˙˙sǝpnʇéınbuı,p 'sǝʇuǝʇʇɐ,p 'sǝɔuǝlıs ǝp 'uopuɐqɐ,p 'sǝɹıɹ ǝp 'sǝɯɹɐl ǝp sǝɔɐɹʇ sǝs éssıɐl ʇǝ éssɐd ɐ ınb ǝıʌ ɐl ǝp ʇsǝ,ɔ : sǝʌɐɹƃ sèɹʇ sɐd ʇuos ǝu ǝƃɐsıʌ ǝl ʇuǝuɹo ınb xnǝɔ ˙ʇuǝıɟıuƃıs ǝl ınb sǝuƃıs sǝp ɐ ʎ lı
"¡ ıssnɐ ıoɯ 'uǝıq sıɐs ǝl ǝɾ" 'ɔuop
˙uǝıq ʇıɐs ǝl uo 'ǝnbıɹééɟ sɐd ɐɹǝs ǝu ʇnoʇ
˙sdɹoɔ ǝl puǝɹd ǝɯ ǝlloɯ ǝssıoƃuɐ,p ǝɔèdsǝ ǝun sıɐɯ 'sǝʇɹǝɔ
¡ zǝɹıp ǝɯ snoʌ 'ʇuɐʇıɔxǝ ʇsǝ ınb ɐç ʇsǝ,ɔ
˙ʇuoɹpɹoʇǝɹ ʇǝ ʇuoɹpɹoʇ ǝs 'ʇuoɹǝlêɯ ǝs 'ʇuoɹǝssıʇ ǝs slıɟ sǝp sıɐɯ ˙ǝʇsnɾ nɐ ıonb sɐd ʇıɐs ǝu uo ˙ʇuɐʌǝp ʇsǝ ʇnoʇ

˙ʇǝ ɹıuıɟ uǝ ɹnod sɹǝʌuǝ,l à ɹǝɔuǝɯɯoɔ
˙ǝssıuıɟ uǝ uo,nb ʇǝ sıoɟ ǝuuoq ǝun sɹǝʌuǝ,l ɐ
˙sɹǝʌuǝ,l à ɹǝɔuǝɯɯoɔ ǝp ınɥ,pɹnoɾnɐ épıɔép ıɐ,ɾ sɹolɐ
˙ʇıns ınb ǝéuɹnoɾ ɐl ǝʇnoʇ ʇsǝ,ɔ 'ǝllıɐɹép ɔnɹʇ un puɐnb
˙ɹnoɾ ǝp ǝlôɹp un ʇsǝ 1 ɹnoɾ ǝl 'ǝnbıʇoɐɥɔ uıɹq un 'ǝʇuɐsɹǝʌuǝɹ uıɹq un ǝɔuǝɯɯoɔ ǝéuuɐ,l sıoɟɹɐd

 

"L'année à l'envers", ça suffit !!!

Parfois l'année commence un brin renversante, un brin chaotique, le jour 1 est un drôle de jour.
Quand un truc déraille, c'est toute la journée qui suit.
Alors j'ai décidé aujourd'hui de commencer à l'envers.
A l'envers une bonne fois et qu'on en finisse.
Commencer à l'envers pour en finir et.

Tout est devant. On ne sait pas quoi au juste. Mais des fils se tisseront, se mêleront, se tordront et retordront.
C'est ça qui est excitant, vous me direz !
Certes, mais une espèce d'angoisse molle me prend le corps.
Tout ne sera pas féérique, on le sait bien.
Donc, "je le sais bien, moi aussi !"
Il y a des signes qui le signifient. Ceux qui ornent le visage ne sont pas très graves : c'est de la vie qui a passé et laissé ses traces de larmes, de rires, d'abandon, de silences, d'attentes, d'inquiétudes... Un chemin d'émotions variées qui nous fait être encore là, encore debout, même vacillants
... mais debout, avec une foutue envie d'être là et de vivre,
une foutue envie qui se fera la belle de temps en temps et ce ne sera pas encore très grave, on la rattrapera bien, on essaiera... Donc j'essaierai.

Je dis ça pour moi, mais... l'autre, les autres, ce qu'on ne maîtrisera jamais, pris au piège,
au piège de bulles de champagne qui remontent dans la gorge comme le long des parois d'un verre à pied, une mémoire libérée aujourd'hui parce qu'on est le 1, justement le 1...
avec une suite de chiffres qui feront des nombres derrière lui, qu'on voudrait si beaux et lumineux...
Oui c'est ça, un chemin tombé des nues, des petits cailloux luminescents, une bougie magique,
ou une lampe de couleurs, du bleu qui passe au vert, qui passe au rouge, au tamis de l’œil qui s'invente un paysage douceur...

la petite peur arrive doucement alors...

Qu'en sera-t-il
de nos cœurs ?

Bonne année 2013 à tous ceux que j'aime

et à tous ceux-là qui embellissent ma vie !

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 02:01

plumes.jpg

 

Des feuilles tombées des arbres

dans la cour

quelques plumes, du coton

des poches en transparence 

des mots dedans, nécessaires,

enfin visibles, au bout d'eux-mêmes si ça se pouvait

à balancer à la tête des gens

un monde d'enfance comme on voudrait 

aurait bien voulu

des bras grands

et puis même... même si...

même...

le chat a rapporté une plume

une autre accrochée à ma veste

je suis un oiseau alouette ! des plumes sur ma batterie !

et ma tête et ma tête !

une boîte, des bulles de mots dedans

visibles enfin

à balancer en confettis

tombés des arbres

dans la cour

 

- Ca dure combien de temps la batterie d'une étoile ?

 

 

 

 

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 19:18

Photos | Dominique Boudou

à Château Lemoine

 

Chateau-Lemoine--mon-poizeau--debut-decembre-2012-041.JPG

Chateau-Lemoine--mon-poizeau--debut-decembre-2012-018.JPG

 

Chateau-Lemoine--mon-poizeau--debut-decembre-2012-040.JPG

 

 

 

 

 

 

C'est d'abord une cage de pierres

 

d'où s'échappent une trouée  de ciel

et des herbes mauves

 

une japonaiserie d'épis poussés

 

Chateau-Lemoine--mon-poizeau--debut-decembre-2012-010.JPG

 

entre des pierres

 

 

Il faut lever la tête

élever le regard

le long d'un tronc

suivre l'écorce

 

jusqu'au fouillis

des cheveux

 

 

des noeuds près du cou

la tête bascule avec sa masse

vers l'avant

 vers la terre

et  l'isolement des yeux

des chemins autour de la maison

des pas

Chateau-Lemoine--mon-poizeau--debut-decembre-2012-076.JPG

comptés

des gouttes longues

un parcours  silencieux dans les jambes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:11

photo-1.JPG

 

Es-tu atychiphobe ? Atélophobe ? Pantophobe ou phobophobe ?

Est-ce que l'idée de l'échec te fait trembler ? Redoutes-tu l'imperfection? Est-ce que tu t'effraies de tout ou as-tu peur d'avoir peur ?

Mots savants qu'on s'empressera d'oublier...

Mais, il conviendra, si c'est possible, en cette année neuve qui s'approche, d'apprendre patiemment le dépouillement, "le terminus des prétentions" dit Audiart.

Parce que rien n'est linéaire, et ne suit la ligne droite, mais  évoque davantage une ligne de sorcière,

en regard des autres, en regard des drames, en regard de la détresse... Ne pas se dire :

L'existence est triste. Dire plutôt :"En ce moment, je ressens de la tristesse."

L'existence est bonheur. Dire plutôt : "En ce moment, je ressens de la joie."

L'existence n'a pas de sens. Dire plutôt : "Il se pourrait qu'elle puisse en avoir un et alors pour moi, cela signifierait que..."

 

Enfin s'emplir ni d'espoir, ni de crainte, ni de leurre... Mais vivre au plus du mieux, ET faire, être libre au mieux du plus,

comme nous étions faits pour...

 

"N'oublie pas, Brigitte, m'écrit Robert, N'oublie pas: nous nous soignons et nous nous tenons debout non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour ceux qui
ont besoin de nous."

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 20:43

Magnifique !

Cette voix

qui dit ce qui reste de chemin à parcourir, pour eux,

mes amis, mes enfants, mes enfants...

et pour tous les autres en errance...

...Alors le reste, tout le reste qui n'est pas l'essentiel humain,

tout ce qui demeure en deça de l'émotion,

dans les comptes à régler, dans ce qui est ignoré

(comme chacun de nous ignore bien souvent ce qui se trame dans les heures de l'autre)

... Alors le reste, tout le reste

hors du champ du sensible,

hors du chant,

un moment n'existe pas.

 

 

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