Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Il y a peu de temps, j'ai vu les petites citations inscrites en bas de chaque page de mon agenda. A l'encre bleue très pâle, une sorte d'eau de pluie très sympathique, presque invisible.
Depuis, je les lis et je relève quelques phrases, ici et là.
Celle-ci par exemple de mardi, hier, de André Maurois, que je trouve fort juste, (enfin j'espère aussi qu'elle est vraie) :
"Ce que les hommes vous pardonnent le moins, c'est le mal qu'ils ont dit de vous."
Puis celle d'aujourd'hui, de Voltaire, assez judicieuse :
"Les bavards sont les plus discrets des hommes, ils parlent pour ne rien dire."
Enfin, je reviens en arrière, à lundi, à celle de William Butler Yeats, sur laquelle on pourrait tirer des fils et ergoter, et penser, et s'interroger, et proposer des pistes de réflexion, réfléchir quoi ! :
"Dans les rêves commence la responsabilité."
Je la trouve bien intéressante cette phrase. Tiens, me voilà bien pensive tout à coup !
Comme ce jour-là, à la Maison des Femmes à Bordeaux, où je faisais une lecture. A se demander parfois ce qu'on fait là !
Alors je rêvais, je rêvais, je rêvais... Ce n'est donc jamais de la passivité qui se colle ou se décolle de soi.
Le cerveau rêve pour se détendre et éliminer ses tensions. Simple comme truc, mécanique, hygiénique, mais qui ne va pas très loin dans la compréhension du phénomène extra-ordinaire. Parce que c'est quand même extra-ordinaire ce qu'on vit chaque nuit, dans ses limbes !
Et là, dans cette eau des rêves, un concentré de soi se dépose. Y'a plus qu'à touiller !!!!