Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Et pour aller avec le moment poétique partagé d'hier, un petit signe aujourd'hui. Pour moi. J'ai connaissance d'une chronique en ligne Un éditeur, un regard, de Jean-Luc Maxence, Le Nouvel Athanor, de mon livre "Seulement la vie, tu sais". Et c'est seulement bonheur, c'est tout .
http://lenouvelathanor.com/nouvelle-lanterne/108-nouvelle-lanterne-7
"Brigitte Giraud l'avoue dès la page 8 de son recueil : « Je ne sais pas où saisir le silence ». Face aux murs de la vie recluse, devant la peur des couloirs et les ponts suspendus à des fils d'acier, « retenu à la terre par presque rien, l'auteure espère que le tout est relié à tout, mais « les émotions ricochent sur le ciment » et le vertige guette quand il s'agit de choisir dans l'immensité des carrefours...
« Nos corps sont défaits.
On ne sait pas la frontière
Du flux du reflux.
On ne la voit pas.
On se tient dedans.
On se tient . »
Pour Brigitte Giraud, tout se joue à fleur de peau. Dans la ville, « La ligne droite est une illusion de l'œil ».On se demande à quoi sert l'amour. « Un train contre un tram sur l'échangeur des sentiments ». Et dans ces entrelacs de fils, il faudra garder espérance. C'est-à-dire « croire au combat obstiné du soleil sur la langue, la mort, mille et une fois, battue à pique. ». Brigitte Giraud ? Une voix tragique qui voudrait « soulever la peau du monde » et y parvient parfois."
Brigitte Giraud, Seulement la vie, tu sais
Éditions Rafael de Surtis, 2012
15 €