Il y a 29 ans, le 29 octobre 81, Georges Brassens mourait.
Cet homme atypique, qui dégustait la langue et savait aussi la tirer à la pensée bête, convenue et toujours dans les clous, méchante et moralisatrice. Sa morale était celle de l'élégance généreuse et créatrice des poètes. Il a chanté ses textes par défaut, lui, il voulait écrire et c'est ce qu'il a fait. Il n'avait ni le physique ni la voix des yéyés, encore moins des rockeurs, mais ses mots ont occupé une place majeure dans la chanson française : leur exigence, leur justesse et leur beauté ne pouvaient s'ignorer. Ce bonhomme simple et généreux de Sète n'aura plus jamais mal aux dents, mais il manque lui aussi.