Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
C'est ça. Un chuchotement. D'abord presque inaudible.
Un suintement de voix qui, faiblement, bat.
Une voix off bat toujours, une palpitation cardiaque inaliénable,
la vie qui s'écoute,
s'écoule,
s'égoutte.
Ce qui résiste au bord du toit.
Voilà que me reviennent ces mots :"S'il le faut, marche au bord des toits !"
J'écoutais ce texte de Jean Genet, chanté par Marc Ogeret ou Hélène Martin, pour l'émotion de ces seuls mots-là, qui retentissent encore et différemment.
Si simple ! "S'il le faut, marche au bord des toits..."
Il existe des voix off de diverses natures. La chanson n'a rien à voir avec certaines d'entre elles.
Parce que depuis trois jours, j'en sais une autre, une autre voix off, d'une justesse terrible, la justesse de celle de Claire Massart, de ses mots, portés par la grande comédienne québécoise Françoise Fauchet, une autre voix off, d'une douleur vive de l'amour qui pouvait s'écrire, faire cela, écrire à voix blanche, éperdue, le papier effleuré, un souffle sur des cheveux pour qu'ils tremblent...Peut-être en reparlerons-nous bientôt...