Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Merci, merci à Isabelle Lagny de m'avoir offert ce livre. Je voulais en parler depuis longtemps...
Parfois les mots peuvent manquer. Manquent.
Ce sont eux, les mots du livre qui n'en finissent pas de parler...
...et retentir, se fracasser contre le mur de ses émotions, et les piler, les émietter et projeter des lampes sur ce qu'on sait de soi, sur ce qu'on sent, sur ce qui ne se dit pas à qui ne veut pas entendre.
Les émotions sont les symptômes les plus justes de soi-même. Comment comprendre si on s'éteint à l'éprouvé ? Et à l'épreuve ?
"Le coeur régulier" est le constat du malentendu, du mal-entendu, même quand on ne le voulait pas et que la vie échappe.
"Vu de loin, on ne voit rien", disait Nathan. Et la vie de l'autre devient étrangère et jusqu'à la falaise, et jusqu'à la chute... Celle de l'autre et la sienne.
Ce livre'est l'histoire d'une chute.
Ce livre est la chute. Qui a lieu. Une lucidité de la chute. Le ravage de la chute.
"J'ai parlé en les regardant. J'ai parlé en pensant à Nathan, à sa mort, à ma propre vie, à ses derniers mois, ses dernières années. Je m'étais tellement trompée. Sur tout. Sur chacun. Sur moi. Toutes ces années, je m'étais tellement échinée à me perdre, à me fondre dans le décor, à me noyer dans la masse. Je m'éatis noyée tout court."