Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Allez venez ! On va monter les marches, se tenir à la rampe si l'on veut, suivre les affiches...
Pour la dernière soirée de ce "Printemps des Poètes", où Demandez l'impossible... Demandez l'impossible... ben oui, Demandez l'impossible est affaire de capacité à s'extraire du marécage quotidien pour atteindre à quelques hauteurs de mots, de langue, et de texture.
Pour se coltiner le monde.
On monte les marches.
On se décolle.
François Mauget nous attend avec les comédiens, les musiciens, ... Le théâtre des Tafurs est là, quoi !
Et "chercher une lime pour scier les barreaux d'une société qui m'emprisonne". Tiens, ça tombe bien, Anise Koltz était à l'honneur avec Sophie Loizeau !

D'ici,
on voit la scène.

Cabine de la régie, en surplomp du plateau : la scène.
A l'intérieur d'un aquarium géant.
Ici, le silence s'orchestre.
Même le silence.
La table de mixages et puis... et puis regardez....
Mais regardez ça... :
un jeu d'orgue !
Magnifiques ces mots-là, non ?
Des poussoirs accordés à des tuyaux qui font danser le son, dans ses harmonies et ses vibrations.
Vincent... Pourquoi ne lui ai-je pas demandé son nom ?
Vincent est seul aux manettes des agencements et des réglages lumières et sons.
Sans lui, imaginez un peu... !
Sans lui,
pas d'échos des bruitages de voix off chuchotées,
pas de souffles perdus au bout du microphone,
pas d'émeutes rentrées au fond des gorges du clavier électrique de la glotte,
pas de mécanismes amplifiés de la langue adossée aux dents entre lesquelles la voix se déplace, se froisse, et cogne,
...cogne sur le défilement des cartes perforées de l'air,
posé plus tard sur l'étagère.
Sans lui,
pas de sons
pas de lumières
et... non plus,
pas de noir !