Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
J'ai marché dans Barcelone les pieds nus. La lanière de ma chaussure a lâché. Une chance finalement. Du chaud sous mes semelles de peau.
Chaud, l'asphalte. Chaud.
Les Ramblas. C'est dimanche. Magasins ouverts. Des oiseaux. Peu d'oiseaux. On nous avait dit qu'il y en aurait. Mais non !
Des gens, plein de gens, trop de gens. Jusqu'au malaise des gens. Overdose des gens.
Mettre une grille entre eux et moi.
Et puis un musée. Ouf ! Un musée. L'art contemporain pour conduire et remettre d'équerre.
Des oeuvres de Tapiès ,
de Eric Baudelaire
de Juan Munoz,
une tension entre objets, paroles images et sujets.
L'après -guerre et une sensibilté esthétique.
Ce qui se métamorphose, expérience poétique, créatrice, ce qui sauve de la banalité du monde.
Ce qui rassemble sur l'essentiel humain et l'incommensurable du vivant.
Le reste, moi je m'en fous !
Je pense à toi.