Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Un peu d'hystér
ie, ou je ne sais quoi... Plutôt une nervosité, un chat sur les nerfs, sa névrose de conversion comme chapeau sur la tête ou épingle à tes cheveux, un rire qui se tend vers moi, des notes chantonnées au Poquelin Théâtre "dis-moi que tu es belle, la, la, la...", et je ne connais pas cette chanson, ou je l'ai oubliée !
Bon, on rit, on s'amuse, les doigts devant les yeux et une complicité de collégiennes qui se moquent de l'air du temps et de l'avenir, et des légèretés à avoir, ou à ne pas avoir, parce que le compliqué, ça a du bon, celui qui se fait croire à du vivant qui tremble, sans trop effriter ses murailles, on se dit ... Un peu mais pas trop, parce que le salpêtre, ça étouffe, ça empêche de respirer...
"La bonne hystérie" que t'adores, mais alors, "y'en a que je ne sup-por-te pas", tu dis, et on se marre comme deux baleines en se fumant une clope que tu m'allumes à ton briquet en plein vent.
Ca pourrait bien être toi, celle avec qui partager une cigarette !
Ah, le théâtre ! Les mailles au travers de la trame, et mes points de côté quand je cours au jardin d'un vieil Eden de banlieue sur Garonne.
On joue, on joue, on joue à se jouer de soi-même, tiens !
Même qu'un mec se tire la peau vers le haut des tempes, parce que vieillir lui fait horreur,
même que les mots sont des accroches et les accroches sont aussi des échardes,
même que les ongles noircissent quelquefois à taper trop fort dessus,
mais ils ne tombent pas tout de suite...
Non, ils repoussent seulement autrement,
font une sorte de vague encornée sur la peau,
une trace de blessure, un relief de la vie,
un reste, quoi !