Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Tu te souviens que tu avances longtemps
dans le passage,
des ombres devant toi, des silhouettes, un corps,
"aveugle", tu dis, à assembler, vaille que vaille,
les pièces d'un lego.
Tu vides le mouvement des mains sur la table,
des sacs de mains,
tu allèges tes paumes.
Tu attrapes à l'épuisette
des baisers, des bouts de monde.
Tu voudrais apprendre ce qui tient dans les songes.
Les lisières de la nuit et du jour
chiffonnent un continent oublié quelque part, tu ne sais pas où,
un immense campement dans un souffle.