Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Tout, dans la nuit en tumulte de pluie.
Tout, planté dans la pulpe des doigts.
Tout, au vent des amers volés, cramèche !
Tout, ténébreux aux paupières cassées des mots en gré.
Tout, du faux martini dans le jardin fleuri d'arbres de soies grises.
Tout, sur la pellicule du train qui ébouriffe la neige.
Tout, des clopes roulées aux gerçures.
Tout, "ça va bien comme toujours" au coin de la rue du coin aux fleurs.
Tout, le chassé/croisé, l'embellie dans une fontaine chassée, plouf !
Tout, d'elle-même la peine qui ne s'invente pas.
Tout, à l'imprévue de la bifurcation des atomes.
Tout, pour la fumée en tête de gondoles,
le surplis aux fenêtres, un collage de cailloux,
le bras du fleuve agrandi, on dirait.
Tout, les coups de heurtoir à 5h du matin à la porte du bas.
Tout mêlé mais,
pas confondu.
Tout raté.
Tout.
Tout, même pas grave le rendez-vous attendra.
Tout, résistant à l'heure, y croire, y croire... et que cet instant en moi s'implante !
Tout, pour la clé.
Tout, cette peur dans la première allée encore telle que.
Tout, croisé.
Tout, plié en quinze les yeux
et le monde,
et sur l'écran, des mots en rade...