Sous la ville, une terre aveugle, un chemin nu, des pierres. Tu marches dans les rues, sous les néons blancs. Mouvements de tes jambes, de tes bras. Une ronde, un geste comme une marée, une lumière, du silence. Tu ne vois même pas l'horizon. Tu l'imagines peut-être. Ici, c'est tout ce que tu peux faire. Tu fermes les yeux. Tu fais le vide. Tu maisses venir les images, se former les mots, s'ouvrir le livre.
Tu marches comme un homme ivre. La terre, ici, a une peau moite, blanche et poudrée. Du sable.
Tu fais attention à ne pas tomber. L'immensité te porte, on croirait. Parfois, de justesse, tu te raccroches à rien.
Lieu d'absence.
Tu ouvres la bouche et tu aspires l'humidité du ciel, de la terre ? Tu ne sais plus.
Tu dis qu'on croirait le désert. A cause du vent et des herbes qui bougent. De l'immobilité de la pierre, et de son silence. Tu sais pourtant que ce n'est pas vrai. L'eau, ici, s'accouple au ciel, il n'y a pas de frontière, seulement des lignes qui se déplacent et qui flottent : un voile noué de vapeurs et d'écume.
Tu ne sais pas ce qu'il y a derrière le livre. Une empreinte de ta vie. Une trace de toi-même. Une manière d'écriture.
Tu marches comme si tu alignais des mots à la surface du monde.
Tous les jours tu te dis que tu écris un livre invisible dans l' éternité fragile de la pierre qui s'effrite...
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Merci Caro. Il est bien joli ton com. Tenons-nous alors là, sur l'écorce du monde.<br />
Bonweek-end à toi.<br />
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S
Saravati
25/03/2010 23:04
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Dans quels mondes vivons-nous chacun enfermé entre les barrières que nous créons au fur et à mesure du temps ? Mais que des mots s'alignent et créent des ponts ...<br />
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Oui, que des mots émergent du sable...<br />
Tu as lu mon texte sur Salah al Hamdani ?<br />
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S
Saravati
25/03/2010 10:05
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Je suis toute imprégnée de cette ambiance.<br />
Avant de commenter, je voulais te demander s'il n'y avait pas erreur de frappe : Tu maisses venir les images (tu laisses ?) Tu peux effacer mon com, à très bientôt, bisous.<br />
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Oui, tu as raison , tu "laisses" venir les images, c'est quand même mieux !<br />
bonne soirée avec pluie, Saravati.<br />
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H
Horatio
23/03/2010 23:25
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Tiens, ça me rappelle une chanson que chantait ma mère. Une chanson de Gloria Lasso : "C'est l'histoire d'un amour, absolu, éternel, qui ne connaît ni le bien, ni le mal..." Bon, faut essayer de<br />
trouver ça sur le net.<br />
Je t'enverrai le livre, Brigitte, dès qu'il sera publié... Quelque chose du "Portrait de Dorian Gray", un peu aussi. Bref, une drôle d'histoire.<br />
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jE COMPTE BIEN TE LIRE,<br />
je compte bien te lire bien !<br />
Une drôle d'histoire, tu dis ? fonce!!!!!<br />
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H
Horatio
23/03/2010 19:38
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Justement, j'écris comme un livre qui s'effrite en ce moment... Mais c'est un miroir, et peu à peu l'image s'efface. Un histoire à rebours...<br />
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Un miroir dont l'image s'efface... Et une autre apparaîtrait alors... Ou est-ce l'histoire d'un effacement DU LIVRE DANS LE LIVRE ?<br />
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