Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
J'ai reconnu l'écriture, mais ça se pouvait pas. J'ai reconnu la voix, dans les mots, mais ça se pouvait pas. Dans les mots non plus, ça se pouvait pas. Pas non plus. Reconnaître quand même dedans quelque chose. De soi déposé où on ne savait pas encore....
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Le nez au vent, c'est tout. Au vent des rues où je passe... Une ombre, une hallucination, une attaque de paranoïa, va savoir ! Je suis là et pas là. Où je suis. Passer n'a pas beaucoup d'importance. Une tension écroulée, tombée d'une grue à pinces. Folles...
Lire la suiteTout, dans la nuit en tumulte de pluie. Tout, planté dans la pulpe des doigts. Tout, au vent des amers volés, cramèche ! Tout, ténébreux aux paupières cassées des mots en gré. Tout, du faux martini dans le jardin fleuri d'arbres de soies grises. Tout,...
Lire la suiteGrosses gouttes de pluie soudaines. C'est tonnerre. Un train de marchandise passe. On croirait, dit-elle, un train des Andes. Boiseries et couleurs vives. L'enfant veut le voir. Je le porte très haut. Satisfaire les yeux pour un sourire, une gravité aussi,...
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Mots en ressaut. Mémoire radoteuse. Ricochets sur les murs, les vitrines, les vêtements pendus dans les vitrines. Ou sur les fils à linge des balcons quand on passe en voiture dans la cité et qu'on lève la tête. On sait l'ombre de grands bras dans les...
Lire la suiteComment c'est possible que ça tienne debout l'architecture de Barcelone, le tohu-bohu des formes, les désarticulations des piliers en ogive qui s'éparpillent en fleurs, et puis ces anges agrippés au mur ? Comment ça tient debout ? On ne sait, on ne comprend...
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Dans le grand sac du "tout', il a ces "petits riens", ce qui n'est pas rien ! Le sens en tous sens, et les mots et les yeux dans leur biais. Puis "tout", le monde, contenu là dans un "rien", un geste, un regard, un silence. "Tout", concentré dans un moment...
Lire la suiteMélancolie, mélancolie... "Tu étais de l'autre côté de la mer Tu n'as jamais vu la mer, peut-être, de l'autre côté des campements et des feux."
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oeuvre picturale | Mark Rothko Va, tout va bien, va cloche-pied clownesque des pluies orange, il pleut va, tout va, matière endémique des nus d'oiseaux, squelettiques et bien, va, trémière des rosaces aux portes, des grilles griffues de gniac tout va...
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