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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 00:00

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Avant de partir (prendre un train plutôt qu'un tram), j'imagine ces longs rubans de ferraille qu'on appelle "chemins de fer",  posés en araignée sur la carte de France.

"Chemin de fer", j'aime bien ces mots-là, très imagés, conviant d'autres images encore.

Un diaporama de paysages à travers la vitre, Paris au bout du film.

Une circulation des voies à plusieurs entrées et sorties, un écran dans les gares, des heures inscrites au tableau des arrivées et des départs,  trouver sa ligne noire sur blanc, "ici" et "là-bas", Bordeaux/Paris, des noms reliés par un imaginaire apprivoisé, qui sonnent juste à l'oreille, font  qu'une unité : la désignation d'un voyage tenu par  un seul mot, qui dit plus long que le bras du transbordeur, près de Rochefort.

Le quai d'une rive de gare

donnant sur le quai d'une autre rive

d'une autre gare.

 

Et toute la géographie des routes dans les yeux.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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commentaires

@giulio 19/08/2010 20:02


Transmets-leur toute ma sympathie, Brigitte et, de grâce, ne suggère à personne de fermer les yeux, jamais, enfin, disons, sauf pour dormir et dans certaines circonstances, quand les gouzigouzous
sont vraiment trop électriques.


brigitte giraud 20/08/2010 12:03



J'ai transmis. Ils espèrent te voir bientôt et partager le verre de l'amitié avec toi, oui, oui.



@giulio 19/08/2010 13:33


Jeune, j'adorais les trains, autant j'abhorre ces imitations d'avions qu'ils sont devenus. Tiens Brigitte, voilà un petit extrait de ma bio (reste encore à publier... à titre posthume?):

"Durant plus d'un siècle CFF, CFB, SBB, FSI, DBB et consorts ou prédécesseurs aux engins fumants et sifflants furent les plus brillants et romantiques entremetteurs des deux mondes.
Dans les entrailles cloisonnées de leurs processionnaires d'acier ne manquaient jamais jeunottes, jeunes mamans ou mystérieuses dames à voilette, disposées à tailler une bavette ou à s'en laisser
conter.
Sur la terre ferme souvent fières, voire distantes et froides, ces dames ou demoiselles devenaient presque toujours abordables et se voyaient souvent, en effet, abordées.
Qu'elles eussent laissé derrière elles sur le quai un petit ami agitant la main ou le mouchoir, un mari inquiet (seulement pour sa santé, ou celle des enfants, bien entendu) ou une mère débitant
ses recommandations, avait peu d'importance. À peine refermée la vitre des adieux, elles glissaient dans une autre dimension. Plus le voyage était long, plus les barrières tombaient vite et plus
les défenses conventionnelles devenaient dérisoires. La première chose à faire, mes amis : apprendre où se rend votre compagne de voyage. Si elle descend au prochain arrêt, autant changer de
compartiment tout de suite. Mais deux, trois cent kilomètres ou davantage ! Tous les espoirs sont permis. Même les compartiments bondés ne gâchent rien. Ces chambres à six étaient les cellules d'un
monde à part, celui des hôtes du rail, société pourvue de ses propres lois et de son savoir vivre.
Une des règles non écrites du train était : toujours ouvert, secourable, amical ; mais face à la naissance d'un flirt ferroviaire, se découvrir une passion pour la lecture, un amour béat du paysage
ou un irrésistible besoin de sommeil. La discrétion complice, quoi ! Ces moeurs élégantes se perdent hélas avec la mode monospace reprise aux troisièmes de naguère et aux transports aériens, dont
les monstrueuses salles communes caractérisent de plus en plus souvent les trains à grande distance et autres TGV. Plus rationnel ? Bien sûr. A quant les WC perchoirs collectifs ? Quelle économie
de place et d'entretien! Mais pour en revenir à nos voitures, s'il est possible qu'un, deux ou quatre voyageurs soient les complices plus ou moins désintéressés d'une amourette, on ne saurait
exiger que cent passagers imitent en bloc les trois singes de la sagesse..."


brigitte giraud 19/08/2010 17:56



Tu as dû faire des voyages épatants et tu sembles en avoir conservé d'inoubliables souvenirs, à en croire ta verve alerte et l'enthousiasme que tu déploies.


On voyage en fermant les yeux ?


Bonne journée à toi. Ce soir, je dîne avec Salah et Isabelle sa compagne. Je parlerai de toi, forcément.



Chr.Borhen 18/08/2010 11:25


Si j'en juge par tous les mots que vous avez gravés et toutes les images que vous avez captées, ces derniers jours - Dominique Hasselmann, du reste, en a répercuté le salutaire écho en son
"Chasse-clou"... -, eh bien il est juste et bon de grimper à bord d'un wagon pour vous lire, ô demoiselle de Rochefort.


brigitte giraud 18/08/2010 11:31



Merci Christophe ! de blog en blog, les chemins mènent ici...


Belle journée à toi.



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