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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 21:07

19 novembre 2013.

 

Le soir saute un rebord,
mur du son clignotant jambes lestées de sable,
chat silencieux comme neige et pluie,
passant, pour être là, juste ce que nous sommes.

 

 

 

 

 

 

 

21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 01:41

  tant de façons de dire merci !

                                   

                                      Les mots, à l'as de pique d'un regard,

                                              rend la vie plus émouvante.

 

 

                                                        .

Entendu dans le tram :


Après un accès de panique,

elle pensa que sa vérité n'était pas déroutante.

 

Tu penses en vrac, mais mine de rien tu cogites.

 

Je l'ai appelé plusieurs fois, il était pas là. Faut dire qu'il pleuvait.

 

 

 

18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 18:10

Le caméscope ce jour-là était fiché au sol, en pilote automatique. Images floues d'abord et je ne sais pas pourquoi.

Fallait bien garder trace de ces images puisqu'elles existaient. Pas tout garder dans son entier, ce serait un peu trop long... Juste pour la mémoire des cailloux, quoi !

J'ai repris ça cette nuit. Partie me balader chez vous en quelque sorte...

 

Musique et fragments de textes de Thomas Vinau, Perrine Le Querrec, Murièle Modély, Anna de Sandre, J-B Pédini, Claire Massart et Cécile Guivarch, en compagnie de Gérard Hello à la guitare et de Zhirayr Markaryan au doudouk.

Ces voix poétiques d'aujourd'hui, souvent râpeuses, signent une poésie vivante au cœur blessé du monde.

 

 

 

16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 03:38

 

On ne sait pas comment la vie se gonfle d'une bourrasque.

La toile du parapluie se retourne d'un coup. Sec. Mais de quel côté ?

Le parapluie, lui-même, l'ignore.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 09:18

n°20 froissement de mots I. Lagny

                                                 Photo | Isabelle Lagny

 

 

 

Dans les fibres, très loin

au fond du souffle 

coulés aux fenêtres des voix...

 

Tu te rends -rends-toi à moi !- sur la place.  Un horizon de place

où arpenter n'importe quand n'importe quelle colline.

Une cadence de l'âme, force et chair des rêves rendus à la déraison.

Folie timbrée, furieux  piqué de plis

aux paupières des gestes et

des regards endoloris sous les arcades.

 

Tu avances contre le jour, 

soleils mutants des nudités pleines,

les tiroirs du ciel à la renverse,

un éclair de chat blanc.

 

Tu écoutes un battement de portes.

L'audace de la peur a vrillé la peur.

Elle te pousse au ventre

vers le comptoir où des verres dorment sur pied.

Te pousse plus loin,

jusqu'à ne plus rien sentir des plis du sourire sur ton visage.

 

Le café, incognito, te brûle tes lèvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Recueil de photos et textes
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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 00:42

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C'est dire que non, décidément non, t'as du mal.

De façon encourageante, t'as du mal.

Murs admis.  Manière de description de la chambre noire.

Visions et acuité. Un nid.

Tu revois le flm. Noir et blanc.

Voiture au carrefour giratoire des ombres. Passage.

Tu lève la tête sur des plaques en céramique bleu.

Noms de rues. Noms de places. Nom d'une pipe. Nom de Dieu !

Une catégorie de murs te longent, le sommeil à côté de toi, sur un autre bord.

Une cave.

Tu t'écrouleras tout à l'heure.

La vie ne sera presque plus la tienne. Elle se prosternera devant toi.

C'est bien ce que tu veux.

31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 13:23

   Le soleil débarque encore aujourd'hui, il tombe d'un grand jet sur la fenêtre. Le chat passe. Je suis certaine d'avoir reconnu le chat. Mais finalement je peux pas dire. Mirage, illusion, les yeux ont leurs grains de sable fichés sous la paupière inférieure. Je pourrais à la rigueur affirmer que des espèces de pattes de soleil ont sauté sur le carrelage. Mais c'est pas sûr non plus.

 

 

 

Se fier aux traces...

A l'imagination qui déborde de ses bords, dans la trace. Et on se trouve planté devant un truc un peu dingue. Deo gracias ! Il est beau ce texte. Et le livre.

 

 

                                                            

 

28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 14:30

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Matin arrêté dans un rêve de paille sèche,

coup de dés en rebonds dans ce qu'elle veut/veut pas

ne sait pas ce qu'elle veut, elle est agaçante à la fin, merde !

Commencer l'instant minuscule d'une caresse sur un visage et fermer les yeux.

Fermer les yeux. Se rendormir.

Faire le geste d'éteindre la lampe.

La lampe est le geste.

La voix, une friche.

27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 22:00

 

Claude Bellan entame déjà son retour sur Bordeaux.

Une exposition à la galerie Guyenne Art  de la rue Fondaudège, (en deux temps "hier" les gouaches, "aujourd'hui" les toiles) et une conférence dans les salons Mollat le 31octobre prochain. Un livre aussi aux éditions Le Festin.

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Son oeuvre n'en finit pas de se déplier, dans la lumière encore.

En 2006, Claude Bellan est terrassé par un accident cérébral. Il ne cessera pas de peintre, autant dire qu'il ne sait plus que cela : peindre. Il entreprend alors, aidé par son orthophoniste, de revisiter les notes qu'il avait prises sur le mystère de la peinture et livre un combat pour lequel la peinture et les écrits sur l'art l'ont aidé à retrouver les forces de la vie.

 

J'aime particulièrement ce livre de notations, de réflexions au long cours sur le mystère de la couleur, de la forme, du jaillissement scandaleux de l'émotion...

 

"Le peintre n'exprime pas des idées, il crée des formes.

 

Peindre : essayer de voir sans concept.

 

Des intellectuels croient savoir ce qu'est l'art, mieux que les artistes qui sont eux toujours dans le doute. Ces gens ne doutent pas, ne sont que des dindons vêtus de plumes de paon. Des gens ayant l'autorité décident qui est artiste et qui ne l'est pas. Des gens malhonnêtes, habillés du prestige de la culture et de l'art, fourguent du toc à des milliers de gens dupés.

 

Dans ce monde tel qu'il est, être artiste est un privilège. De ce privilège, il faut se montrer digne. C'est -à-dire accepter les conséquences de ce choix qui sont souvent la pauvreté et l'incompréhension. Ces milliers de peintres qui peignent depuis dix-huit mois et se plaignent de ne pas encore vivre de "leurs oeuvres" ne m'émeuvent pas et leurs revendications me semblent indécentes.

 

Pour moi il ne s'agit pas de communiquer mais d'exprimer au sens exact du mot  "faire sortir de", comme on exprime le jus d'un fruit.

 

En partant de chez moi, un hindou vivant en France depuis une viongtaine d'années m'a dit cet adage : "Tout ce qui n'est pas donné est perdu." Tant de profondeur en si peu de mots !"

 

Voilà, je vous laisse maintenant avec Claude Bellan.

Juste un tout petit moment filmé l'autre soir...

 

 

26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 23:50

S'asseoir par terre. Se rouler par terre.

S'étendre, s'étirer, se mettre à plat ventre.

Se lever et courir. Se courir après.

S'attraper par les jambes, se renverser.

Se faire tomber en morceaux de verre. Attention fragile !

Se faire du coude, s'accouder à.

Pencher, se pencher, s'incliner,

se pendre ailleurs, se reprendre, s'attendre.

Se couper, se clouer,

se découper, se poser de traviole.

Je me demande si on ne ferait pas mieux

de poser de la moquette.

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