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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:45

Je regarde ces images. Hébétée, tétanisée. Ces images me hantent. Probablement 10.000 disparus dans la seule ville d'ISHINOMAKI, dans la province de Miyagi, au nord-est du Japon. C'est le maire de cette ville ravagée par le séisme et le tsunami qui l'indique. Elle comptait 16.000 résidents avant la catastrophe.

 Paraît qu'un étrange calme règne au Japon, à Tokyo. L 'hébétude du calme. Dans les rues du centre de Tokyo, les passants passent.  

Les routes de montagne qui mènent à la côte nord-est du Japon, frappée par le tsunami, sont  recouvertes de glace.

Il fait froid.

Tout se joue en paradoxes : le chaud des réacteurs nucléaires et le froid / le calme et la peur...

Les autorités envisagent désormais d'utiliser un camion-citerne avec canon à eau pour arroser le réacteur 4. Un engin spécial de la police de Tokyo sera dépêché sur le site ce soir pour ce recours technique inédit.

L'attente. La mort et l'attente. Pas moyen d'échapper à ce qui va venir.

L'ombre d'HIroshima et de Nagazaki recouvrent les heures. L'instant.

Un homme parle d'un piège de la cuvette géographique où ils se trouvent, des routes sur lesquelles ils ne peuvent fuir, des points de chute qui n'existent pas,  seulement une chute... Un autre dit qu'ils ne êuvent rien faire, que partir est impossible, que l'argent manque, que les transports ne transportent plus rien, que...

 

L'instant. L'instant. Minute après minute. ....

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

marie-claude 18/03/2011 16:45


Mon fils est dans l'avion qui le conduit là-bas, auprès de ces gens dignes qui ont survécu, ont peur, mais résistent ...
Les informations doivent être prises à la source, au coeur du danger pour nous être données ... et je reste confiante ... il le faut !
amitié .


brigitte giraud 19/03/2011 01:47



Quel courage a ton fils, marie-claude !


amitiés à toi. Il le faut....



Christine 17/03/2011 11:50


difficile d'imaginer l'inimaginable..
on est au delà de la peur
Kobé a été un traumatisme, (Murakami est revenu au Japon à sa suite)que dire de ce qui se passe aujourd'hui


brigitte giraud 17/03/2011 22:56



Attendre la suite, on est dans l'attente de la catastrophe annoncée...



Nathalie Cailloux 16/03/2011 23:11


Si l'on prend le temps de regarder le Japon, sa culture, ses visages, son histoire, la terre sur laquelle ils ont choisi de vivre, si on regardait déjà tout ceci avant ces catastrophes, c'est le
fatalisme qui coule dans les veines de ces gens car toute leur culture est tournée vers la nature, et ils savent que cette dernière est toujours la plus forte. Il est des choses contre lesquelles
on ne peut pas lutter, Michel Serre raconte de très belles histoires à ce sujet.


brigitte giraud 17/03/2011 02:02



Oui, le haïku japonais dit l'instant, l'image, la sensation de l'instant... Mais cette attente de la catstrophe est terrifiante, terrifiante...



Mireille 16/03/2011 20:49


Même hébétude. Voir en direct ces gens impuissants attendre. Aller encore travailler. Guetter la météo. Chronique d'une catastrophe annoncée. Partir, mais où et comment? Rester. Comment cela est-il
possible? En serais-je capable? Doute. L'horreur de l'acceptation. Ne pas avoir le choix. Manquer d'informations. Leur calme apparent me hante. Compassion douloureuse. Amitié et respect pour eux.
Ne rien dire de plus.


brigitte giraud 17/03/2011 02:04



Je suis dans l'éco des infos... Je me lève le matin et j'ai dans la tête ce pays... Il s'est passé quoi ? J'ai peur pour eux.



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