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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:06

Mémoire difficile, qui n'en a pas fini avec la mémoire et ses cicatrices gercées.

Ce 17 octobre marque le 50ème anniversaire 

du massacre des Algériens à Paris couvert par le préfet Papon.

Un film documentaire  "Ici on noie les algériens - 17 octobre 1961", de Yasmine ADI sera présenté en Gironde cette semaine.

 

 

Ce 17 octobre, aujourd'hui, c'est tout ce dont je me souviens dans un vrac impossible à démêler,

va bien des jours à l'approche d'une date toujours,

et ce qui aura lieu, sans ce rien savoir, sous une lampe d'ici, celle que je m'allume, comme chacun fait quand il rentre chez lui, en lui,  passager de soi-même en somme,

ce qui se pense, ne se pense pas,

l'invisible d'un instant sur une liste,

et on oublie ce qu'on a écrit hier sur la liste,

le pire qu'on voudrait parfois sans savoir de quoi il serait fait, mais c'est façon de dire,

et remettre cette philosophie de la joie à plus tard, quand les grues en auront fini de leurs vols et qu'elle s'arrêteront enfin au bord d'un lac, fatiguées d'une bonne fatigue d'être arrivées, et qu'elles auront le regard penché et la tête baissée vers l'eau.

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

Dominique Hasselmann 20/10/2011 10:12


17 octobre : surtout, on va pouvoir découvrir le film de Panijel, réalisé juste un an après le massacre.

@ dominique boudou : oui, le préfet Grimaud limita la casse en 68, tout le monde en convient. Le Vel d'Hiv ne fut pas utilisé d'ailleurs.


brigitte giraud 20/10/2011 12:52



Oui, ce film... ce sera du malaise, et du malheur.


Bonne journée à toi



Constance 19/10/2011 16:03


Spagrave, homonyme ou pas, ça n'a aucune importance ni influence. J'aime bien venir ici. C'est tout.


brigitte giraud 20/10/2011 12:53



Venez quand vous voulez !


Belle journée à vous dans ma petite librairie.



Constance 19/10/2011 14:28


Et "pas d’inquiétude" qui m’accompagne la nuit ...


brigitte giraud 19/10/2011 14:42



Pas moi. Je n'ai pas écrit "Pas d'inquiétude". Et je finis "L'art français de la guerre", que je vous conseille d'ailleurs. Ici, radio homonyme ! Et ma musique à moi.


Belle journée à vous



tempesdutemps.over-blog.com 18/10/2011 13:13


J'ai vraiment mal à ce 17 octobre ! Une honte, un chagrin à double injonction : quand ça fait mal, a-t-on envie d'en savoir plus ? Ben oui, ça n'est pas une question d'envie, c'est une question de
VOIR et SAVOIR pour eux : on leur doit au moins ça, non ?


brigitte giraud 18/10/2011 19:38



Oui. Le devoir de mémoire le veut. Les archives diront; les cinquante ans d'ombre sont passés. Des chiffres et des hommes contenus dans les chiffres. On leur doit bien ça.


Amitiés à toi, bella.



Christine 18/10/2011 06:34


Papon, oui, mais il y a eu plein de petits Papon (et il y en a encore)qui sont passés au travers des mailles du filet : qui est le plus coupable, celui qui dit, celui qui fait, ou celui qui ne veut
pas voir? La stigmatisation d'un individu sert trop souvent à donner bonne conscience à une "majorité"silencieuse et peureuse
CF un article très à propos cette semaine dans Courrier International" Le chroniqueur de la Chine d'en bas" Liao Yiwu ..."A ma sortie de prison si la société m'avait repris dans son sein....ma
vanité aurait finie par reprendre le dessus. Je serais encore un de ces nombreux écrivains que l'on envoie avec la délégation chinoise à la Foire de Francfort. Mais les choses se sont passées
autrement."


brigitte giraud 18/10/2011 11:42



Il y a des hommes très zélés qui, par leur pouvoir, en feront toujours plus que ce qui leur est demandé. Papon a été un de ceux-là, un très bon fonctionnaire, qui a signé le départ des
trains de Bordeaux, qui a très bien son travail et au-delà, qui n'a donc rien à se reprocher et qui ne se reprochera jamais rien... Mais à un moment il a décidé, avec sa responsabilité
de Préfet, ici et là. Il pouvait écrire "Je". D'autres se perdaient dans un "nous", un ensemble qui les délestait de leur responsabilité, au-dessous du chef.


"Nous, à sa seule prononciation, crée un groupe, une généralité de personnes comprenant celui qui parle, et celui qui parle peut parler pour tous. Comment ai-je pu, dans la spontanéité
de mon rêve employer un "nous" à ce point irréfléchi ? Comment puis-je moralement dire "nous", alors que je sais bien que des actes horribles furent commis ? Et pourtant "nous" agissait, "nous"
savait, et je ne peux le raconter autrement. " L'art Français de la guerre Alexi Jenni



Dominique Boudou 17/10/2011 20:56


Imaginons le massacre qu'aurait commis Papon s'il avait été préfet de police en 68...


brigitte giraud 17/10/2011 21:03



Ah ! je n'avais pas pensé à ça ! Mais Papon c'était pas ni marrant, ni un chevelu, alors... sait-on jamais à quoi la jeunesse a échappé !



Christine 17/10/2011 18:45


Le monde,
A quoi le comparer?
Au reflet de la lune
Dans une goutte de rosée
suspendue au bec d'une grue.
Dogen Kigen (1200-1253)


brigitte giraud 17/10/2011 18:51



Ah c'est beau, ça, pour la fragilité du monde et des hommes.


Amitiés



marie-claude 17/10/2011 18:26


magnifique image d'une grue épuisée qui penche la tête ...
amitié .


brigitte giraud 17/10/2011 18:48



La grue est une bestiole très très symbolique, faudrait que je recherche... N'empêche, ma soeur les a entendues passer. Ce sont de longs vols très géométriques, non ?


Amitiés à toi



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