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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 15:26

pisani2

 

 

"Je suis attachée à mes divagations et aux sensations diverses qui les accompagnent. Je ne distingue pas où elles finissent et où, moi, je commence ; plus exactement, ces divigations, c'est moi, et les rejeter reviendrait à m'expulser de moi-même." Siri Hustvedt

Je reviens à la phrase de Duras : "Vous, vous ne commencez jamais" disait-elle, vous êtes une énigme, vous êtes la divagation même. Vous ne commencez jamais, donc vous ne finissez pas non plus.

Mais est-ce qu'il existe des frontières creusées à l'intérieur de soi ?

Tu en penses quoi, Giulio, à qui je dédie ce texte pour ton anniversaire ?

Pourrait-on se lire sur une seule page blanche ? Se dire en 7mn sur une vidéo ? Peut-être ne sommes-nous qu'une suite de fragments où nous nous reconnaissons parfois, quand les miroirs, même les miroirs, sont déformants.

Je mets un lien sur Giulio.

En savoir davantage sur cet être de mots, journaliste et écrivain luxembourgeois..

  http://fr.wikipedia.org/wiki/Giulio-Enrico_Pisani

commentaires

christiane c 16/11/2010 07:35


merci ma Douce. Mon "chef-d'oeuvre" pour toi est prêt. Il t'attends chez moi ou je te l'envoie ?
bisssssssses.
Christiane


brigitte giraud 16/11/2010 09:05



Non, ne l'envoie pas, on passera et on échangera, dac ? Devant un café et en vis-à-vis, ce serait pas si mal, non ?


je t'embrasse fort et on se dira ce quand de la rencontre.


 



christiane c 15/11/2010 18:45


bonsoir Brigitte,
Nous permets-tu à Guilio et moi d'utiliser ton blog pour échanger quelques mots ? Si cela t'importunes tu me le dis.
Bonne soirée
christiane


brigitte giraud 16/11/2010 00:19



Pas DU TOUT.



Catharsis 15/11/2010 17:55


C'est justement le tour de force de la poésie, du moins je le crois, de parvenir à nous présenter l'ensemble d'un tableau à partir d'un simple fragment.
Pour raconter l'âme humaine, sa complexité et ses paradoxes, Dostoievski (que j'adore) et bien d'autres ont du écrire des pages et des pages, tandis que quelques vers seulement auraient suffit à
dire qui est Ilioucha (Les Frères Karamazov), ses tourments et sa peine, ses joies et ses attentes.

Un jour j'ai entendu (dans un documentaire) un psychiatre dire à peu près la chose suivante: il existe une vision poétique du monde (et donc de la maladie), mais cette dernière est incompatible
avec la vision dominante actuelle, vision essentiellement économique, d'obligation de résultats, et ces deux visions de l'être ne peuvent ni se comprendre ni s'entendre entre elles.

Oui, je crois fondamentalement que la vision poétique est une vision globale des choses qui, même si on ne comprends pas forcément les tenants et aboutissants de ce qui se passe ou se présente à
nous, permet néanmoins d'en saisir l'essence au cœur même de notre cœur. D'aucuns diront que le poète est un rêveur, un idéaliste ou un utopiste, mais pour ma part je n'en crois rien et, bien plus
encore que les philosophes, je les penses bien plus proche d'un certain "vrai", d'une certaine "vérité" de l'existence, que ne le sont tous les théoriciens.

Mais bon, je m'attarde je m'attarde, alors que je sais (à force de te lire) que je ne t'apprends rien.


Bonne soirée Brigitte.


brigitte giraud 15/11/2010 18:27



oui, je crois que nous sommes d'accord. Pour ce qui est de ton exemple, le regard médical ne suffit, il importe qu'un autre vienne le compléter, vienne l'enrichir, vienne le déborder. Un être
n'est pas un assemblage d'organes même organisés, c'est tout l'enjeu du mystère de l'humain, qui se trouve au creux des mots et de la forme poétique.


Belle soirée à toi.



Catharsis 15/11/2010 12:59


"Pourrait-on se lire sur une seule page blanche ?"

Je le crois, mais pas sous n'importe quelle forme d'écriture. Il me semble que l'écriture poétique se prête très très bien à cet exercice car, bien fait, même si rien ne nous est expliqué, tout
peut être dit néanmoins.

Atmosphère atmosphère...


brigitte giraud 15/11/2010 14:18



C'est la forme que je choisirais également, mais contenir un être... Je ne sais, je n'oserais pas, ou bien des fragments en collier.



giulio 15/11/2010 09:58


@ Christiane c : Il n'y a pas de raison que ce soit le dernier, surtout que le massacre à l'inversion continue.
Ce qui est chouette, c'est ni vous ni moi n'ayons de blog,
ce qui nous permet de nous retrouver chez Brigitte et d'y pondre des mots, un peu comme deux coucous.

Coucou Brigitte!


brigitte giraud 15/11/2010 14:19



C'est rigolo, ça ! Des ovipares chez moi !



christiane c 14/11/2010 22:37


@ Guilio. J'espère que ce premier échange ne sera pas le dernier. Bonne soirée à vous. Christiane


brigitte giraud 15/11/2010 14:22



C'est ici que "ça" se passe, un lieu ouvert, oui.



giulioT'as pas vu 14/11/2010 20:05


Trop ému par ton billet, chère Brigitte, et tout à fait d’accord avec Siri Hustvedt, enfin, du moins pour ce qui est de cette sentence. Vu sa photo sur Wikipedia ; + cheveux longs, vague
ressemblance avec toi. Pour ce qui est des frontières, je ne sais pas. J’ai toujours refusé d’en avoir (hélas, pas d’en voir partout, comme ces murs que je honnis - te souviens-tu ? make bridges,
not walls !). Mais je pense qu’il faut être assez lucide pour se douter que tout au fond de nous-mêmes, il en reste toujours quelques-unes, des barrières, prêtes à s’abaisser à la moindre méfiance
ou crainte, et qu’il faut dès lors briser sans tarder, quitte à abîmer le capot du véhicule. Une bosse ça se répare, mais un miroir tout piqué de lâcheté, convenance ou conventions ne me renvoie
plus qu’une piètre image de moi-même. Je crains qu'il existe toujours des frontières creusées à l'intérieur de soi, surtout celles qu’on n’a pas eu le courage ou la lucidité de franchir lorsqu’il
le fallait et qui ont creusé de profondes galeries de regret dans notre mémoire. Non à toutes les frontières, tant internes qu’externes ! OK. Mais sommes-nous jamais à l’abri d’impulsions égoïstes,
de précautions exagérées, de frilosités ridicules, de pulsions mesquines. Ah, ces foutues galeries où traîne une vermine dont on n’arrive jamais à extirper toute trace!

@ Christiane C : un grand merci pour vos vœux (mieux vaut tard que jamais), chère massacreuse de prénom. Notez, j’ai l’habitude. C’est de ma faute. Mea maxima culpa. Pourquoi, d’italien devenu
luxembourgeois francophone n’ai-je pas simplifié la vie des gens en devenant «Jules», comme Romains, tiens, et à meilleure enseigne que lui, puisque, né à Rome, j’étais vraiment romain, moi. Bah,
on ne se refait pas à mon âge et je m’y suis trop habitué.

@ Dominique Boudou : je ne vous connais pas non plus, Dominique, mais je vois avec plaisir qu’à un «o» près vous avez été sauvé des eaux (excusez le pauvre jeu de mots)… du fleuve de l’éternité de
Farmer, puisque vous bloguez. J’ai dévoré naguère de la s.f. en masse, mais parmi les éditeurs & auteurs qui m’envoient des bouquins pour recensement, je n’en vois plus. Alors, comment tout
lire?

J’ai dit sauvé, car, matérialiste infâme, je ne crois pas à un vie éternelle, mais plutôt, toute proportion gardée, que notre passage se résume à un point infinitésimalement petit entre deux néants
et que la seule importance que nous ayons, est celle que nous avons la vanité, parfois l’amitié ou l’amour, de nous donner, ces deux dernières options étant celles qui permettent à ce minuscule
point qu’est notre existence, de ne pas devenir superflu, de mériter d’être vécu… parfois. Et un grand merci pour vos bons vœux.


brigitte giraud 14/11/2010 22:04



Cela me rend très contente tout ça. Voilà !


Baisers à toi Giulio !



Dominique Boudou 14/11/2010 17:28


Je ne vous connais pas, Giulio, mais je vous souhaite cependant un bon anniversaire dans le terreau des mots.


brigitte giraud 14/11/2010 21:59



C'est quelqu'un de "bien", comme dans la chanson. "Quelqu'un de bien" !



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