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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 14:14

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Cette femme de Giacometti est assise, les genoux serrés, pliés. Elle n'est pas en prière. Son regard cherche au loin. Ses yeux sont ouverts sur... Sur ses mains. Savent les mains qui s'apprêtaient à applaudir, peut-être, arrêtées dans leur mouvement.

Pour retenir l'objet invisible, cette chose infiniment précieuse et fragile.

Devait pas tomber par terre et se briser. imagesCAIA587S.jpg

Ce vide n'est pas un vide, non,

il est l'objet sans visage, sans figure, qui ne doit pas être défiguré.

Pontalis écrit :

"il n'est rien d'autre que ce creux, cette absence qui est en chacun de nous. Ce n'est ni le paysage d'avant, ni celui de maintenant, ni mon passé ni mon présent, mais cet insaisissable que pourtant je tiens et qui me tient."

 

commentaires

C comme Corinne 08/06/2011 21:02


ne serait-ce pas l'Instant ? Cette magie qui ne tient à presque rien. Le regard porté loin à l'horizon du temps qui passe.


brigitte giraud 09/06/2011 02:08



Chacun voit ce qu'il veut et c'est cela qui est extraodinaire. Oui, c'est aussi l'instant, oui. Je vois bien cela aussi. Pas de mots posés sur l'Instant. Rien. Une émotion.



giulio 08/06/2011 19:56


Merveilleuse subjectivité dans l'approche de l'art. Pour d'aucuns parmi vous elle donne, pour d'autres elle veut reprendre ! Et si l'original avait simplement tenu un ballon ? À moins qu'elle
attende son arrivée... 11 m ?


brigitte giraud 09/06/2011 02:12



Pourquoi 11 m ? Oui, pourquoi 11 m ! Et si l'original avait des désirs d'enfantement ?



Horatio 08/06/2011 03:18


"Je vois le monde un peu comme on voit l'incroyable. L'incroyable, c'est ça, c'est ce qu'on ne voit pas..." Allons Brigitte, tu paraphraserais le Léo !


brigitte giraud 08/06/2011 10:11

Mais je sais bien, Léo, je le mets au goût de mon jour, de l instant, je me m'approprie... et il me permet. "Tu fais comme tu veux! "il m'a dit. Puis il a ajouté "un bateau, ça dépend comment on l'arrime au port de justesse..."

Mokhtar EL Amraoui 07/06/2011 22:16


C'est une belle allégorie de la conception immanente à la femme , cette éternelle donneuse inlassable d'amour, de vie et d'espoir.


brigitte giraud 07/06/2011 23:23



C'est une femme, oui, c'est vrai, hors du temps, d'une autre facture Giacomettienne, la tête plus petite que le corps, en référence avec les sculptures art premier. Une femme de toute éternité,
l'objet invisible depuis la nuit des temps.



tempesdutemps.over-blog.com 07/06/2011 20:20


Qu'a-t-elle échappé (comme on dit chez nous), cette femme,
de ce que l'on ne retient pas : le temps et l'eau, la vie Et déjà, elle regarde au loin, elle sait que c'est enfui...Mais ses mains, elles, tentent encore de saisir l'insaisissable. Et c'est ce
creux qui capte le regard, le regard en creux pour creuser l'absence.


brigitte giraud 07/06/2011 23:54



Peut-être qu'elle n'a rien laissé échapper. Elle tient ce qui n'a pas de nom, pas de lieu, mais qui est. L'essentiel. Qui n'a pas besoin de lieu ni de nom. Enfoui en chacun. Son secret.


Je t'embrasse, bella, en attendant de se voir, la semaine prochaine, dac?



Horatio 07/06/2011 19:00


Superbe, absolument superbe... Comment se fait-il qu'il me semble en comprendre chaque mot ?


brigitte giraud 08/06/2011 00:08



Ces mains parlent sans mots. "On voit le monde un peu comme on voit l'invisible, l'invisible, c'est ça..." Ainsi chantait Léo !



marie-claude 07/06/2011 18:30


Prendre la vie à pleines mains même si elle s'avère insaisissable !
amitié .


brigitte giraud 07/06/2011 23:33



C'est magnifiquement là, avec Giacometti. Toujours. L'immense solitude de l'homme, et cette construction du vide.


Belle soirée à toi



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