Est-ce que les hommes se fanent à se frotter la peau à l'émeri des illusions perdues ? Les grandeurs s'oublient-elles sous les pierres ? I have a dream... L'abrasif du mur m'a griffé les doigts que j'y colle, la pulpe des doigts traînée sur la râpe, a collé une lie-de-vin au bout, une pellicule visqueuse, un vinaigre de mère, J'ai rêvé New-York... Et tous les mondes pouvaient s'imaginer dans le dépouillement du sang, une rosée sur mes lèvres, une rose, plutôt dire une rose qui m'a éclaboussée, I have a dream... une aiguille dans la chair. Ce qui gratte dans la barricade et saigne, et dure,
et dure quand même les illusions pendues pour durer quand même... J'ai rêvé New-York et Cadix et Oran dans le sable, des mondes, I have a dream...
et pas d'oubliettes, surtout, au bout de mes doigts, et sous les ongles.
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Rien que pour toi Anna, rien que pour toi !<br />
Bonne soirée.<br />
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K
K.
23/09/2009 22:06
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L'époque ne porte pas beaucoup de rêves collectifs on dirait... et les roses sont bien passées et semblent épuisées, déchirées. Il va falloir travailler à restaurer des couleurs et des utopies...<br />
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z Avez bizn raison, oui, y'a du boulot !<br />
bONNE SOIREE !<br />
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H
Horatio
22/09/2009 21:39
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Les hommes qui se fanent à l'ombre des illusions perdues n'ont pas compris que vivre c'est cela, se dire "I have a dream" et tout faire pour que ces rêves, un à un, deviennent réels. Et pas<br />
d'oubliettes. Et durer, et saigner, de temps en temps, parce qu'on l'a voulu, au bout des doigts.<br />
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