Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Parfois, tes yeux s'effondrent comme une falaise.
Quelquefois, ma nuit louche sur une tasse de café et sur le livre que tu lis, d'un écrivain japonais plus jeune que moi.
Encore une fois, tu parles d'un chat gris que tu portes sur ton dos comme une étole moirée.
Parfois, tu dis qu'il reste des illusions qui ne veulent pas mourir, aussi sûres que tu situes la place du mort dans une voiture à la droite du conducteur.
Quelquefois, tu écris qu'un être, que le sujet ne se pose qu'en s'opposant et je suis d'accord avec ça.
Encore une fois, tu racontes ses années d'exigences passionnées.
Parfois, tu trouves des âpretés au bonheur et tu ne sais pas pourquoi.
Quelquefois, tu as eu peur de te résigner.
Toujours, toujours, tu puises en toi une qualité à être vivant, cette force qui brise le mouvement qui pousse, pousse, pousse souvent les autres à "consentir", et à se détourner docilement de la liberté, de notre volonté d'humain, de notre obligation de liberté.