La lettre d'une amie de loin et de longtemps. Elle habite en Guadeloupe, Michèle. Pas la porte à côté, y'a la mer à traverser, de grandes étendues de terre, des montagnes, des forêts et des mangroves, des routes à suivre. Les mots de sa lettre ont fait tout ce chemin. Un étonnement rien qu'à y penser, une émotion à imaginer ces terres, ces montagnes, ces forêts et ces mangroves, toutes ces routes... Un long ruban déroulé de Gosier, près de Pointe-à-Pitre, jusqu'ici à Bordeaux. Et quels mots ! Je trouve toute la sensibilité d'un être que je connais, reconnais là et son regard ouvert sur l'autre et le monde.
Je recopie les dernières phrases : "Tu sais bien que nous ne sommes pas capables d'objectivité... L'objectivité... Je t'ai déjà dit cela. Mais tu as un statut que tu n'ignores pas. Est-ce que tu m'as déjà dit comment tu ressentais cela ? Il fait très beau. Rémy m'a installé un matelas sur l'eau, je vais essayer de m'y prélasser sans penser à rien. Juste regarder le ciel. Je te serre très fort"
Je me souviens de nos conversations sur la subjectivité et le relatif. Ce qui nous intéressait bien davantage, l'être pensant en lien avec le réel, en quelque sorte cela, pour nous, voulait dire "qui je suis moi qui regarde le monde, dans l'émotion qui me fonde et la conscience que je suis".
Alors, à ce moment-là, on peut cliquer sur le lien, plus haut sur la page, à l'écoute de quelques femmes dont je me fais l'écho.
<br />
<br />
Oui, vous avez raison. Comment faire "séparément" avec ces deux verbes ? Ecrire en serait la plus haute expression. "Penser" et "être" dans son émotion de qui nous sommes. Opposer la force de ses<br />
mots à celle du monde, Ne ferait-on que cela... C'est à mon sens une immensité qui s'ouvre, là, un ailleurs, un lieu où, soi, au moins, on se sait. <br />
<br />
Je me suis permise de mettre votre blog en lien.<br />
<br />
<br />
<br />
F
Fishturn
20/07/2009 16:08
Ici, la lettre retrouve sa source, tout au bout de ce chemin tracé par l'imaginaire de celle qui l'a lue.
<br />
Je ne parviens pas à laisser un commentaire sur votre blog. Je suis allée m'y promener. J'y ai trouvé une écriture, de la pertinence, un regard bien sensible et acéré sur le monde. Les yeux<br />
ouverts. Laisser les choses se déposer -dans un blog, pourquoi pas !- peut emmener ailleurs, peu importe où, on ne sait pas, ou pas encore. Un chemin, oui, à suivre.<br />
<br />
<br />
H
Horatio
19/07/2009 20:44
C'est drôle, voilà un mot que je ne prononce plus, n'écris plus. Dont acte : antonyme de subjectivité.