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Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.

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De part et d'autre de la ligne du temps

La pièce en angle ovale. Une figure géométrique qui n'existe qu'ici. La rondeur d'un angle, un lieu contenant qui ne ressemble à rien. A rien d'autre, connu et identifié clairement.
Une brume, ou bien est-ce le ruban de fumée de ma cigarette, s'immobilise au-dessus de ma tête. Ca fait des années qu'elle est là, à jouer au nuage pâle, des années que je suis du doigt ses contours flous. Y'avait jamais d'image précise, vous comprenez, pouvais voir des yeux peut-être, la forme d'une bête sortant d'un bois, des grands bras perdus, des mains au bout... Pouvais voir des trucs bizarres dans les volutes, mais jamais de certitude dans le dessin. Faut dire que pour la certitude, je ne suis pas bien née, serais davantage liée à l'incertain, à l'émotion qui passe, à l'imprévu dans l'ordonnance des choses et des passions !
L'éprouvé de la vie (la vie éprouvée, là dans la fumée, pareil, c'est pareil !) a modelé peu à peu ses motifs tordus, de part et d'autre d'une ligne du temps.
Et je vois les mêmes yeux, des grands bras qui se pendent à des bêtes.
Moi, je suis du même assemblage, de tous les mystères à entrevoir dans la grisaille et qui n'en finissent pas d'interroger le monde, s'il le veut bien, le monde, de toutes les bêtes par-dessus les marais.
De part et d'autre de la ligne du temps, je flotte quelque part, n'importe où, là et là, dans une idée, me semble quelquefois. Je ne suis peut-être après tout qu'une idée. L'illusion d'une idée.
La vie m'invente, qui sait,

à tant m'étonner des mots qui m'aimeraient.
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G
Je veux bien un petit titre en com chez moi... Je finirais par avoir à nouveau les moyens de filler chez le libraire!J'en veut la certitude!<br /> Bonne journée ma chère!!!
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B
<br /> Je vous ai répondu chez vous comme vous me dites. Et courage pour pour votre journée qui s'avance. Merci à vous, Galoune !<br /> <br /> <br />
S
J'admire : de partir de rien car rien ne sont les volutes de la fumée et tresser une ambiance, une histoire d'être, une émotion, une interrogation ...j'aime cette façon d'écrire à partir d'un souffle de respiration !
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B
<br /> Une suffocation parfois, rien et c'est là pourtant.<br /> <br /> <br />
M
"A m'étonner des mots qui m'aimeraient"Quelle jolie manière de s'aboucher à la tour de Babel des mots.Merci pour ce petit bout de phrase si onirique.
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B
<br /> Merci à vous marie. C'est touchant ce que vous me dites.<br /> <br /> <br />
M
"A m'étonner des mots qui m'aimeraient" quelle jolie manière de s'aboucher à l'autre.Merci pour ce petit bout de phrase totalement onirique.
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C
Permettez, chère Brigitte, que je fasse ici un copier-coller d'un commentaire déposé chez moi, parce que, vous comprenez, je commence à fatiguer... Ce commentaire n'engage évidemment que son auteur.<br /> Voici : <br /> <br /> "Je profite de l'occasion pour apprendre ou rappeler à mon (pas toujours) aimable lectorat que la Brigitte Giraud qui publie chez Stock(http://www.editions-stock.fr/auteurs/stock-auteur-000000001004-Brigitte-Giraud-hachette.html) n'a strictement rien à voir avec notre Brigitte Giraud, qui, du reste, a aussi publié (http://arpel.aquitaine.fr/spip.php?article6068), en plus d'être l'auteur d'un blog tout de cristal et de soie. Pour s'en convaincre, il suffit simplement de lire les deux..."
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B
<br /> Je suis désolée d'avoir une homonyme plus célèbre que moi.Je lui ai fait vendre des livres et réciproquement sans doute. Vous avez raison, ne vous fatiguez pas, il y a bien d'uatres sujets de<br /> fatigue. merci de cette mise au clair nécessaire.<br /> Amicalement à vous.<br /> <br /> <br />
C
jamais de certitudes...dans les volutes ou ailleurs...<br /> parce que les certitudes de l'un sont les incertitudes de l'autre...<br /> comme ce texte me parle...!
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B
<br /> Les mots ont de ces pouvoirs qui m'étonnent toujours ! On ne sait jamais comment ils retentissent en l'autre, en vous ici, l'occurence et vous m'avez saisi. Merci de votre commentaire, Coumarine.<br /> <br /> <br />
H
Vous ai-je, dit Brigitte, que je savais lire les messages envoyés par nuages de fumée ? Suis un peu indien moi !
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B
<br /> Indien coupé de cheval, on vous appelle comment ? "Plume de vent" ? "Dada redoutable" ? "Peau rouge chevauchant le soleil couchant les soirs de pleine lune sur montagne bleue" ? Enfin, je<br /> ne sais pas, moi, on doit bien vous nommer, Horatio ! Ah, bon sang, mais c'est bien sûr ! Vous vous appelez Horatio !<br /> <br /> <br />
A
Vous avez raison, laissez-moi aller lui en parler !!
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B
<br /> Oui, oui, faites ! Ca fera un tube et y'aura plein d'oseille à la clé !<br /> <br /> <br />
M
Savoir s'émerveiller, encore et encore. Le plus longtemps possible.
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B
<br /> J'ai, je crois cette capacité ou cette naïveté parfois, je ne sais pas. Les bonnes choses, je les trouve toujours étonnantes, et les belles âmes que je rencontre, toujours épatantes et magiques.<br /> S'émerveiller du quotidien, de l'amour qui porte, d'un lieu et que ça dure.... Que ça dure.  Vous avez bien raison, oui !<br /> <br /> <br />
A
Appelez-moi comme vous voulez :o)<br /> (m'enfin Anna, hein...)
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B
<br /> C'est comme vous voulez !  Tiens, ca ferait une bonne chanson pour Souchon, ça !<br /> <br /> <br />
H
Non, la vie ne vous invente pas Brigitte, je suis sûr que c'est le contraire. Mieux que l'inventer, la vie, vous la créez. C'est un talent rare vous savez !
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B
<br /> <br /> Merci, Horacio, de votre commentaire bien séduisant.<br /> <br /> <br /> <br />
A
J'aime les grands bras qui se pendent à des bêtes.
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B
<br /> Bonsoir Anna. Je vous appelle Anna donc maintenant ? Belle nuit à vous.<br /> <br /> <br />
C
les volutes de fumée des intuitions qui passent. Brigitte, vous savez quand même les retenir dans les mots, puisque ceux-ci prennent la forme même de vos incertitudes. Je me sens ici aspirée dans une ellipse d'infinitude. Curieux !
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B
<br /> <br /> Ton commentaire me comble, Carole. les mots sont nos bons copains, n'est-ce pas ? A bientôt vous lire.<br /> <br /> <br /> <br />