Lieux imprenables, imprenables ce jour, où, même sur la pointe des pieds, on souffre de déranger une manière de poésie. L'ordinateur est une commodité insuffisante.
On seretire alors du champ, de l'angle de vue embrouillé de signes, on se décolle des touches.
On ne pourra pas grand chose. On le sait. Un goût de café sur la lèvre dirait mieux la couleur du jour que les mots qu'on poserait sur l'écran.
On voudrait écrire ce goût du café, et tout ce qui se tient dans les intervalles, sans indication de sens ou de code. Ce qui fuit, devant. Les mots. Toujours en avance sur moi. Peut-être.
Ces lieux en étrangeté. Où on va. Puis où je ne sais pas aller.
Peut-être, des images en attendant. La table et le pot à crayons, une pile de livres qui se prend dans les filets du viseur. Une montre aussi en état de marche. Puis... une autre table. Un autre pot à crayons. Des biblothèques... Les choses et des événements, ici, peut-être réunis à la vie/à la mort.
Dans les livres. Une allitération de livres. Ce qui reviendrait dans une phrase, au coeur des mots. Une répétition possible. Une manière de s'emparer de la langue. Le même mot aussi pour entrer dans l'image. Peut-être. Un sésame en effraction, dans le milieu l'oeil. Peut-être...
Les mots sont taquins non. Faux-fuyant, part d'ombre, indocile. Enjoliveurs aussi. Etrangement en lisant ce texte, je revoyais avec acuité la pomme de Magritte.
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Bonjur Galoune. C'est vrai, on n'a pas toujours envie de commenter. Je vous remercie de votre passage. Bonne fin de journée.<br />
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H
Horatio
13/09/2009 13:47
Les mots ne nous prennent-ils pas au mot, parfois Brigitte ? N'écrivez-vous pas : "Les mots | Toujours en avance sur moi..." Fulgurances intuitives de ces mots que l'on n'ose s'avouer mais qui finissent, quelquefois, par s'imposer...
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Les mots faut les attraper parfois, les conquérir, comme s'ils nous précédaient, étaient plus forts que nous, en quelque sorte. Puis ils sont des merveilles qu'on croit avoir apprivoisés quand<br />
on les fait devenir quelque chose. Alors je dis, "ils sont advenus". Belle journée, belles pensées pour vous.<br />
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L
Lephauste
13/09/2009 13:35
A vous lire, là j'ai le sentiment que l'alvéole, le lieu de l'œuvre au noir nous est commune à tous. à croire que les mots ne se retrouvent qu'en de certaines configurations.
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Oui, les mots en se prennent pas toujours au mot. Parfois, on sait bien qu'on ne pourra rien, que le fil n'est pas le bon et on ne parviendra pas à le saisir. On n'écrit pas comme coule un robinet,<br />
suffirait de l'ouvrir... Bonne journée.<br />
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C
Coumarine
12/09/2009 21:51
Les mots...<br />
Ces enchanteurs...<br />
mais parfois ces empêcheurs d'écrire en rond...
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Oui, ne sont pas toujours au rendez-vous, les mots. On ne parvient pas à saisir leur coeur en quelque sorte. A bientôt, Coumarine.<br />
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M
mic
12/09/2009 20:51
les mots pour traduire la pensée,cet infini qui nous vient, on ne sait d'où, qui nous traverse, les mots pour l'arrêter.
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Bien sentie, Mic, cette ligne d'ondes. Merci de votre passage ici.<br />
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O
Or
12/09/2009 10:49
J'ai parfois du mal à me déconnecter ce cet objet.... mais quand je le fais je ne le regrette jamais. Je suis consciente que je ne retrouverai pas le bonheur derrière un écran... alors je me pousse aux f..... un jour peut être, il dormira au fond d'un placard... je l'espère !
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Magie de l'ordinateur quand même ! Sans lui, la vie ne serait plus tout à fait la même. Bonne journée, Or.<br />
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C
carole
12/09/2009 09:48
Je vous lis en buvant mon café, justement. les livres, les paroles écrites ou dites, les manières de dire sa vie ici ou la ne m'empêchent pas de sentir, gouter, toucher, vivre quoi ! Je crois même que DIRE permet de mieux SENTIR. Par exemple en vous lisant au sujet du café, je me prends à savourer le mien plus intensément...
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C'est hyper bien, ça alors ! Heureusement, Carole, que les livres sont là et ne sont pas des empêcheurs devie, c'est boen tout le contraire, n'est-ce pas ? Belle journée à vous.<br />
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E
Enfantissages
12/09/2009 09:41
C'est vrai que quand les mots nous échappent, ce sont, parfois, tout à coup, les images, les sons, les saveurs, ... qui nous assaillent. Nos sens réinvestissent le terrain perdu, "un sésame en effraction"...<br />
Merci pour ce beau texte.
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Merci à toi, très cher !<br />
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S
Saravati
11/09/2009 18:17
Quand à un moment inattendu voire indésirable, on se retrouve à l'extérieur de soi et que l'on regarde le monde avec d'autres yeux, oui l'ordinateur, ce bourreau du travail qui nous rend bourreau nous-mêmes, devient objet insolite. On retrouve le contour des objets, le pouvoir des odeurs, le toucher des livres.<br />
Faut-il souhaiter des pannes de courant pour réapprendre à regarder autour de soi les choses simples qui constituent aussi les murs de nos vies ?<br />
Ou simplement claquer la porte et aller respirer une immense bouffée d'air frais...<br />
Très beau texte, Brigitte. Bonne soirée à vous.