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Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.

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"Et ouvertement, je vouai mon coeur à la terre grave et souffrante..."






Pour plusieurs raisons personnelles qui n'ont apparemment rien à voir les unes avec les autres, de façon visible, et que pourtant je relie entre elles,
pour l' intensité de la parole entendue, confiée et lue,
pour le retentissement qu'elle a en moi, 
pour l'émotion sidérante,
pour ce que je sais du vacillement qui a lieu parfois,
pour ce qui n'est pas juste d'éprouver dans une vie humaine,
pour l'impuissance à être auprès de celui qui a mal,
pour ce que je peux "faire",
pour tuer l'insensé qui épuise le sens,
pour une impossible consolation qui demeure encore.
pour le mystère au creux des âmes.
pour ce qui empêche de vivre bien quand bien vivre serait si doux,

je retiens cette phrase de Hölderlin, en exergue de "L'homme révolté" d'Albert Camus :

"Et ouvertement je vouai mon coeur à la terre grave et souffrante, et souvent, dans la nuit sacrée, je lui promis de l'aimer fidèlement jusqu'à la mort, sans peur, avec son lourd fardeau de fatalité, et de ne mépriser aucune de ses énigmes. Ainsi, je me liai à elle d'un lien mortel."

Plus loin Camus écrit, ce qui n'est non plus pas sans lien avec ce qui précède :

"Il faut bien que la révolte tire ses raisons d'elle-même, puisqu'elle ne peut les tirer de rien d'autre. Il faut qu'elle consente à s'examiner pour apprendre à se conduire."

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G
Discrédit ? Quel grand mot ! Souffrez qu'on puisse être d'un avis différent des vôtres, et le dire. Il faut avouer que devant tant de bêtise concentrée et satisfaite, tant de bonne conscience vivrensemblesque et citoyenne, on a envie de jeter un caillou dans la mare, pour voir enfin un peu de vérité affleurer. Mais je ne me fais aucun souci pour vous et ceux qui vous applaudissent de leurs petites mains blanches, le cirque continuera sans Georges, et c'est très bien ainsi.
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B
<br /> <br /> Vous faites le bon choix : disparaître de ma vue !<br /> <br /> <br /> <br />
D
Cher Georges,<br /> Je ne déteste pas les atrabilaires mélomanes mais pourquoi jeter le discrédit sur ce blog ? Ne seriez-vous donc qu'un parfumeur de tabourets ? Je n'ose le croire !!!
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G
Ce qu'il y a de remarquable, avec ce genre de blogs, c'est qu'on a qu'à jeter un coup d'œil à la liste des endroits mis en lien pour savoir où l'on n'aura jamais envie d'aller.
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B
<br /> Eh bien, môsieur, pas besoin de vous ici et ailleurs. Y'en a, vous savez, qui ne sauront jamais rien voir !  De toute façon, n'ayez crainte, votre avis n'importe pas.<br /> <br /> <br />
C
D'accord sur toute la ligne et sur toues les lignes. Cependant, une seule chose m'intrigue : ce "Il faut bien" camusien.
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B
<br /> Ce "il faut bien..." n'est pas injonctif, mais il indique que l'on ne peut que se débrouiller avec ça. Vous ne voyez pas ça ainsi ?<br /> <br /> <br />