Il y a ce temps à ne pas savoir goûter la saveur de l'air, à caler sur sa substance, sa consistance, son expansion.
A le considérer seulement vagabond.
Une idée qui chemine, une immanence qui se tient sur un fil, au-dedans de sa caisse, une forme floue et dansante, un charivari de soi qui se mélange et n'en sort pas.
Une phrase recommencée dans les cheveux, tu vois, cueillie dans son jardin sarclé de mots, encombré de mots, creusé de mots, aventureux, tu voudrais bien.
"Il laissait sa main traîner dans l'eau qui la pansait d'une invisible gaze."
"Je t'aime tellement que t'en ai toute ficelée à moi."
"Une charnière à ressort permettait l'ouverture d'une porte dans les deux sens."
"Depuis Vinci, Léonard ne cessait de se remettre en question."
"Quelle était l'heure convenable pour établir son calendrier du jour ?"
"Etc..."
L'imaginaire voyage comme il peut avec ça. Rebondit sur des contrepoints en contrebas des contretemps contrevenus.
Et tant pis pour ce qui s'agite dans l'air, un orage à naître encore, à quatre heures du matin, adossé à ma substance, ma consistance, et ce qui de moi tombe, en goutte-à-goutte sur la table.
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A lire ce que tu écris, m'étonne pas qu'elle te plaise !<br />
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E
Enfantissages
21/09/2009 23:39
L'orage est indissociable de l'attente. La tension de l'air, la lumière qui prend cette couleur d'ozone (l'orage donne-t-il une couleur particulière à la nuit?), le ciel qui s'assombrit au loin...
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Oui, oui, et l'orage n'était même pas au rencard !!!! C'est terrible, non ? Faudra que lui cause, à l'orage !<br />
Bonne journée à toi.<br />
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D
dominique boudou
21/09/2009 07:12
Quels noctambules vous faites ! Mais le noctambule déambule et parfois joue des mandibules. Encore un beau texte.
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Ah Horatio, l'heure c'est l'heure ! Mais quel exactitude, à croire que vous l'avez fait exprès !<br />
Bonne nuit à vous, l'est tard quand même pour se ficeler ainsi à la nuit.<br />
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