Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Une fausse manoeuvre et c'est foutu ! Un virus, un cheval fou, le texte et la voix en allés... Alors on fulmine, on rage ! On croit avoir tout perdu d'un seul coup... Sauf l'image en tête, qui entête. N'importe où. La voix, surtout. Vidéo non stop. Sous...
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"Il y avait là tout un ensemble d'herbes et de limons, de rouilles oubliées dont les enfants aimaient à s'emparer. Un grand chantier occupe désormais la place avec ses rumeurs mécaniques. L'immeuble derrière l'arbre battu sort de sa gangue comme un fruit...
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L'eau, ce n'est pas que de l'eau. Elle a sa propre lumière. Son propre souffle. Son propre regard. L'oeil de l'eau n'est pas pensée abstraite. Elle est connectée directement aux émotions, entre ombre et lumière au travers des cils. Elle ressent et sent...
Lire la suiteLa grâce, à quai. Je ne sais pas ce que c'est la "grâce". Ni comment la définir. Ce serait dire seulement : "ça m'émeut". Ca me fait pleurer. Ce serait dire l'émotion et sa beauté. Une justesse. Se rapprocher d'une justesse gracieuse. Qui emplit et embrasse....
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Le problème, c'est que j'aime tout : ce qui sert à rien, ce qui sert à se faire plaisir, ce qui sert à faire plaisir aux autres, à savoir, les livres, (plein de livres), les fleurs, (plein de fleurs et surtout les lys, les roses, les fleurs des champs),...
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Ce qui est très singulier et qui me frappe dans l'écriture de Yoko Ogawa que je découvre, c'est cette sorte de minutie des émotions, inscrite jusque dans les lieux. Les personnages ont besoin d'un espace à eux, d'une bulle de protection où l'imaginaire...
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Paris Le Flore. Ou Paris Les Deux Magots. Une terrasse ouverte. Café floral. Dans la nuit d'un printemps. Paris, place Furstenberg, avec ou sans fumée de clope. Mais c'est bon, une cigarette au bout des doigts ! Dans la nuit d'un printemps. Paris, place...
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Façon de tendre un peu les bras pour mieux distinguer les lettres sur une page... C'est un signe qui ne trompe pas. Sans loupe, c'est loupé ! Mal y voir de près, ça évite de lire des mots injustes, des mots qui blessent, des mots pas roses du tout, vous...
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De la couleur au noir et blanc, "Tourne avec moi"... J'aime cette sensation de tourbillon. Tourbillon de la vie tout aussi bien, que chantait Jeanne Moreau. Et voilà qu'un banc de la place des Vosges me revient. D'une place à une autre place, on tourne......
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Il y a "du plus loin", au fond des heures. Derrière soi, derrière un mur, derrière un bouquet de fougères, sous une barrière de cils. Des yeux. Pour tout voir. Souvent je me dis qu'il y a bien des gens qui ne voient pas. Qui ne regardent pas. Et puis...
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