Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Le livre de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit, se passe dans une Algérie coloniale qui vit ses derniers feux. La confrontation du père et du fils est magnifique de tendres violences, de déchirures et d'émotions contenues. Un humanisme à l'épreuve...
Parfois, les superpositions des plaques vivantes me surprennent. Une germination d'un faux printemps quand c'est l'automne qui habite les astres et grisent les prunelles. Le téléphone ne pleure pas, mais il déraille sur ses ondes, coupe la voix sans prévenir,...
Je viens d'entendre Brice Hortefeux au poste. C'est à n'y pas croire... Il ne s'est pas écouté, le pôvre garçon !, c'est pas possible. Pas possible que ces mots soient entendus sur les ondes, dans la France de 2010, prononcés par un sbire de l'équipe...
Le nom des rues et des docks, le nom des parcs et des statues, le nom des déchus dans des miettes de pain, le nom des roses et des rats... Allez ! Passez ! Le nom des vents à la traîne des balançoires, et des ciels jetés n'importe où, le nom des doigts...
Septembre 2010. On se souvient d'une caravane. Elle est devenu carosse. Façon manufacturée. A plusieurs mains, à plusieurs plumes. Faut être d'un quartier qui rejoindra l'autre à la nage, un coup de brasse, des rencontres venues d'hier pour demain. Et...
J'ai, dans un calepin de 93, retrouvé un texte qui n'est pas si mal. J'en fais ici une sorte de conversation. Photo DEB - Alors il existerait une espèce d'aphasie des couples, des vieux couples ? - Oui, oui, ça arrive. C'est fréquent. - Vous voulez dire...
Un peu d'hystérie, ou je ne sais quoi... Plutôt une nervosité, un chat sur les nerfs, sa névrose de conversion comme chapeau sur la tête ou épingle à tes cheveux, un rire qui se tend vers moi, des notes chantonnées au Poquelin Théâtre "dis-moi que tu...
Visite guidée à la Bibliothèque Nationale de France envoyé par Quani. - Découvrez plus de vidéos créatives. Un chemin jusqu'à Paris... C'est que Paris a des fiertés cette année, et tellement de coeur dans son supplément d'âme que, selon l'éclairage des...
Voilà que je metrouve au carrefour de trois images. J'imagine des passerelles. L'amie, la nuit et Paris aux confins de l'Algérie du coeur. Tout ce qui porte à l'âme, où poser ses bagages. Une nuit, place des Vosges, je me souviendrai d'Alger la blanche...
La soie ! On dirait des cheveux dans le vent. Le nom de ce tissu retourne sa tessiture vers l'en-dedans. Ma robe danse de toute sa soie...et voilà que j'imagine un miroir. Ce qui me vient à l'esprit est un miroir où la soie ("le soi") se réfléchirait....
Alors la nuit, quand je ne dors pas, je marche dans ma tête... "Bonjour tristesse", était dans mon livre au noir, comme l'oeuvre au coin du bois qui veille, surveille à la lampe, et j'écoutais cette chanson-là. "La vie Théodore", pour elles, les désespérées...
Défi n°35 Vous êtes une oeuvre en cours d'écriture. Racontez vos états d'âme avant que ne soit écrit le mot"Fin". Elle n'en aura jamais assez de s'apesantir sur chacun de mes mots. Une lente rumination. A croire qu'elle ne sait faire que ça. Ruminer....
La contradiction en soi, de soi. La débusquer, les chercher et les savoir. Savoir que l'on brasse un ensemble de questions qui en ouvrent sans arrêt d'autres. En escalier. En avalanche. En miroir. Savoir son désordre, (hein Zineb !) et ne pas s'en défaire,...
C'est un emprunt à Althusser, "l'unité déchirée du désir". Pour moi, pas de meilleur écho à la déchirure mise en mots, à l'ambivalence, toujours, des désirs, des paradoxes inhérents à l'humain, des plateaux de la balance de la vie jamais en équilibre......
"C'est donc la frustration et non le fait d'être comblés qui nous rend vivants". Je relis cette phrase. Je relis cette phrase. Je relis cette phr... Je relis cett... Je relis... Est-ce que c'est vraiment la frustration, ou bien le processus qui veut recommencer...
La mystique n'est pas la croyance religieuse. Ce serait une approche non rationnelle de la réalité, une charge émotionnelle portée à une idée, une symbolisation de la vie dans une perception. Voir dans l'image d'un papillon autre chose que le papillon....
Salon du Livre de Poche. Gradignan. 6ème édition. Atelier d'écriture. A partir d'un "je me souviens" sont venues d'autres phrases de ces jeunes de classe de 3ème, telles que : "Je peux quand même dire au travers de mon histoire que les mouvements sourds...
Des mots qui ne seraient plus esseulés. Qui ne seraient plus seuls au monde. Je ne sais pas trop ce que cela veut dire. Parfois, je me dis que mes mots le sont forcément et je ne sais pas pourquoi. Je trouve peut-être une beauté à le penser. Me dire qu'ils...
Pour les Croqueurs de mots en poésie, le thème poétique est "La peau". En exergue, je voudrais mettre la phrase de Nietzsche, qui réapparaissait à l'envi chez les deux amis qu'étaient René Char et Albert Camus : "J'ai toujours mis dans mes écrits toute...
Une maison a brûlé. La terre garde ses traces, cette blessure de feu et de cendre. Les restes d'un livre, ici et là. Des mots imprimés sur des pages ont résisté à l'incendie. Là encore, au nom de tous les autres. Pour tous les autres. Faire, avec ces...
Cliquez sur "mon site perso" en haut à droite. (Tiens c'est pas mal, le violet !) Ah, je me fais bien du cinéma, vous allez dire ! Ben justement, le ciné, c'est pas mal ! Souvenez-vous des années bénies des cinémas d'Art et d'Essai qui ne sont plus ce...
Les jardins sont des terres d'aventure. Des lieux privilégiés de l'entre-soi. Dans l'entre-deux. Les regards se croisent et ne se lâchent pas. Plus. Une projection du monde enfin sur un "miroir maudit" et le ciel même se perd. Quand tu me regardes. Je...
Je suis là. Ici. Sur un versant de la fatigue. Attendre que ça passe. S'ajuster au canapé, le dos au dos, les fesses à l'assise. Faire semblant d'être dans le mouvement du monde. Au fond, s'en foutre. Ne pas fermer les yeux, ou bien deux minutes seulement....
"Nous ne pouvons vivre qu'en mourant dans le même temps" , écrit Max Frisch. Je ne connais pas Max Frisch, mais je trouve une drôle de justesse à cette phrase. On meurt toujours à quelque chose. On apprend cela tout petit. On ne sait pas que ça s'appelle...
Claude Bellan entame déjà son retour sur Bordeaux. Une exposition à la galerie Guyenne Art de la rue Fondaudège, (en deux temps "hier" les gouaches, "aujourd'hui" les toiles) et une conférence dans les salons Mollat le 31octobre prochain. Un livre aussi...