Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Candy Man Comme un solitaire qui se tient de longs discours, je parle à ceux qui vivent en moi : notre beauté fut prise, mais s'est rendue fièrement. Observez nos fantômes en guenilles descendre vers nous des collines, sur l'herbe folle d'une nuit tremblante....
La Sacrada Familia tient du religieux et du païen, du facteur Cheval, offrandes de raisins rouges et grappes de fruits dorés, anges et colombes envolées... Sanctus ! Miracle des yeux. On lève la tête, on se laisse faire par la magie, le fourmillement...
Il ferme les yeux. Fait comme si... Les circonstances, les autres, l'évidence jouée aux dés, perdue, "ma vie, mon sang" tant de mots, tant de ciels ! Il a la paix quand il est tout seul, avant de s'endormir et les plaies qui se déchirent. La paix, c'est...
Photo | Isabelle Lagny Désordre de la lampe sur la marche de l'escalier. Du miroir que je ne sais pas lire. Une inquiétude vacille. Garder dans ses doigts la mémoire de la table. De la marche de l'escalier. De la lampe et je... Le ciel vert ricoche sur...
C'est un livre. "Battre le corps" de Dominique Boudou. Une existence de livre ! C'est une écriture au crin de la peau et à la râpe. A l'émotion. Dédié à Claire Seriès, en reconnaissance. Forcément alors, aussi en connaissance du tremblé de la vie : c'est...
Tu chasses du bout de ta chaussure des poussières de sable, une feuille d'acacia et puis rien au passage des ortolans le banc attend veille l'âme dans son bois Tourne avec moi | Passage | 25 juin 2013 par Quani Puis plaise au vent qui déborde les toits...
A se donner le sens perdu du monde, on ne meurt pas. Des gestes attrapés dans des mailles de langue filées du jour, collantes, larges, béantes. Des pattes de mouche en fumée aux figures de bouche, corps caléîdoscopes, et le monde autrement. L'amour est...
Elle ne pensait pas qu'il la voyait ainsi qu'elle pensait qu'elle ne se voyait pas, se voyant elle-même le penser dans d'étranges visions, sans nécessairement l'évidence d'une pensée claire, mais pensée quand même qui appelait une sorte de perception...
Qu'aurons-nous vu durant ce temps de brouillard ? Des siècles ont murmuré yeux, doigts et langues. Ecoute-moi, regarde-moi, donne ton éclat, et tes branches ta peau d'écorce et tes racines, ta respiration de mousse, ton désarroi ......et ta perdition....
23 mars 2014. Musée des Beaux-Arts. Le spectacle est conçu comme un parcours déambulatoire dans la galerie du Musée. Nous sommes sur l'île de la Réunion. La poésie organique de Murièle Modély fait la part belle à la sourde tension entre ici et ailleurs,...
"Que tu sois là, ou non, l'heure est venue de rendre hommage à la nuit pure." "Parfois le temps s'arrondit comme une clairière dans le demi-jour. Toute cette lenteur vous caresse, endort toute inquiétude, alors que vous êtes perdus. Il n'y a plus de chemin."...
Irvin Yalom était psychiatre (professeur émérite à l’Université de Stanford) En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/2444474/irvin-yalom-le-jardin-d-epicure-regarder-le-soleil-en-face/#bfDJmYYOfFqZP8gU.99 "Le jardin d'Epicure" regarder le soleil en...
Tu traces sur le papier le trajet de la voix. Tu ne réfléchis pas. Ta main bouge. Pas vraiment un dessin, galimatias de signes et de traits. Tension, confusion, fusion... Un visage apparaît toujours près du téléphone. pas vraiment les yeux, pas seulement...
La mémoire s'étire dans un ruban de fumée déroulé, l'instant en nous dilaté, miroir et réverbération, écho de l'entre-deux mondes, là-bas et ailleurs. Où est-ce maintenant ? dont je ne sais rien, sauf la voix sur tes lèvres, sauf les yeux imaginés, des...
J'ai pensé compter les portes. Combien en tout ? Ici ? Là ? Donnant sur un jardin ou sur une cour. Extérieure/intérieure. Fermées/ouvertes. Battantes. Clac ! Tour et double-tout. Théâtre des ombres. J'ai pensé qu'on était condamné à vivre avec des portes....
En entrant dans la maison, tu trouveras ton absence là où je l'ai posée, peinte en blanc sur le mur. Ses simagrées d'ombres à la lampe font semblant de fumer une cigarette. Et ce n'est pas vrai. Elles se sont mises d'accord avec le silence sans rien me...
Ce film retrace plusieurs séquences de rencontres de parole et d'écriture que j'ai menées en 2011 au CADA. On arrive ici, "poète" de rien. Juste humble. Juste humble ! Il me semble qu'aujourd'hui, je peux montrer ce documentaire. Puisque, s'agissant d'images...
Cadeau du jour ! Reçu ce matin de mon amie Isabelle Lagny. Je lis la quatrième de couverture : "Chaque parcelle d'intimité ou de bonheur tisse une trame assez solide pour préserver un monde fragile de son anéantissement. Témoin privilégiée des souffrances...
Quelque chose se prépare des siècles d'orages la terre balancée là-haut un déchirement du ciel passe partout passe partout ! "Dans tout ton long", tu dis. On pourrait crier. Je me demande où se trouve vraiment la parole possible. Par moment un bloc se...
12 juin 2014. Extrait de la conférence donnée à l'Athénée municipale de Bordeaux par Brigitte Axelrad, (Professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie) Brigitte Axelrad nous parle des faux souvenirs induits, et des manipulations de la mémoire...
Monotype | Claude Bellan Il a fallu planter loin dans ma tourbe la hache de fer et disposer au même endroit des épis de blé, des graines. Quelqu'un a parlé de Pavese -je ne sais plus pourquoi- mais cela me plaisait bien ces histoires de vie dans des langes...
"L'oiseau sauvage nous épiait, nous qui étions deux à reconsidérer inertes, le chemin parcouru dans la chair. Les villes intérieures, les bagages ficelés, le manque de mouvement, simplement l'idéale stupeur d'aller en reconnaissance au fond, au tréfonds,...
Ca sonne comme un nom de médicament. La tranquillité ou "l'absence des désordres liés aux émotions", dit Spinoza. Nietzsche et Spinoza sont en tout cas d'accord sur le point de distance qu'il convient d'avoir face aux événements. Un leurre utile finalement...
16 mars 2014. Musée d'Aquitaine. Le théâtre des Tafurs présente "Je te nous aime" de Albane Gellé. Deux couples d'acteurs et de musiciens rejouent le parcours compliqué de la relation amoureuse : désirs, hésitations, rires et inquiétudes, îles et ailes,...
Tu chercheras la ruche en haut des arbres, tu grimperas en rappel le long du tronc. Tu te demanderas pourquoi le miel goutte à goutte à l'envers jusqu'au ciel, dans la lenteur qui chuchote ton reflet dans une flaque d'eau, un bâteau en bois dans les mains...