Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Quand les êtres sont détournés de leurs mousses rêveuses, ils parlent la langue de la bêche.
Mur blanc, présageant le passage, soleil absorbé par le mur tu vois ça une sorte de débarcadaire à la verticale les choses toutes les choses (je te dirai ça !) n'auront jamais l'air naturel c'est seulement le regard qui tremble sur le mur un étonnement...
Suivre quelque chose de soi- même avec des fruits rouges quelque chose de nous on ne sait pas quoi penser à quoi se laver les yeux de l'inquiétude un temps de solitude à la pluie du trottoir Photo | Hervé Bégou
Photo | Hervé Bégou Dans la baraque aux livres, il y a peu de lumière et c'est la fin du jour. "On sauve quelque chose d'une âme", on dit ça. Le soleil se colle au plafond. A l'abri de son épaule on s'accroupit. Le livre trouvé est Mars de Fritz Zorn...
On ne sait pas comment la vie se gonfle d'une bourrasque. La toile du parapluie se retourne d'un coup. Sec. Mais de quel côté ? Le parapluie, lui-même, l'ignore. 15 novembre 2013 En coin de rue de mémoire par Quani
Rien au monde d'absolument perdu au milieu de la nuit d'un rêve
Raconter cette affaire d'affiches. Qui sont encore là, enfin quelques-unes... La poésie vivante, quoi ! C'était le 29 août dernier. Claire a filmé. Merci à elle.
Le chemin nous conduit et on ne sait pas où. Pensées floues dans le trajet d'une voix... par Quani
"En ce visage l'avenir" | Helène Cadou par Quani "Savoir qu'une seule parole peut inventer le jour et que la vie repart dans la bonne épaisseur du matin avec son poids de céréales pour la faim et ses prononciations du rêve dans des jeunes pousses dél...
Sentir le sablonneux rêche sous les pieds, frais à la peau, une semelle de terre qu'on ne sentait pas, traversait pas la peau, pas d'abord la peau, puis à un moment, en même temps qu'on la sait, on devient insecte, fourmi, oiseau.
Dans les couloirs du métro, ou devant une porte, c'est pareil, un écho, rumeur de bois flotté, un feu tombé d'en haut, depuis le matin, il est tôt. Quelque chose tremble en moi, une rame au passage d'un mot, une image sans ronce. Du temps parmi des bornes...
Passages extérieurs coursives, galeries, rues, dalles, cul-de-sac, kiosques, vestibule, verrières, écran Passages intérieurs couloirs, îlots de mémoire, visions, fantômes, fantasmes, cachettes, racines
Parfois ça marche pas. On en a juste marre. L'homme qui marche | 7 mars 2014 par Quani
19 novembre 2013. Le soir saute un rebord, mur du son clignotant jambes lestées de sable, chat silencieux comme neige et pluie, passant, pour être là, juste ce que nous sommes. Passant soir tombant | 19 novembre 2013 par Quani
Les mots, à l'as de pique d'un regard, rend la vie plus émouvante. . Entendu dans le tram : Après un accès de panique, elle pensa que sa vérité n'était pas déroutante. Tu penses en vrac, mais mine de rien tu cogites. Je l'ai appelé plusieurs fois, il...
Un vide à l'intérieur te cloue au carrelage ta mère ne comprend pas pourquoi tu tombes de la grande roue. Mille ans de fatigue et des poussières dépassent du ciel tout retourné. Tu crois que tu meurs plus que tu t'endors. Tu remets les bouts de ficelle...
5 juillet 2014. Tourne avec moi. Encore une fois. Une mécanique du temps. Un jour, une nuit. Un chemin qui raconte une histoire... "J'ai oublié mon collier..." Tourne avec moi | J'ai oublié mon collier | 5... par Quani
Bulles de savon en équilibre sans mémoire sur la couverture du jardin
My heart's brother sait drôlement bien me dessiner. Sait que je m'endors tard, tard, que j'aime mon chat, que MD m'aime, m'a toujours aimée, hé oui ! j'y peux rien, ! que mes livres s'arrachent, (ha ! ha ! ha !) et que j'ai une tête à chapeaux.
L'étoupe de la peau mord le feu, l'ouverture des fenêtres, des portes, des ouvertures, trous de serrure, regarder le trou, au travers, regarder à l'intérieur, l'ombre du soupirail. Soupirs.
Ta peau, un vêtement, rugueux aux coudes. Tu les ponces, tu arraches la douceur et son silence, sauf dessous dans les nerfs, les bouillons du sang.
Ne pas oublier : le chargeur du caméscope le chargeur du vapoteur le chargeur du téléphone le chargeur de ronronnement
Le passage n'est pas limpide il se jette à l'eau on le prend. Passage, 1 juillet 2013 par Quani
Photo | Lionel le Néouanic C'est qu'alors l'horizon est informe et le temps immobile. Ne pas chanter le temps moribond au point mort du futur ! On est dans la maison suspendues à un point de croix. Le temps de la vie et le poids du temps nous ligoten...
Une métaphore à l'écume du ciel. Kidnapping dans une fissure. "Tourne avec moi", Rocade nord, 7 mai 2013 par Quani