Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Je découvre cette fille et je trouve ça pas mal du tout...
Tout caillé, le vent du large si peu, pour moi... Lasse, ça lasse, gêne, dérange, les mots, et le bruit qu'ils font même vague morte. Un bout de bas vidé de sa chair, gerce. Pour un rien de feu avec de la paille ! Rien. C'était rien.
Est-ce que l'idéalisation du bonheur renforce le désir que l'on a d'atteindre au "bonheur" ? Pour être heureux, vraiment heureux, se dire heureux, faut-il s'éloigner de l'illusion du bonheur ? Je poserai la question demain à Robert Misrahi. Je vous donnerai...
Celle-ci par exemple, parce que je ne sais pas encore bien me débrouiller avec le sommeil, mais il paraît que ça viendra, "L'avenir dure longtemps" et j'y travaille, savez-vous !
'Ils n'auront ni fin ni mort ils naîtront et mourront aussi souvent qu'ils vivent, ils ne possèdent rien" Mais poussent des bougies et des fumées qui passent dans le jardin de l'harmonie une idée qu'il m'a semblé toucher hier au soir
15 janvier, il y a dix ans. Personne n'y comprend rien dans cette chambre aux murs clos. Un sillon creusé pour la mort, la terre creusant même la terre, tant labourée, et glaise, une glue sous les semelles.
Il pleut comme dehors sur tout ce qui bouge même l'immobilité est éclaboussée de mélancolie un angle mort dans un carré parfait
Rimbaud ! Bien sûr Rimbaud. Merci à toi Sylvaine de m'envoyer cette vidéo et ce bateau ivre, de longue mémoire. De longue mémoire... Mon Dieu, que c'est beau, hein ?
"Etre heureux c'est plus ou moins ce qu'on cherche..." Yes, il a bien raison ! Y parvenir n'est pourtant pas une évidence. Savoir les moments doux que l'on a vécus, les savoir.
Calligraphie tordue. Mots à noeuds comme on dirait des cordes où je ne sais pas grimper.
C'était le 8 janvier dernier. Pour Corinne, Salah lit "Bagdad mon amour". Moi, j'ai filmé l'instant précieux.
Elle me dit, Marie, que des mots acérés la poursuivent... Alors j'ai pensé à L'hiver Peul, le très beau, le très haut disque de Souleyman Diamanka, dans l'hommage rendu au père, à l'exilé, au réfugié dans sa langue. Des voix résonnent dans ma tête.
Ce qui n'a pas de lieu, un grand désordre.
Paroles revenues de Gainsbourg en allé... Dans un cadre qui bouge. Entortiller le réel aux paupières d'un escalier, ici et là,
Ca poursuit, tangue dedans. Un sac sous l'épaule et faudrait courir sept lieues, les limites poussées comme des orteils nus sur le ciment à moitié, éloigner la rue de la fenêtre, la fenêtre de la porte, et croire que ce n'est pas des yeux qu'on emporte,...
Ne parle pas trop fort, laisse les autres glaner leur soif dans les hauteurs qui sont si peu, lorsque les chemins se tordent dans des flaques couleur de rouille.
Tu passes ta main dans tes cheveux. Je te regarde. Et puis je regarde ta main. Et puis je regarde ton geste. Ce dessin de l'air au-dessus de ta tête. Rafraichissant quand il fait très chaud comme ces jours derniers. J'essaie de m'en souvenir tout le temps,...
Pour Sarah Seul l'amour fissure la solitude où il ne reste qu'un chagrin d'arbre au creux du jour.
Il pourrait être une aube. Une patience simple dans les mains et un tremblement des yeux à la fenêtre enclins à revoir des éclisses. C'est un temps de gravières.
Tu rêvais comme une gamine un magnolia ouvert sur l'étendue d'un mot la nuit violette vers le matin tout enroulé d'un corps infini et ignorant tout d'une ombre une larme de clarté quelque part consume encore mes yeux
Pas de colère au creux du soir la foudre tombe plus loin poche vide renversée par-terre les astres manquent de vitamines elle et il sourient pas d'espace ici pour une économie devant l'autre ils disent qu'ils vont vendre la maison et louer le temps qui...
Nos yeux plus grands que le ciel. Un arbre pousse ses racines. Je m'accroupis, me ratatine, penche. Tu dis : "C'est quoi le poids d'un nuage ?" Coudre le ciel ou le découdre pour le coudre encore une fois, et recommencer. Sur l'envers, des croix, des...
"Ton visage est d'une incroyable mobilité", il disait. Ces mots ressemblaient au chagrin. "C'est le changement qui est la permanence suprême ?" je demandais.
Une émouvance -serre-moi !- à la poursuite des mots -serre-moi !- qui cognent, pour l'amour du ciel -serre-moi !- on n'est pas loin de soi-même dans la sidération. Et demain, on passe la frontière.
On n'en sait jamais rien ce qui sera/sera pas espère pas impair et passe il pleut depuis trois jours trois nuits on s'en fout surtout la nuit d'ailleurs